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Newsletter Septembre 2018

1. Rendez-vous d’équinoxe

L’entre-deux monde...

L’été est mûr. Le soleil glisse chaque jour un peu plus le long de l’horizon vers son inexorable rémission. Les battements du temps s’alternent dans un souffle continu et nous rappellent que l’automne, bientôt, sera là.

L’équinoxe, qui pour un bref instant, marque l’équilibre entre ombre et lumière, chaud et froid, douceur et rigueur, nous semble on ne peut plus propice à une rencontre entre membres de la tribu PACT.

L’équinoxe est un symbole fort : il nous rappelle l’équilibre dynamique des forces en jeu et leur importance.
A l’image de cet « entre-deux monde », en lisière du monde sauvage et du monde moderne, nous aimerions donc convier chacune et chacun des membres de PACT à célébrer notre lien, lors d’une après-midi et d’une soirée le 22 septembre 2018.
 
Cette célébration a pour but premier de nous permettre une rencontre quelque peu insolite, dans un lieu chargé de symboles, et par ailleurs magnifique : Le Village Lacustre de Gletterens.
LES « RENDONS-NOUS » de PACT du samedi 22 septembre 2018 :

Dès 14h, activités liées aux savoirs ancestraux (allumage du feu par friction et percussion ; travail des fibres sauvages pour confectionner des cordes et petits filets de portage ; tir à la sagaie, etc.)
 

Dès 18h : repas sauvage (sanglier, plantes sauvages comestibles, « chapatis » préparés sur la braise, hydromel, etc.)
 

Dès 19h : rassemblement et ouverture du cercle de parole autour du feu afin de se présenter les uns aux autres, puis présentation des deux premiers projets (en présence des Entre-rêveurs) que nous souhaiterions voir porter par PACT et ses Sentinelles en 2018 et 2019. Décision de la marche à suivre au bâton de parole

21h30 : clôture du temps de parole, remerciement.

Dès 23h, célébration de l’équinoxe autour du feu, musique, dance, lecture, moments informels qui dureront toute la nuit jusqu’au levé du soleil afin d’accueillir l’automne.

Possibilité de dormir sur place
Nous encourageons chacune et chacun dans la mesure du possible, seul ou en famille, de venir chaudement vêtu avec de quoi passer la nuit dans la paille, qui sera abondante ou sous des abris traditionnels de peau.
Ce rendez-vous nous tient particulièrement à cœur à Michael et à moi, car il concrétise un désir que nous avions depuis nos premiers échanges lui et moi, à savoir « comment réussir ce mariage improbable entre deux mondes, l’un sauvage, l’autre moderne, que tout semble opposer ? » Il sera en outre l’occasion d’esquisser une/des réponse/s à la question posée lors de notre rencontre précédente, à savoir « A quoi ressemblerait une société moderne qui décide de reprendre sa place dans l’écosystème? » Les réponses apportées à cette question ne sont pas anodines puisqu’elles « porteront » en quelque sorte l’avenir de PACT et détermineront en grande partie la stratégie à adopter pour l’avenir.

Afin de garantir le bon déroulement de la soirée, il est impératif d’être membre et de s’inscrire en précisant le nombre exact de participants. Il est souhaitable de préciser qui dormira sur place, mais il sera également possible d’improviser, évidemment !

Afin d’être cohérent avec le message que nous souhaitons transmettre, nous encourageons fortement le co-voiturage et vous pouvez vous inscrire soit comme passager ou soit comme conducteur en cliquant sur le lien ci-joint : https://www.covoit.net

Sur place nous vous demanderons de réfléchir à un moyen de rendre visible ces liens qui unissent les Sentinelles et les Entre-Rêveurs (partage des adresses emails, contacts téléphoniques, etc...).
 
Gletterens 22.9 - 23.9 : Formulaire d'inscription

2. Les futurs projets

Le jeu des possibles :

Imaginé dans la vallée de la Drôme, en France, il s’agit d’un projet qui combine à la foi un jeu de plateforme et des enjeux tout à fait réels  du quotidien. Ce jeu coopératif a pour but premier de mettre en lien les acteurs d’une région de façon ludique tout en ayant un impact concret sur le terrain. 

