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Newsletter Juillet 2018

Première newsletter de lancement de PACT. Celle-ci se veut spéciale et par conséquent un peu plus longue
  • Edito / prochaine rencontre
  • Lettre envoyée aux participants de l’inauguration de PACT le 2 mai 2018 à Genève
  • Kim Pasche à Passion Nature
  • Un mot sur le processus de présentation des futurs projets PACT
1° Edito / prochaine rencontre
Nous voilà aux portes de la seconde étape de PACT. Celle-ci se déroulera comme annoncé à Gletterens du 22 septembre au 23 septembre 2018.
 
Si la naissance de PACT s’est faite à Genève dans un somptueux théâtre en ville, par souci d'homéostasie, nous avions à cœur de pouvoir accueillir nos membres, notre future tribu, dans un cadre propice aux échanges intemporels, en pleine nature.
 
Un grand feu en sera le cœur afin de rappeler le sens premier du mot « foyer ». Les flammes dansantes éclaireront les pourtours, mal définis, de nos visages, de nos regards et ainsi, une part de mystère pourra à nouveau habiter nos représentations du monde. La nuit sera l’occasion de nous rappeler la force du groupe face à l’insondable relativité de nos existences.
 
Et puis, nous aurons l’occasion de penser ensemble ce formidable outil que pourrait être PACT.
 
Si PACT est né de la rencontre de Kim et Michael, cela ne constitue que son ADN, la partie innée de ce corps. Ainsi est-il né le 2 mai. Mais ce n’est que la moitié de ce qui, un jour, pourrait le constituer. Cette rencontre d’automne sera l’occasion de célébrer la future part acquise de cet être et quoi de plus beau pour célébrer cela que de voir se profiler les premiers pas de notre enfant ? Ces pas pourraient être de voir se concrétiser quelques unes de ces alliances entre Sentinelles et Entrerêveurs dont nous rêvons tant !
Entre ombre et lumière, jour et nuit, chien et loup, domestique et sauvage, la posture de PACT semble clairement s’inscrire à la lisière des mondes. Ainsi, nous vous proposons de venir célébrer avec nous l’équinoxe d’automne, la nuit entre le samedi 22 septembre et le dimanche 23 septembre au Village Lacustre de Gletterens.

Nous encourageons chacune et chacun dans la mesure du possible, seul ou en famille, de venir chaudement vêtu avec de quoi passer la nuit dans la paille, qui sera abondante ou sous des abris traditionnels de peau. Un dîner « sauvage » sera partagé...
Gletterens 22.9 - 23.9 : Formulaire d'inscription
2° Lettre envoyée aux participants de l'inauguration
le 2 mai 2018 à Genève
Voici la lettre que nous avons eu le plaisir d’envoyer aux personnes présentes lors de la soirée d’inauguration de PACT qui a eu lieu le 2 mai, au théâtre des Salons, à Genève :
 
PACT, C’est parti !...mais où ?
 
Le mercredi 2 mai s’est tenue la soirée de lancement de l’association dans un cadre magique, propice aux échanges et à l’introspection, au Théâtre Les Salons à Genève.

Vous étiez nombreux à venir nous écouter, venus d’horizon très différents. Il y avait notamment des représentants d’ONG de peuples racines, des banquiers, des experts en permaculture, des ethnologues, des médecins, des assureurs, des journalistes, des artisans, des musiciens, des professionnels de la bande dessinée et des informaticiens!

Ce mélange a donné un goût particulier à la soirée et votre attention a été remarquable. Il est à noter que nous avons ressenti une énergie positive particulièrement forte.

Le moment le plus intense fut celui de la récolte de vos feed back. Premier élément très intéressant, chaque feed back reçu a été unique: vous avez été plusieurs à nous dire « je sais que tout le monde vous le dit mais…». Pourtant, nous vous assurons que personne ne nous a répété la même chose.

Nous vous livrons ci-dessous un florilège de phrases entendues :


- «Franchement, quelle audace, nous tenir en haleine pour finalement ne rien nous donner de concret ».
- « Merci de nous avoir ouvert les yeux sur les principes du vivant, ma perception du monde sera changée à jamais .»
- « Alors là c’est sûr c’est du jamais vu ! vous êtes un peu gonflés quand même ».
- « Je ne pensais pas rire ce soir. »
- « C’est bien beau votre histoire mais moi j’ai besoin de concret pour mieux comprendre.»
- « C’était passionnant mais je n’oserais pas dire que j’ai tout compris.»
- « Mais dites voir, ce Kim il est marié ? »
- « En fait si j’ai bien compris, vous avez juste planté une graine en nous et on attend que ça pousse ? »
- « Bon, pas folichon le concept mais le pinard est bon, alors merci quand même. »
- «Top la soirée je vous suivrai partout vous êtes géniaux, est-ce que par hasard vous rentrez sur Annecy je n’ai pas de transport.»
- « Mais comment vous les banquiers vous pensez respecter la terre dans votre course au profit et à la croissance? »
- «Bon au risque de le répéter, je suis sûr que tout le monde vous l’a dit, mais je n’ai jamais vécu une soirée aussi riche et rafraichissante ».
- «Pourquoi y’a pas de bulletin de versement ? »


