Copy
Lettre #65
Vendredi 22 mai 2020
S'ABONNER A LA LETTRE D'INFORMATION
Chers toutes et tous,

A l'Assemblee nationale, cette deuxième semaine de deconfinement a été consacrée au contrôle du gouvernement par les groupes parlementaires. Nous avons choisi d'interroger le Gouvernement sur les pénuries de médicaments et sur les masques pour lesquels, des le 28 avril, nous avions mis comme principe leur gratuité. 

Bonne lecture,

Amitiés socialistes,
 

Valérie Rabault
Députée de Tarn-et-Garonne,
Présidente du groupe Socialistes et apparentés à l'Assemblée nationale
SOIGNANTS, AIDES A DOMICILE...ILS NE VEULENT PAS UNE MEDAILLE, ILS VEULENT PLUS DE SALAIRE !

Le Gouvernement a promis de verser une prime exceptionnelle à tous ceux mobilisés pendant la crise sanitaire : agents de la fonction publique, et notamment de la fonction publique hospitalière, aux personnels des EHPAD et des services d’aide à domicile, au reste du secteur médico-social. C'est une bonne chose, nous l'avions demandé depuis le début de la crise.

Néanmoins, la mise en oeuvre cette prime par le Gouvernement rencontre plusieurs difficultés :

  • Certains départements sont privés de la prime maximale alors que tout démontre qu’ils ont été plus frappés que certains de ceux qui y ont droit. Et à l’intérieur d’un même département, des établissements hospitaliers seront éligibles à la prime quand d’autres n’y auront pas droit. (voir la question d'Hervé Saulignac, député de l'Ardèche)
  • Au sein d’un même hôpital et d'un même EHPAD, une partie du personnel sera récompensée tandis que l’autre ne le sera pas. C'est notamment le cas des sociétés prestataires de restauration ou de nettoyage. (voir la question de Christine Pirès Beaune, députée du Puy-de-Dôme)
  • Cette prime ne sera pas la même pour tous alors que tous ont accompli leur travail avec une prise de risque identique et un courage remarquable. Nous avons demandé que cette prime soit égale pour tous les personnels mobilisés.
  • Pour les aides à domicile, cette prime restera à l’appréciation des structures employeuses. Etant donné les difficultés financières de nombreuses associations, cette prime sera à géométrie variable en fonction du statut des aides à domicile. (voir la question de Jean-Louis Bricout, député de l'Aisne)

Lors des questions d'actualité nous avons demandé au gouvernement de réparer ces injustices, mais également :
  • De revaloriser les salaires de tous les professionnels mobilisés en première ligne pendant la crise sanitaire : personnels des hôpitaux et des EHPAD, aides à domicile et tous ceux qui ont pris soin de nous, de nos aînés ou des personnes en situation de handicap.
  • D'arrêter de raisonner en silos. La concertation que le Ministre de la Santé souhaite lancer dans les prochaines semaines devra concerner tous les secteurs : l’ hôpital, mais aussi la médecine de ville, les EHPAD, l’aide à domicile, les soins palliatifs. 
  • De présenter enfin la loi consacrée à la dépendance promise par le Président de la République pour 2018, puis pour 2019. Nous sommes en mai 2020 et nous attendons toujours. (voir la question de Joaquim Pueyo, député de l'Orne)
MASQUES - NOUS DEMANDONS LA GRATUITE PARTOUT ET POUR TOUS !
La proposition de résolution que nous avons déposée le 28 avril, en prévision du débat relatif au déconfinement, comportait une mesure de justice face au risque sanitaire : la gratuité des masques.
Pour l’heure, tel n’a pas été le choix du gouvernement qui a a certes encadré les prix, mais à des niveaux dix fois supérieurs à ceux qui étaient pratiqués avant la crise et uniquement pour les masques à usage unique.
  • De plus, cet encadrement du prix des masques chirurgicaux devait prendre fin le 23 mai. Boris Vallaud et Valérie Rabault ont alerté le gouvernement sur ce sujet, sans réponse dans un premier temps.
Vendredi 22 mai, sous la pression des députés socialistes et apparentés, le gouvernement a modifié à la dernière minute son décret d'encadrement du prix des masques pour le prolonger jusqu'au 10 juin.
  • C'est le minimum mais comme le montre une étude de 60 millions de consommateurs, le budget en masques peut représenter jusqu’à 100 euros mensuels pour une famille ayant deux enfants. 
  • C'est inaccessible aux foyers les plus pauvres. Les masques étant un bien essentiel à la santé publique, ils doivent être accessibles gratuitement, partout et pour tous comme l'a rappelé Boris Vallaud, député des Landes, lors des questions d'actualité.
Question de Boris Vallaud
Député des Landes
PENURIE DE MEDICAMENTS - UN DEBAT ORGANISE A l'ASSEMBLEE A NOTRE INITIATIVE
Si nous avons choisi d'organiser un débat sur la pénurie de médicaments, c'est parce que depuis 2017 nous alertons le gouvernement, et qu’en 3 ans nous n'avons obtenu quasiment aucune réponse.
  • Le 13 décembre 2017, la présidente de notre groupe Valérie Rabault a adressé un premier courrier à la Ministre de la santé, qui s’est contentée d’un accusé de réception.
  • En avril 2018, elle a de nouveau interrogé le Gouvernement, sans effet.
  • En février 2019, lors d’une question orale, le secrétaire d’Etat auprès de la Ministre de la santé a reconnu le problème sans donner de solution.
  • Face à l’absence de réponses, Valérie Rabault a décidé le 19 juin 2019 d’interroger directement le Premier ministre lors des questions au gouvernement.
Question de Valérie Rabault
le 19 juin 2019