Les concepteurs, Hélène Flechet, Stéphanie Truffot et Gauthier David précisent :

«Le jeu consiste à répondre à des défis locaux sur les thèmes de l'alimentation, l'habitat, l'énergie, les déplacements,  le bien-être et les loisirs, mais, de façon exclusivement locales, écologiques, économes en énergie et en matériaux, et de façon coopératives. Ainsi, les réponses trouvées amèneront à réinterroger des pratiques ancestrales locales, plus respectueuses de leur environnement, et à en inventer d’autres. Le plateau de jeu, au travers d’énigmes, aura aussi un rôle pédagogique sur les fonctionnements écologiques qui nous entourent.»

Le jeu est écrit,  et la phase de mise en forme (construction du jeu de plateau et de sa forme numérique sur une plateforme internet interactive) est en cours. Il est possible d’avoir une idée de la trame du jeu sur la plateforme en construction www.despossibles.org, onglet "LE JEU".


Hélène Flechet, qui chapeaute ce projet, sera présente lors de la soirée « l’Entre-deux monde » à Gletterens afin de mieux nous présenter ce projet tout à fait novateur. 

Selon Hélène, ce jeu a pour but de permettre au gens vivant sur un même territoire (qui n’est pas vraiment délimité d’ailleurs) de créer ensemble des gestes et des manières de consommer et vivre ensemble novatrices, allant dans le bon-sens des enjeux qui arrivent. Qu’ils reprennent pouvoir sur leur vie et que la vie reprenne pouvoir sur eux !

Les étapes à venir sont :

  • Terminer la création du jeu de plateau (en cours : devrait être terminé cet automne).
  • Mise en forme de la plateforme internet (qui sera transposable à n’importe quel autre territoire). A terminer cet automne.
  • Rencontre des principaux acteurs économiques locaux qui s’inscrivent dans les 4 principes de base du jeu pour négocier avec eux les avantages qu’ils pourraient partager avec les joueurs au travers d’une sorte de « carte de fidélité ». 
  • Communication auprès des habitants, écoles, Comités d’entreprise, mairies, médias locaux etc…
  • Mise en place des ½ journées de « formation » au jeu.  
  • Mise en place de garde-fous juridiques pour ne pas risquer des plaintes pour concurrences déloyales ou mis en danger d’autrui etc…

Suite à plusieurs échanges avec les concepteurs du jeu, nous avons identifié les besoins ci-dessous auxquels les Sentinelles de PACT pourraient palier : 

  • Besoin de « challenger » la jouabilité du jeu et de sa plateforme par des professionnels, concepteurs de jeux de plateforme.
  • Besoin d’appui technique informatique pour la poursuite de la création de la plateforme internet. 
  • Créer une application du jeu téléchargeable sur les téléphones portables.
  • Nous aurions besoin de conseils en matière d’organisation d’évènements grandeur nature.
  • Nous aurions enfin besoin de conseils juridiques pour encadrer le jeu.

Il est également important de préciser que ce jeu a pour vocation de se répliquer dans le plus de régions possibles. PACT en a tout de suite perçu le potentiel et la possibilité de le voir se dépoyer en Suisse.

La Grande Marche :

La Grande Marche a pour but ultime de permettre à une poignée de jeunes première-nations du Yukon de rejoindre la communauté indigène Kogis au nord de la Colombie en ne se déplaçant que par des moyens traditionnels, tel qu’à pied, en pirogue, ou à cheval.

Ce voyage, d’une durée estimée à 9 mois, verra ses ambassadeurs s’arrêter 9 fois, auprès de 9 communautés traditionnelles. A chaque fois, il s’agira de rencontrer la nation et son territoire, échanger les expériences vécues, puis de troquer le mode de transport utilisé jusque là, contre un nouveau mode de transport, adapté à la suite du voyage.

La Grande Marche commencera en hiver au Yukon (le lieu exact reste à définir). Les jeunes et leurs accompagnateurs partiront ensemble en chien de traineau pour rejoindre Fort Chipewyan, au bord du lac Athabasca, au nord de l’Alberta. Là, ils construiront avec les gens de la communauté Dene, des canoë en écorce de bouleau afin de traverser le lac, puis remonter le réseau fluvial de la Saskatchewan, jusqu’à en atteindre le sud. Là, ils troqueront avec les premières-nations de la région leur canoës contre des chevaux. 

Ils traverseront ensuite les Etas-Unis pour rejoindre le territoire des Navajos, et ainsi de suite, jusqu’à La Sierra Nevada de Santa Marta, au nord de la Colombie, là où vivent les indiens Kogis. 
 