Il est dès lors extraordinaire d’observer que l’absence de cadre conventionnel a provoqué des réactions très différentes chez chacun d’entre vous.

Vous étiez nombreux à nous approcher en nous disant que vous vous reconnaissiez en tant que sentinelles et que vous vous sentiez prêts à vous engager dans des projets qui respectent les valeurs PACT. Certains entrêveurs nous ont aussi fait part plus en détail de leurs projets et qu’ils se sentaient en confiance pour les présenter aux sentinelles.

La plateforme PACT propose donc un espace temps idéal pour ces échanges afin de faire émerger (ou non) des projets solides pour une véritable alternative.

Kim et moi même, vous proposons de garantir l’équilibre des forces et permettre une rencontre dans des lieux propices à l’homéostasie dont nous vous avons tant parlé.

Nous avons été très heureux de retrouver l’urne d’inscription remplie à ras bord, nous acceuillons donc dès le lendemain de la soirée nos premiers 70 membres! Merci ! Désormais les inscriptions peuvent se faire en ligne depuis le site www.platformact.org. Nous vous rappelons que devenir membre de notre association est gratuit.

Dans la pleine cohérence des valeurs PACT et dans le respect des premiers principes du vivant que nous avons partagé avec vous, à savoir l’intention avant l’action, l’adaptabilité et le respect du temps du cycle de la vie, nous vous proposons de garder ces réflexions un temps pour nous, que celles-ci mûrissent (ou non) pour notre prochaine rencontre cet automne au village lacustre à Gletterens (http://www.village-lacustre.ch).

En vue, de notre petite escapade nous nous permettons de vous rappeller la question posée par Kim mercredi soir: “A quoi ressemblerait une société moderne qui décide de reprendre sa place dans l’écosystème?”

En attendant ce moment si spécial dans un lieu qui nous rapprochera de nos racines, nous présenterons à travers la prochaine newsletter certains projets de nos entrerêveurs et les profils de certaines sentinelles. Ceci afin d’écrire et partager les premières intentions et préparer notre prochaine rencontre.

Nous tenions à vous remercier du fond du coeur d’avoir eu le courage et l’audace de venir participer au lancement de notre création, qui, nous l’espérons, vous aura permis de trouver un souffle supplémentaire et surtout, d’avoir pris le temps de ressentir le tempo du rythme de la vie.

Merci à tous,
Michael & Kim
3° Kim Pasche à Passion Nature
Du 24 au 27 mai a eu lieu à Martigny, dans le canton du Valais, en Suisse, la seconde édition de « Passion Nature », Le salon international de la chasse, de la pêche et de la biodiversité.

Comme le président de Passion Nature, M. Jean-Pierre Seppey, l’indique dans son mot de présentation du salon : « Ce rendez-vous est unique car il n’exclut aucune composante de la protection de la nature. Non seulement il réunit les passionnés de notre flore, de notre faune et de nos poissons, mais il propose également de vrais débats ouverts et constructifs. »

Ainsi, Il m’a été demandé d’intervenir afin d’animer une conférence sur le rapport qu’entretiennent les chasseurs avec leurs proies chez les Premières Nations du Yukon. Cette demande faisait suite à un article paru à la fois dans la revue mensuelle suisse « chasse et nature », ainsi que dans le webzine français « Chassons », où j’abordais déjà ce rapport particulier qu’ont les chasseurs Gwitchins avec leurs proies et ce que nous pourrions apprendre de ce rapport.

