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Les chroniques culturelles du RAFO
Semaine du 5 avril 2021

 

 Chroniqueur : Lucille Fauteux


 
 AFRIQUE MON AMOUR 

Mes pérégrinations m’ont menée, entre autres, dans 22 pays en Afrique, mon continent fétiche. Comme je suis enseignante, pourquoi ne pas partager rapidement avec vous ce bagage de connaissances, de découvertes et d’aventures? J’ai aussi rapporté quelques anecdotes concernant le peuple africain que j’ai trouvé authentique, hospitalier, généreux et résilient. Moi-même éclectique, entre culture et nature, l’œil et le cœur ouverts, je privilégie les belles rencontres dans le respect des différences qui m’enrichissent, les marchés colorés animés où les gens viennent vendre, acheter, troquer, bouffer, papoter… et les safaris-photos dans cette arche de Noé qui nous permet d’observer la faune sauvage en liberté au cœur de paysages d’exception. Mon tour furtif du continent se déroulera dans le sens des aiguilles d’une montre.
 
Au souk principal de Marrakech au MAROC, ce labyrinthe aux milliers d’étals hauts en couleur, j’ai perdu la trace de mon groupe. Le cœur en charpie, j’ai dû rentrer à l’hôtel en taxi. En ÉGYPTE, de 03 h à 06 h, j’ai grimpé le mont Sinaï enneigé pour aller saluer le soleil levant. Par ses beautés indicibles, la TUNISIE, la tête dans le désert du Sahara et les pieds dans la mer Méditerranée, m’a subjuguée à ce point que je l’ai explorée à deux reprises. Dans une bourgade d’ÉTHIOPIE, chez les Hamers, j’ai eu la chance d’assister à un « oukouli », un rite de passage de l’adolescence à l’âge adulte pour Ike. Au début de la cérémonie, les femmes, avec flûtes et grelots, criaient et exhortaient volontairement les hommes à les fouetter pour afficher leur supériorité et leur courage. Je me souviens aussi d’une scène poignante au moment de ma visite d’une école sans chaises et pupitres dans le massif du Simien, à 3 500 mètres d’altitude. Les élèves étaient assis grelotants sur leur petite roche, leur cahier sur les genoux. Et le clou, j’ai rencontré des femmes de l’ethnie mursie qui portaient le plateau labial.
 
Au KENYA, lors de ma 1re incursion en Afrique subsaharienne, j’ai eu l’impression d’être un grain de sel dans une poivrière. J’en était émue. Veinarde, en TANZANIE, je suis allée chasser avec les Hadzabés, un peuple nomade chasseur-cueilleur. En OUGANDA, alors que je pistais mes cousins les chimpanzés, j’ai mis les pieds dans des rangs serrés de fourmis qui ont vite fait de m’envahir. Merci à la garde forestière qui m’en a débarrassé. Aussi, au RWANDA, ce fut la traque des gorilles de montagne tant aimés de Diane Fossey qui repose là-haut avec ses chers protégés dans son cimetière de gorilles. En ZAMBIE et au ZIMBABWE, mes pupilles se sont écarquillées et mes tympans ont vibré au bruit assourdissant des chutes Victoria longues de 1,7 km, les plus grandes au monde. Après avoir vécu les plus beaux safaris-photos à l’Est, le BOTSWANA m’a gratifiée encore de ces temps forts que j’adore. Au désert rouge du Namib, en NAMIBIE, j’ai escaladé à quatre pattes l’une des plus hautes dunes au monde, soit 350 mètres.
 
L’AFRIQUE DU SUD a attiré mon attention par ses barbelés qui ressuscitent la triste histoire de l’apartheid et prouvent que les riches qui se barricadent aujourd’hui vivent dans l’insécurité. Un pays microscopique enclavé, le plus haut au monde, le LESOTHO a baptisé ses cols de noms fort jolis « Dieu aide-moi » / « Les portes du paradis ». J’ai foulé le SWAZILAND, pilier de la polygamie affichant le plus haut taux de SIDA de la planète. À Kamoussoukro, en CÔTE D’IVOIRE, au milieu de nulle part se dresse la luxueuse et imposante basilique Notre-Dame de la Paix, une réplique de Saint-Pierre de Rome, mais à la différence qu’elle est plus haute. Elle est la création d’un président aux rêves pharaoniques. J’en garde une image indélébile. Les habitants du BÉNIN expriment leur religion sur les enseignes des commerces, par exemple, « La main de Dieu », boulangerie / « Lumière du Pasteur », électricité.
 
Les marchés aux fétiches du TOGO témoignent d’une culture animiste et vaudoue. Ce sont de véritables cavernes d’Ali Baba. Les pharmacopées des guérisseurs traditionnels en mettent plein la vue avec leurs plumes, carapaces, cornes, crânes, ossements et peaux d’animaux! Le tout est un peu, voire beaucoup, poussiéreux. Au BURKINA FASO, j’ai demandé à Madi, mon guide, s’il y avait beaucoup de cancers, d’infarctus ou de maladies potentiellement fatales dans son pays. Il m’a répondu : « Nous, on ne sait pas de quoi on meurt. » J’en suis restée bouche bée et stupéfaite. Puis, à Bazoulé, j’ai eu l’occasion de chevaucher un crocodile vivant qui attendait un poulet en récompense.
 
Chez les Dogons, au MALI, j’étais curieuse de voir les cases pour femmes menstruées et la grotte des circoncisions que le forgeron pratique une fois par année. À l’école de Sippo, au SÉNÉGAL, un enseignant nommé Ndakhté, qui montrait à ses élèves mes photos de paysages d’hiver canadien, m’a demandé : « Lorsqu’il y a de la neige, est-ce qu’on voit le sol? » Dans la forêt sacrée Makasutu, en GAMBIE, j’ai consulté le marabout Sang Jatta, un sage de 90 ans, qui m’a suggéré d’offrir un pain à une maman et à son enfant. Au marché voisin, le phénomène de la synchronicité a agi! J’ai dégoté un bambin qui portait un t-shirt où le mot Canada y était imprimé. C’est à Salomon, 3 ans, et à sa maman Penda, que j’ai remis gracieusement un pain.
 

 
Ma recette préférée
 
 
Une recette simple, santé, rapide et facile à popoter par les cuistots novices
 
FILET DE TRUITE OU DE SAUMON AU FOUR À MICRO-ONDES
 
Déposer le filet dans un moule en verre ou Corning Ware.
Humecter d’un mince trait d’huile d’olive.
Assaisonner au goût, sel, poivre, thym, origan, paprika doux ou fort.
Recouvrir d’un papier ciré et cuire au four micro-ondes 5 minutes.
Laisser reposer 3 minutes avant de servir.
 

 
Ma photo de prédilection
 
En Ouganda, mon œil magique a capté en vol un singe qui traversait la route de gauche à droite par voie aérienne.
 

 
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