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Lettre #91
Vendredi 2 juillet 2021

 LES 3 POINTS À RETENIR 

  1. Dimanche dernier, pour le second tour des élections départementales et régionales, deux tiers des Français ne se sont pas rendus aux urnes, une première pour ce type d’élections. Pourtant, ce taux élevé de l’abstention était annoncé et l’État aurait donc dû être exemplaire dans l’organisation du scrutin. Or c’est tout le contraire qui s’est produit puisqu’il n’y a quasiment pas eu de communication gouvernementale – réduite à quelques clips vidéo. Surtout, on a noté une série de couacs concernant la distribution de la propagande électorale. Valérie Rabault a demandé des explications au gouvernement après ce fiasco.
  2. Situation sanitaire : Depuis plusieurs semaines le variant delta du COVID-19 se répand dans le Monde, il est maintenant présent en France depuis plusieurs semaines. Il représente 20% des cas en France, 70%, même, dans les Landes. Des pays bien plus avancés que nous en matière de vaccination sont contraints à de nouvelles mesures de précaution, comme la Grande Bretagne, qui compte 66% de ses adultes complètement vaccinés. Boris Vallaud a demandé au gouvernement de prendre des mesures pour relancer la vaccination et pour ralentir la propagation du variant Delta.  
  3. Protection de l'enfance : L’Assemblée nationale a commencé cette semaine l'examen du projet de loi relatif à la protection des enfants. Avant le début de l'examen de ce texte, Isabelle Santiago et les députés du groupe Socialistes et apparentés ont déposé une proposition de loi relative à l’accompagnement des jeunes de 18 à 25 ans sortant de l’aide sociale à l’enfance. En 2016, les données de l’INSEE indiquaient que près d’un quart des personnes privées de logement sont d’anciens enfants placés. Chez les plus jeunes (18-24 ans), on recense jusqu’à 36 % d’anciens enfants confiés parmi les sans-abris. Nous proposons de rendre systématique l’accompagnement des jeunes de l’ASE de 18 à 25 ans.
FIASCO DE LA DISTRIBUTION DU MATERIEL ELECTORAL - NOUS DEMANDONS DES EXPLICATIONS
Dimanche dernier, pour le second tour des élections départementales et régionales, deux tiers des Français ne se sont pas rendus aux urnes, une première pour ce type d’élections.
  • Pourtant, ce taux élevé de l’abstention était annoncé et l’État aurait donc dû être exemplaire dans l’organisation du scrutin. Or c’est tout le contraire qui s’est produit puisqu’il n’y a quasiment pas eu de communication gouvernementale – réduite à quelques clips vidéo. Surtout, on a noté une série de couacs concernant la distribution de la propagande électorale.
  • Dans la région Centre-Val de Loire, faute de distribution des enveloppes au second tour, la préfecture a autorisé l’utilisation des bulletins du premier tour sauf pour François Bonneau. Enfin, que dire des facteurs qui, samedi, à dix-sept heures, ont dû distribuer des enveloppes vides ?Ainsi, en Bourgogne-Franche-Comté, des électeurs ont reçu les professions de foi et les bulletins de vote de la région Grand Est.
Un tel fiasco dans l’organisation d’élections est une première en France. Valérie Rabault a demandé au gouvernement des explications.
 Question de Valérie Rabault 
 Députée de Tarn-et-Garonne 
VARIANT DELTA - NOUS DEMANDONS AU GOUVERNEMENT DE RELANCER LA VACCINATION
Depuis plusieurs semaines le variant delta du COVID-19 se répand dans le Monde, il est maintenant présent en France depuis plusieurs semaines. Il représente 20% des cas en France, 70%, même, dans les Landes.
  • Des pays bien plus avancés que nous en matière de vaccination sont contraints à de nouvelles mesures de précaution, comme la Grande Bretagne, qui compte 66% de ses adultes complètement vaccinés, ou Israël. 
  • Les scientifiques semblent s'entendre sur la nécessité d'une immunité collective de 80 à 90% pour vaincre ce variant, mais à cet horizon de temps le rythme des vaccinations aura fortement baissé en France alors que notre couverture vaccinale est très partielle. 
  • Boris Vallaud a demandé au gouvernement de prendre des mesures pour relancer la vaccination et pour ralentir la propagation du variant Delta.  
 Question de Boris Vallaud 
  Député des Landes 
POUR L'ACCOMPAGNEMENT DES JEUNES DE 18 A 25 ANS SORTANT DE L'AIDE SOCIALE A L'ENFANCE

L’Assemblée nationale a commencé cette semaine l'examen du projet de loi relatif à la protection des enfants.