Quelle est la situation ?

 
Depuis trois ans, tous nos territoires sont concernés par ces ruptures de stock de médicaments ou tensions d’approvisionnement.
  • Au total 1 français sur 4 a ainsi déjà été confronté à cette pénurie, c’est-à-dire à une difficulté ou à une impossibilité d’approvisionnement auprès d’une pharmacie dans un délai de 72 heures.
  • Si cette pénurie n’est donc pas récente, la crise du coronavirus a mis au grand jour notre fragilité et au-delà celle de l'Europe en la matière, avec des tensions d’approvisionnement sur certains médicaments essentiels pour la prise en charge des patients en réanimation, comme les curares ou le midazolam, des anesthésiques. En pleine crise sanitaire en Chine, le 11 février 2020, Christine Pirès Beaune, députée du Puy-de-Dôme alertait  déjà sur ce risque.
Question de Christine Pirès Beaune
le 11 février 2020

Quelle est la situation ?


Depuis trois ans, tous nos territoires sont concernés par ces ruptures de stock de médicaments ou tensions d’approvisionnement.
  • Au total 1 français sur 4 a ainsi déjà été confronté à cette pénurie, c’est-à-dire à une difficulté ou à une impossibilité d’approvisionnement auprès d’une pharmacie dans un délai de 72 heures.
  • Si cette pénurie n’est donc pas récente, la crise du coronavirus a mis au grand jour notre fragilité et au-delà celle de l'Europe en la matière, avec des tensions d’approvisionnement sur certains médicaments essentiels pour la prise en charge des patients en réanimation, comme les curares ou le midazolam, des anesthésiques.
 

Quelles sont nos propositions ?


Un rapport "visant à procéder à l’analyse des causes profondes de cette situation en matière de choix industriels" a été remis au Premier ministre le 4 février dernier. Il faut maintenant passer à l'action. Lors de ces débats, nous avons proposé notamment deux choses.
Une transparence des médicaments actuellement en pénurie et de ceux pour lesquels il existe un risque de rupture. Il faut également un réel pilotage prévisionnel des pénuries de médicaments afin d’anticiper et d’identifier en amont les éventuelles ruptures de stock et d’approvisionnement.
La relocalisation en France et en Europe de certains sites de production. Près de 40 % des médicaments commercialisés dans l’Union européenne proviennent de pays tiers et 80 % des fabricants de substances pharmaceutiques actives utilisées pour des médicaments disponibles en Europe sont situés en dehors de l’Union.
 
Intervention de Christine Pirès Beaune
Intervention de Jérôme Lambert
ASSURANCE CHOMAGE - NOUS DEMANDONS L'ABROGATION DE LA REFORME DU GOUVERNEMENT 
Il y a un an, nous nous opposions à une réforme de l'assurance-chômage fondée sur l’idée que les demandeurs d’emploi étaient responsables de leur sort, étant trop confortablement indemnisés par l’assurance chômage.
Pour être indemnisé, il devenait désormais nécessaire de travailler six mois durant les deux années précédentes au lieu de quatre mois durant les vingt-huit mois précédents, soit travailler un jour sur quatre au lieu d’un jour sur sept

La crise économique et sociale liée au Covid 19 nous rappelle l'injustice de cette réforme :
  • Au début de la crise sanitaire, le gouvernement certes suspendu jusqu’en septembre le second volet de la réforme, qui durcit le calcul de l’allocation pour les travailleurs précaires et qui devait entrer en vigueur le 1er avril. En revanche, la règle déjà entrée en vigueur le 1er novembre qui durcit les conditions d’accès et de rechargement des droits est toujours valable.
  • Il faut purement et simplement abroger cette réforme de l'assurance-chômage comme l'a rappelé Laurence Dumont, députée du Calvados.
En plus d'abroger cette réforme, il faut protéger les travailleurs les plus fragiles, ceux qui avant la crise déjà occupaient un emploi précaire, ainsi que les travailleurs des secteurs les plus sévèrement touchés par la crise sanitaire – dans l’hôtellerie, la restauration, la culture, le tourisme ou encore l’événementiel.
  • Il faut aussi protéger tous ces jeunes qui devront, au cours des prochaines semaines et des prochains mois, entrer sur le marché du travail, dans des conditions extrêmement difficiles, avec des opportunités encore plus réduites qu’auparavant.
  • Il faut mettre en place le revenu de base que nous proposions en janvier 2019, qui permettrait à tous les jeunes, et notamment aux moins de 25 ans de pouvoir avoir accès aux minima sociaux comme l'a proposé Christine Pirès Beaune, députée du Puy-de-Dôme.
CRISE SANITAIRE - NOS QUESTIONS POUR CONTROLER L'ACTION DU GOUVERNEMENT

Quelles réponses pendant et après la crise du covid-19 pour améliorer la sécurité sanitaire ?