J’ai tout de suite été enthousiaste à l’idée de participer au salon, et ce, malgré le climat tendu lorsqu’il est question de « nature sauvage » dans nos régions. Le salon semblait certes offrir une passerelle entre deux mondes souvent clivés ; celui de la chasse et de la pêche, et celui des protecteurs de l’environnement. Cela aurait dû suffire à me motiver. Cependant, certaines formulations de M. Jean-Pierre Seppey m’interpellaient et révélaient selon moi un clivage plus profond : celui qui confronte invariablement notre désir de contrôler notre environnement à la nature sauvage, qui par définition ne se soumet pas facilement à nos désirs. Ce paradigme du contrôle, transparaissait clairement dans des propos tels que « notre flore » ou « nos poissons », voir même dans des choix lexicaux tel que « protection de la nature ». Ces mots, loin de montrer une quelconque « gaffe » du président de Passion Nature, dénotait selon moi de notre impossibilité en tant que culture à penser les humains comme partie intégrante de l’écosystème...

Voici quelques extrait de l’article qui a largement inspiré la conférence :
 
« Quel a été votre déclic, étant jeune, au sujet du rapport entre l’homme moderne et la nature sauvage ? »
« Je me suis très vite rendu compte que la nature sauvage avait mauvaise presse. Les paysans de ma région parlaient de « mauvaises herbes » en parlant des plantes sauvages (par ailleurs souvent comestibles !), les chasseurs,  de « nuisibles » en parlant des sangliers. Je sentais bien que la nature sauvage, dans l’inconscient collectif était en sursis. Tôt ou tard, notre culture parviendrait à domestiquer ce qui résistait encore à notre contrôle.
Et puis j’ai fini par comprendre que cette tendance s’imposait dans tous les domaines de notre société, y compris dans l’éducation, la justice, les sciences ; ma culture domestiquait jusqu’à l’homme lui-même !
La rencontre avec le monde sauvage m’a vite fait comprendre qu’il était possible de remédier aux peurs fondamentales de l’occident en renouant avec nos origines sauvages. Plus tard, la rencontre avec des cultures de chasseurs-cueilleurs m’a fait comprendre une chose terriblement simple : « Nous (l’occident) ne sommes pas l’humanité ! ».
 
« Qu’est-ce que vos expéditions dans les immensités du nord-ouest canadien vous ont apporté ? »
​« J’ai trouvé dans les forêts boréales canadiennes un espace sauvage d’une intensité à couper le souffle. Un lieu non pas dépourvu d’humain comme je l’avais imaginé mais où l’humain est constitutif de l’environnement. Là, vivent les derniers chasseurs-cueilleurs en lien direct avec le mode de vie qui était celui des hommes du paléolithique final en France. Avec eux, j’ai appris à être un chasseur implacable. J’ai compris que le plus beau cadeau qu’un chasseur puisse faire à sa proie, c’est d’être impitoyable et aimant à la fois.
Ces espaces, incroyablement préservés de l’influence humaine moderne, nous invitent à ré-enchanter notre imaginaire et permettent un recul nécessaire. Toutefois, tout le monde n’a pas besoin d’être en contact directe avec ces milieux reculés. Il suffit que nous écoutions celles et ceux qui en sont les ambassadeurs. Je ne parle pas de moi, mais bien des peuples premiers qui incarnent une des façons pérennes d’être humain sur cette terre. Et cela fait du bien de voir que l’humain peut être humain dans toute sa dignité sans nécessairement détruire son écosystème. Ce monde sauvage et ces habitants humains et non-humains sont là pour nous rappeler que la place de l’homme n’est pas à trouver, mais à retrouver. »

« Qu’est-ce que ces immersions dans la nature et auprès des peuples traditionnels vous ont appris au sujet de la chasse ? »
« la chasse est une occasion extraordinaire de renouer avec une humanité primordiale. Celle des origines, qui nous a vu développer un outil de chasse peu commun : l’empathie. Cette empathie qui permet de se mettre à la place de la proie afin de prédire ses comportements. Je pense que d’un point de vue morphologique, c’est la chasse qui a fait de nous les humains que nous sommes depuis 200 000 ans.
L’humain, comme toute autre espèce, influence son milieu et doit évidemment consommer pour exister. La chasse est la façon la plus directe et la plus franche de ressentir ce que cela signifie. Je n’ai personnellement rien connu de plus fort dans la vie (et pourtant je suis deux fois papa !), de plus troublant et émouvant, que de se plonger dans l’œil de ma proie alors que je mettais fin à ses jours. Dans ses yeux, c’est ma vie qui défile à chaque fois. Je sais qu’un peu de moi meurt aussi, à cet endroit, et qu’un peu de lui vit désormais en moi. Pour moi, cette tension entre chasseur et chassé symbolise l’essence même de la vie.
Mais cette magie, cette plénitude, n’est accessible, il me semble, qu’au chasseur qui se sent au milieu de ses congénères lorsqu’il chasse et elle échappe en bonne partie au chasseur qui se sent conquérant et croit exercer son pouvoir de contrôle sur une nature soumise ou à soumettre.
Avec ce qui a été dit, la question n’est pas tant de savoir si la chasse est nécessaire ou non en France aujourd’hui, mais réside plutôt dans les symboles. Le chasseur est avant tout le gardien de nos origines sauvages les plus nobles, celles de l’homme qui est part de la nature et qui ménage plutôt qu’il n’aménage la nature qui l’entoure. »
 