Avant le début de l'examen de ce texte, Isabelle Santiago, députée du Val-de-Marne, et plusieurs députés dont les députés du groupe Socialistes et apparentés ont déposé une proposition de loi relative à l’accompagnement vers l’autonomie des jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance, qui sera déclinée en amendements pendant les débats.

Pourquoi cette proposition de loi ? En 2016, les données de l’INSEE indiquaient que près d’un quart des personnes privées de logement sont d’anciens enfants placés. Chez les plus jeunes (18-24 ans), on recense jusqu’à 36 % d’anciens enfants confiés parmi les sans-abris. Si beaucoup proposent des « contrats d’accès à l’autonomie », ceux-ci sont optionnels, ne sont pas encadrés par la loi et ne peuvent aller au-delà de 21 ans.
Que propose ce texte ? Il propose de rendre systématique l’accompagnement des jeunes de l’ASE de 18 à 25 ans. Depuis 1974 et l’abaissement de la majorité à 18 ans, les départements n’ont aucune obligation vis-à-vis des jeunes à leur majorité. Durant la crise sanitaire, l’interdiction des « sorties sèches » à 18 ans des jeunes de l’aide sociale à l’enfance (ASE) a sauvé de nombreux jeunes de la rue. 
LE GOUVERNEMENT CREUSE LES INEGALITES A L'ECOLE
Depuis 4 ans, la politique du gouvernement et de sa majorité creuse les inégalités à l'école : 
  • Inégalités entre les établissements. Le projet de réforme du bac, abandonne le caractère national de l'examen. Le bac va devenir un diplôme d'établissement. La mise en place du contrôle continu intégral est dans la même logique que la mise en place de Parcoursup qui sélectionne déjà les étudiants selon leur établissement d'origine. C'est en fonction de la résidence de ses parents et de l'accès aux établissements de centre-ville, autrement dit de son appartenance sociale, que les portes du supérieur vont s'ouvrir.
  • Inégalités entre les élèves. La loi de refondation de l'école de la République de 2013 a introduit dans le code de l'éducation le concept d'école inclusive pour les élèves de situation de handicap. Depuis la rentrée 2015, les dispositifs de scolarisation des élèves en situation de handicap sont dénommés unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis). Malheureusement trop peu de professeurs du secondaire ont été formés ces dernières années à enseigner en ULIS, auprès des élèves en situation de handicap. Le risque est, ainsi, de voir de nombreux postes vacants en septembre. Il serait totalement inacceptable de voir ces postes spécialisés, si importants pour les élèves en inclusion, confiés à la hâte à des remplaçants titulaires ou contractuels non formés et qui ne les auraient pas demandés.
Car l'école inclusive devrait être l’une des priorités de l’Education Nationale, Gérard Leseul a alerté le gouvernement sur sa responsabilité dans les inégalités sociales à l'école. 
Question de Gérard Leseul
 Député de Seine-Maritime
LOI BIOETHIQUE - ENFIN LA PMA POUR TOUTES LES FEMMES !
Nous avons voté pour la loi bioéthique. Elle comprend des avancées notables pour la science et la société, dont l’emblématique ouverture de la procréation médicalement assistée, ou PMA, aux couples de femmes et aux femmes seules.
  • Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est bien parce que des avancées sociétales majeures ont été portées par des gouvernements de gauche dans le passé. Nous pensons au Pacs adopté en 1999 sous le gouvernement de Lionel Jospin. Nous pensons évidemment au Mariage pour tous adopté en 2013.
  • Ces avancées ont permis une reconnaissance juridique et des droits nouveaux à celles et ceux qui n’en avaient pas. Elles ont aussi et surtout permis une évolution de la société. Aujourd’hui 67% des Français se disent favorables à l’ouverture de la PMA pour toutes les femmes, contre 53% en 2014.

Durant les deux années de débats parlementaires, Hervé Saulignac puis Gérard Leseul ont mené le combat contre les discriminations en fonction de l'orientation sexuelle lors du don du sang.
  • Un délai d’abstinence spécifique est encore imposé en France aux hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes : il est de quatre mois aujourd'hui. De nombreux pays ont déjà ouvert le don du sang aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, parmi lesquels le Portugal, l’Espagne, l’Italie ou Israël et même la Pologne. 
  • Lors de la nouvelle lecture de ce projet de loi, le gouvernement a fini par reprendre la position portée par le groupe Socialistes et apparentés. Nous nous en félicitons et serons vigilants sur la publication des décrets et l’effectivité rapide de cette mesure permettant de mettre fin à une discrimination.  
 Discours de Gérard Leseul
 Député de Seine-Maritime
LES MEDIAS
DE LA SEMAINE






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