 

  • En s'interrogeant sur l'après-crise, Christophe Bouillon a questionné le gouvernement sur la souveraineté sanitaire de la France, notamment sur la production de médicaments et la garantie d'un vaccin pour les Français. Vidéo ici
  • Jean-Louis Bricout a lui interpellé le gouvernement sur plusieurs sujets d'après-crise, comme sur le second tour des élections municipales, la mise à disposition de masques pour les familles précaires et le dépistage sérologique. Vidéo ici
 

Questions sur les mesures sociales urgentes à prendre face au covid-19

  • Jean-Louis Bricout a interpellé le gouvernement sur la situation des plus fragiles, notamment des sans domiciles fixes.  Avec la crise, ils font partis de la population la plus durement touchée et doivent voir un hébergement d'urgence leur être garanti. Vidéo ici
  • Jean-Louis Bricout a ensuite posé une seconde question sur la prime promise au personnel mobilisé pendant la crise, notamment aux aides à domicile, et a demandé des garanties au gouvernement sur le fait que tout le monde touchera bien cette prime. Vidéo ici
 

La souveraineté économique, écologique et sanitaire à l’épreuve de la crise du covid-19

  • Dominique Potier a développé le concept de "souveraineté solidaire" qui caractérise la capacité d’une communauté de nations à prendre sa part dans la recherche des solutions à apporter. Vidéo ici
  • Christine Pirès Beaune a de nouveau interpellé le gouvernement sur Luxfer, une entreprise du Puy-de-Dôme produisant des bouteilles à oxygène. Qu'attend le gouvernement pour agir et nationaliser cette entreprise ? Vidéo ici
 

Le déconfinement, quelle mise en œuvre après une semaine ?

  • Christophe Bouillon a rappelé, que pour être efficace, le déconfinement doit d’abord s’accompagner d’une capacité à tester massivement des publics ciblés sur notre territoire, et doit ensuite être envisagé avec nos voisins et partenaires européens. Vidéo ici
  • Christophe Bouillon a ensuite interrogé le gouvernement sur le protocole de dépistage. Quel est le délai d'attente des résultats ? Comment doit être organisée la période d’attente des résultats ? Y a-t-il une obligation d’aller travailler, que ce soit pour les aides à domicile ou pour les autres professions ? Vidéo ici
 

L’opportunité d’une quatrième révolution industrielle, écologique et numérique

  • Joaquim Pueyo a rappelé que l’enjeu n'était pas de savoir si nous sommes pour ou contre une révolution qui est déjà engagée, mais d’en fixer les objectifs, faute de quoi nous devrons, une fois de plus, passer après pour protéger ceux qui auront été abîmés par ses avancées. Vidéo ici
  • Joaquim Pueyo a ensuite interrogé le gouvernement pour savoir comment notre pays pourra-t-il assurer sa souveraineté alors qu’il sera encore plus connecté et dépendant des technologies privées dans les prochaines années, les grands entreprises du numérique étant principalement américaines ?  Vidéo ici
 

Les décisions relatives à la gestion des stocks de masques

 

  • Christine Pirès Beaune est revenue sur les propos du Président de la République qui est venu dire aux Français qu’il n’y a pas eu de pénurie de masques. C’est une faute terrible vis à vis de tous ceux, et particulièrement les personnels soignants, qui ont vécu au quotidien ce manque de masques. Vidéo ici
ACCORD FRANCO-ALLEMAND - NOTRE ANALYSE
Lundi 18 mai, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont présenté un plan de relance de 500 milliards d’euros de dépenses budgétaires.

Le plan de relance accroitra notamment les investissements dans les transitions numérique et écologique.
Ce plan se base sur une capacité d’endettement : la Commission européenne sera autorisée à se financer sur les marchés. C’est donc une forme de dette commune qui est créée. 

Vous trouvez ci-dessous notre analyse de cet accord franco-allemand.
RETROUVEZ NOTRE NOTE D'ANALYSE
DANS LES MEDIAS
RETROUVEZ LES LETTRES D'INFORMATIONS PRÉCÉDENTES






This email was sent to <<Adresse email>>
why did I get this?    unsubscribe from this list    update subscription preferences
Groupe Socialistes et apparentés · 126 rue de l'Université · Paris 75007 · France

Email Marketing Powered by Mailchimp