« En quoi cette découverte éclaire-t-elle notre rapport à la protection de la nature ? »
Dans notre jargon, protéger veut souvent dire « Sanctuariser » la nature, et tacitement alimenter l’idée d’une humanité hors de la nature. De facto, cela place l’humain au-dessus de cette dernière. Et cette pensée est précisément celle qui nous a amené là où nous sommes aujourd’hui. En voulant contrôler ! D’abord les premières plantes domestiquées, puis la flore alentour, puis la faune, puis la topographie, puis les peuples, et puis, et puis… nous avons créé des déséquilibres qui menacent non seulement la communauté du vivant, mais avant tout nous-même. C’est en quelque sorte un cycle infernal qui nous contraint à devoir contrôler de plus en plus de paramètres, année après année, seulement pour continuer d’être humain.
Je sais que cela peut paraître bizarre au premier abord car dans l’imaginaire collectif ces deux mondes paraissent souvent opposés, mais  pour moi, le monde actuel de l’écologie et de la chasse en Europe, sont deux facettes de la même pièce. Toute deux prônent un contrôle de l’environnement et peine à voir la nature autrement que comme une ressource.

Et pourtant, C’est dommage ! Mais pas inchangeable.

Dans toutes les peuplades traditionnelles, il n’y a pas de dichotomie entre le chasseur et l’ami des animaux. Ces peuplades, souvent animistes, se voient comme frères et sœurs des animaux qui les entourent. Le chasseur est même privilégié car il a un contact direct avec ses frères sauvages. Il serait intéressant selon moi que nous soyons capables aujourd’hui dans notre société moderne de redonner cette place non seulement au chasseur, mais à l’ensemble de la société. Ainsi, loin d’être fustigé pour son activité « macabre », le chasseur serait plutôt un chercheur « écologue », passeur entre le monde humain et non-humain. Dans cette vision, le chasseur serait le fier représentant d’une population consciente de sa position privilégiée et essentielle, car il serait un précieux baromètre de la santé de nos régions !
 
Die, le 5 juin 2018
Kim Pasche pour PACT
4° Un mot sur le processus de présentation des futurs projets PACT
Suite aux retours que nous avons eus de la part des personnes présentes lors de l’inauguration de PACT, nous sommes arrivés à la conclusion qu’il était important de définir ensemble (les membres et futurs membres de PACT) un espace-temps qui permette une rencontre réelle des Sentinelles et des Entrerêveurs. Un espace, sous la forme de lieux de rencontre, qui nous permette à tous de nous évader pour un temps des vicissitudes de nos existences. Un espace qui nous permette d’ôter nos costumes officiels afin de partager ce que nous avons tous en commun : un cœur qui bat et l’envie qu’il batte encore un peu et pour quelque chose ; que ce soit dans notre poitrine ou dans celle de nos enfants.

Un temps aussi. Un temps au rythme de ce cœur, justement. Un rythme qui nous rappelle que la vie n’est que cycle et qu’elle n’a que faire de nos empressements et de nos prétendues priorités. Un temps qui permette le vrai partage, au delà de nos singularités, afin d’accueillir la différence de ce qui est « autre » que soit. Ce temps, qui distille de la confiance plutôt que de la défiance, et qui permet de s’ouvrir à l’altérité, est un principe féminin, élément fondamental de l’homéostasie. Et l’homéostasie c’est ce qui permet de se faire façonner par le monde qui nous entoure sans perdre toutefois notre authenticité !

Un espace-temps donc, pour réensauvager notre monde moderne et réintégrer l’écosystème.