 

Les raisons de ce voyage :

Ce n’est un secret pour personne, le développement de la civilisation moderne génère tout un tas de déséquilibres dont nous ne prenons conscience qu’aujourd’hui. Sans trop rentrer dans le détail, il est intéressant de constater que l’ensemble des réponses qui émanent de notre société moderne afin de palier à ces déséquilibres, ne remet aucunement en compte la vision moderne qui en est le véritable moteur.

Cette vision du monde nous fait percevoir l’humain comme une espèce à part du reste du vivant, poursuivant une destinée quasi divine de contrôle du monde, et ce, à tout prix. 

Le prix à payer pour cette élévation vers le « progrès » est la destruction progressive de tous les écosystèmes et de leur diversité. Et l’humain lui-même n’échappe pas à cette tendance qui ne cesse de prendre de l’ampleur. 

Daniel Quinn, un auteur américain, dit que notre civilisation est à l’image d’un constructeur un peu fou dont le seul but serait de construire une tour aussi haute que possible. Son stock de briques étant limité, il en arrive assez vite au bout. Mais qu’à cela ne tienne ! Puisqu’il faut continuer à tout prix, il lui suffit de désolidariser des briques des murs fondateurs afin d’élever toujours plus haut sa tour. Chaque jour, il descend les escaliers, déloge quelques dizaines de briques des murs, et remonte au sommet de son œuvre afin d’en continuer l’élévation. 

Bien sur, sa stratégie fonctionne. Mais jusqu’à quand ? Et quelle brique sera celle de trop,  celle qui, une fois enlevée, fera inévitablement s’effondrer l’ensemble de l’édifice ? 

Il existe aujourd’hui environ 5000 groupes humains considérés par L’ONU comme étant des ethnies distinctes. Bon nombre de ses dernières ont en commun qu’elles sont porteuses, encore aujourd’hui, d’un trésor dont notre civilisation ne peut que rêver: elle savent comment faire vivre les humains de façon pérenne sur terre tel qu’ils sont !

Dans notre Grand Oubli de nos origines, le monde moderne a fini par croire que cette connaissance était à trouver au prix d’efforts titanesques. Lorsque nous nous demandons quand est-ce que l’humain saura vivre en paix avec lui-même et son environnement, nous cherchons inéluctablement la réponse dans le futur... oubliant ainsi que l’humanité, non seulement à toujours su vivre -jusqu’à récemment- en paix sur cette terre, mais que la majorité des cultures premières, encore aujourd’hui, sont détentrice de ce savoir. 

Malheureusement, nous tuons cette diversité humaine encore plus vite que nous détruisons la biodiversité. En effet, toujours selon l’ONU, chaque année 140 langues disparaissent de la surface de la terre, et avec elles autant de façon de répondre à cette question de « comment vivre en paix avec le monde ». 

Les autochtones du Yukon font malheureusement partie de ces peuples en péril. Les jeunes générations, étirées entre la pression du monde moderne de les voir prendre leur place dans cette civilisation et la demande de leurs pairs de porter leur culture affaiblie, peinent à trouver comment marcher droit dans ce monde déchiré. 

Pour ceux qui tentent de rejoindre la civilisation, les chances d’atteindre un niveau de vie acceptable sont bien minces. Et pour ceux qui choisissent de se faire les fiers héritiers de leurs ancêtres, ils se battent contre un Goliath décidément bien trop grand. Et rien ne laisse à penser qu’il soit possible de le battre...

Et s’il était possible de faire la paix avec lui ? Voir de lui faire adopter une autre vision du monde qui ne soit pas aussi destructrice ?

C’est cette dernière option que semble poursuivre un peuple un peu particulier qui se trouve à 10'000 kilomètres de là dans la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie, les indien Kogis...

Lors de notre rencontre du 22 septembre 2018, nous aurons le privilège d’accueillir Stanley Njootli Sr. Membre du peuple-racine Vuntut Gwitchin de l’extrême nord du Yukon. Avec Kim, ils raconteront plus en détail le déroulement de cette Grande Marche, et comment la rencontre avec le peuple Kogis pourrait peut-être marquer une différence et comment PACT s’inscrit au coeur même de ce projet.

Il parlerons également de la première étape de ce projet, un documentaire tourné en aout 2018 pour ARTE et qui raconte en détail les défis de la Communauté de Old Crow au Yukon et comment, par leur dialogue, Stan et Kim arrivent au constat que ce n’est que par l’alliance et l’entre-aide entre le monde sauvage, ses habitants et les membres de notre modernité que la place de l’homme pourra être retrouvée.

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