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Les chroniques culturelles du RAFO
Chronique du 6 juillet 2022
 
 
 Résolution
 
Chroniqueur : Glady’s Rocque

Assis à la table en ce 1er janvier 1996, nous discutons de tout et de rien puis me vient à l’idée d’aborder la question des résolutions du Nouvel An avec les enfants. Ma petite de dix ans me demande ce que signifient « résolutions » et à quoi elles servent. Je lui réponds qu’une résolution c’est une décision que l’on prend pour améliorer notre vie. Comme exemple, je lui dis : « Toi, tu pourrais décider de cesser de sucer ton pouce, ce qui arrêterait de déplacer tes dents ». La voilà toute paniquée à l’idée de devoir se priver de son pouce. J’ajoute qu’elle n’a pas besoin d’arrêter aujourd’hui, mais qu’elle pourrait se fixer une date au cours de l’année pour le faire. Évidemment lui ajoutai-je : « Nous ne payerons pas un orthodontiste tant que tu vas sucer ton pouce, ce serait jeter l’argent par les fenêtres ». C’est alors que ma cocotte me demande : « Si j’arrête de sucer mon pouce, toi, que feras-tu maman? » Un peu prise au dépourvu, je lui réponds que moi je me fixerais une date pour arrêter de fumer. La voilà qui me relance en disant : « Le 31 décembre, je suppose. »  Nous sommes le 1er janvier! « Non, non, lui dis-je, j’arrêterai de fumer le 19 janvier (première date significative de l’année, date d’anniversaire de mon père) ». Je me souviens encore des petites faces incrédules de mes trois enfants et celle de mon mari qui disait, sans mot dire : « Ya sure! »

C’est ainsi que, pour donner l’exemple, je me préparai psychologiquement à abandonner mon amie des vingt-cinq dernières années, ma cigarette.  J’appelai un de mes frères qui avait réussi seul cet exploit alors que mes efforts avaient toujours été vains. J’ai suivi ses conseils et, le 18 janvier, ayant droit à une seule cigarette que j’avais gardée jusqu’à la fin de la journée, assise dans mon fauteuil favori, je faisais mes adieux à mon amie, en regardant la télé, les larmes coulant sur mes joues. Alors que je déposais dans le cendrier le mégot qui me brûlait les doigts, à la télé est apparu, dans le cadre de la campagne « Cessons de fumer », le message suivant : CETTE FOIS-CI, J’ÉTEINS POUR DE BON. Est-ce ce message qui m’a convaincue?  Est-ce la méthode de mon frère?  Est-ce la peur de perdre la face devant mes enfants? Ou, est-ce un mélange des trois? Chose certaine, je ne fume plus depuis le 19 janvier 1996. J’ai tenu ma résolution et je la tiens encore.

Pendant des semaines, mon briquet inséré dans mon dernier paquet de cigarettes reposait sur un cendrier tout propre sur le comptoir de la cuisine. Il était là au cas où! Puis, ne pouvant me décider à le jeter, je l’ai mis dans le congélateur où il a passé les dix années suivantes. Je savais qu’elles n’étaient plus bonnes, mais elles étaient là, au cas où bien sûr. Je dois admettre que cela n’a pas été facile. Mon pire temps, c’était après le souper. C’est à ce moment que j’ai commencé à prendre de longues marches toute seule.

Ces marches, qui au début m’aidaient à oublier et à penser à autre chose, sont devenues une nécessité, un besoin.  J’ai trouvé des parcours différents dépendamment du temps que j’avais à y consacrer. J’ai appris à marcher plus vite. Je parcours en moyenne une dizaine de kilomètres par jour, beau temps, mauvais temps, sauf les jours de verglas. Je croise souvent des gens qui se disent impressionnés par ma témérité, mon endurance et ma vitesse. On m’a surnommée : «  La marcheuse d’Orléans » plus d’une fois.