Pour honorer cet élément central de PACT, nous avons fait le pari de nous rencontrer à nouveau à l’automne dans un lieu magique et littéralement « Hors-temps », le Village Lacustre de Gletterens, afin d’accueillir et de célébrer, ensemble, les membres de notre tribu. A ce titre, nous avons d’ailleurs convié les personnes présentes lors de l’inauguration du 2 mai dernier à méditer une question. Une question qui fera office de ligne de mire pour les temps à venir au sein de PACT, à savoir : « à quoi ressemblerait une société moderne qui décide de reprendre sa place dans l’écosystème? »

L’automne est encore loin. Laisser passer autant de mois entre deux événements alors que le projet PACT n’est même pas encore actif est un vrai parti pris, voir même un défi. Nous en assumons les conséquences, conscients qu’il est aujourd’hui essentiel de ralentir une course que personne ne peut gagner, bien au contraire. Nous essayons de l’assumer avec dignité et respect pour des valeurs que nous sommes prêts à défendre, car elles symbolisent notre façon de marcher debout en ce monde qui semble vaciller sous les affronts de notre civilisation. Ces valeurs, pour n’en citer que quelques-unes, sont ce que certains appellent les principes du vivant : Le don, Le contre-don, La passivité créative, Le legs des ancêtres, Les battements du temps...

Mais tout le monde n’a pas la possibilité d’attendre jusqu’à l’automne. Alors que nous prenons un temps nécessaire de respiration, il est inévitable de se rappeler que la diversité sur cette terre disparaît à un rythme, lui, effréné. La biodiversité tout d’abord, que notre culture a commencé à intégrer comme essentielle au fonctionnement des systèmes en place au sein de la « biosphère ». Il est cependant à noter qu’il y a encore du chemin à faire avant que notre société perçoive la nuance entre accueillir les forces qui génèrent la diversité sur terre, et contrôler ou hiérarchiser les acteurs de cette diversité. En effet, en quoi la malaria serait « moins » importante pour la biodiversité que l’ours blanc, ou la baleine à bosse ?

Il y a aussi l’ethnodiversité. Si vous lisez ce texte avec un correcteur d’orthographe, vous vous apercevrez immédiatement que le mot n’existe pas ; ce qui marque un manque flagrant de compréhension de ce concept par notre culture. Car si on accepte d’entendre ce que nous disent environ 5000 peuples traditionnels encore présents sur terre aujourd’hui, l’homme fait partie de l’écosystème et par conséquent, la diversité au sein de son espèce contribue de facto à la diversité globale. Or, nous perdons 140 langues chaque année sur terre. 140 sur un capital de 5000 à 6000 selon l’ONU. La vaste majorité de ces langues est orale et leur disparition est en grande partie due à la scolarisation que notre culture occidentale ne cesse d’imposer aux autres cultures comme étant le premier pas nécessaire vers l’éducation et la connaissance. Mais, juste entre nous, se pourrait-il que ces peuples, héritiers de culture pérennes sur plusieurs dizaines de milliers d’années et adaptés à tous type d’environnement, soient dépourvus d’éducation et de connaissance? Peut-on décemment penser aujourd’hui, que celles et ceux qui représentent la majeure partie de notre capital culturel humain nous aient attendus pour enfin pouvoir se cultiver ?

Il y a donc du chemin à faire, et nous vous proposons de commencer par réactiver, collectivement, notre lien à ces forces invisibles qui façonnent le monde et les hommes en nous faisant acteur plutôt que destructeur de la diversité.

Comme nous l’avons déjà mentionné, il nous semblait important de pouvoir commencer le processus avant notre prochaine rencontre afin de pouvoir pleinement profiter de cette réunion pour orienter l’élan qui pourrait en naître.

A cet égard, nous avons imaginé 7 questions qui ont pour but d’appliquer un précepte qui nous tient à cœur : placer l’intention avant l’action.
Voici les sept questions :
  1. Brève description de l’entrerêveur ou de la structure (avec photo si possible)
  2. Description du projet
  3. Pourquoi ce projet vous tient-il à cœur ?
  4. Comment ce projet résonne-t-il avec les valeurs de PACT (principes du vivant) ?
  5. Quels sont les défis du projet / les principales étapes ?
  6. Quelles seraient vos questions à la communauté de PACT / de quoi avez-vous besoin ?
  7. En quoi ce projet est-il ou sera-t-il au service d'une société qui cherche à réintégrer une place dans l'écosystème ?
Nous espérons être en mesure de présenter quelques projets qui auront répondu à ces questions d’ici le prochain rendez-vous de PACT, à l’automne 2018.
***
Et pour conclure, en parlant du mode de vie des Gwich'in, un Ancien du village de Old Crow, à l'extrême nord du Yukon, a dit un jour: "You don't move things, you let things move you!", littéralement "tu ne bouges pas les choses, tu laisses les choses te bouger". Peut-être serons-nous capables, avec le mouvement PACT d'appliquer cet adage, venu du fond des âges, et qui a sans doute permis à toutes ces sociétés traditionnelles de perdurer au travers des temps dans la joie d'être debout sur cette terre, notre foyer à tous!
Michael & Kim
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