Ce qui est bien avec la marche, c’est qu’on peut y aller à l’heure qu’on veut, là où on veut et aussi longtemps qu’on le veut, en ne dérangeant personne et ce, gratuitement. Que ce soit au bord de l’eau, à Mer Bleue, sur le pont promenade d’un bateau de croisières, sur un tapis roulant ou dans les rues d’Orléans, c’est devenu comme une drogue ce besoin de marcher, de prendre l’air. C’est mon temps préféré pour m’assurer que je maîtrise bien les textes des pièces de théâtre dans lesquelles je joue. Je sais que je connais mon texte lorsque je peux le répéter dans ma tête, sans hésitation, tout en marchant et en écoutant la musique d’une oreille et les bruits de la circulation de l’autre.

En prenant cette résolution, je remplaçais une mauvaise habitude par quelque chose de meilleur pour la santé. Je ne pense pas reprendre la mauvaise habitude même si, parfois, j’ai de bons souvenirs qui remontent. J’ose espérer pouvoir continuer de marcher, marcher pour toujours revenir au point de départ : chez-nous!

Tant qu’à ma cocotte de dix ans, elle n’y est pas arrivée toute seule. Ayant essayé de toutes les façons imaginables de l’aider à arrêter de sucer son pouce, nous avons dû aller chercher l’aide d’un professionnel. Après tout, le pouce, ce n’est pas une suce; on ne peut pas le jeter aux vidanges, se le faire voler par un autre enfant, l’arracher ou le couper. Je suis donc revenue sur ma parole et nous avons consulté un orthodontiste. Il lui a installé un truc dans la bouche qui l’empêchait d’y insérer son pouce. Elle a eu beau pleurer mais cette fois maman n’y pouvait rien. (Je me rappelle la fois où je lui avais enveloppé la main avec un bas, propre bien sûr, que j’avais attaché à la manche de sa petite jaquette. Quelques minutes après l’avoir bordée et expliqué le but du bas, voilà ma petite qui pleure à fendre l’âme. Je monte voir ce qui se passe et, les yeux pleins d’eau, elle me dit : « Juste une petite minute maman, tu le rattacheras après que je dormirai ». C’est maman qui pleurait en enlevant le bas. Je n’étais pas assez forte). Mais cette fois, impossible d’enlever ce truc. Elle a dû apprendre à parler et à manger avec ce bidule dans la bouche. C’était triste, mais ça a fonctionné. Six mois plus tard, l’orthodontiste commençait le processus des broches pour replacer les dents que le pouce avait déplacées. Maintenant, elle a une très belle dentition, merci Monsieur l’orthodontiste!
Ma cocotte n’a pas oublié, moi non plus.

L’autre jour, elle m’a annoncé qu’à la suite de l’ultrason qu’elle venait de passer, son deuxième enfant a déjà le pouce dans la bouche!

 
 
 Ma recette préférée
 
Gâteau aux mandarines
 
1er bol :
Mélanger : 2 tasses de farine
                  2 cu thé de soda
                  1 cu thé de sel
 
2e bol :
Mélanger : 2 œufs
                  2 cannes de mandarines
                  2 tasses de sucre blanc
 
Verser le contenu du 1er bol dans le 2e et mélanger à la fourchette
Verser dans une casserole 8 x 13 enduite de Pam ou beurrée
Cuire à 350o F. pendant 30 minutes, au centre du four.
 
Porter à ébullition 2 cu table de beurre
                             2 cu table de lait
                             ¾ tasse de sucre brun
 
Décoller le contour du gâteau et verser le sirop sur le dessus du gâteau.
Remettre au four pour 5 minutes

Servir avec crème glacée ou Cool Whip
Évidemment on peut faire un gâteau 8 x 8 en coupant les ingrédients en deux!
 

 
Photo de prédilection

 
Sur la plage
 
 
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Prochaine chronique le 20 juillet.

 
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