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Lettre #89
Vendredi 11 juin 2021

 LES 3 POINTS À RETENIR 

  1. Assurance-chômage: Mardi, nous avons présenté devant le Pôle Emploi d'Aubervilliers une étude que nous avons réalisée sur les conséquences de la réforme de l'assurance-chômage qui entrera en vigueur au 1er juillet 2021. Nous y révélons, département par département, le nombre de perdants que fera cette réforme. Parmi les 2,8 millions de chômeurs qui entreront dans l'assurance-chômage à partir du 1er juillet, 1,15 millions seront perdants dont 340 000 jeunes de moins de 25 ans. 
  2. Jeunesse : 1 million de jeunes en France vivent sous le seuil de pauvreté, et 30% des moins de 25 ans sont touchés par le chômage. De trop nombreux jeunes font la queue aux distributions alimentaires et doivent choisir entre payer leur loyer ou se nourrir. 15 présidents de départements et la maire de Paris ont de nouveau dit cette semaine être prêts à expérimenter un "minimum jeunesse". Pour sa première question d'actualité, Lamia El Aaraje, députée de Paris, a demandé au gouvernement de créer ce dispositif comme nous le demandons depuis deux ans déjà. 
  3. Allocation Adultes Handicapés (AAH) : Mercredi, la commission des affaires sociales a examiné une proposition de loi qui visait notamment à supprimer la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Aujourd’hui, si un adulte en situation de handicap est en couple, alors son allocation est calculée en fonction des revenus de son conjoint. C'est ce qu'on appelle la conjugalisation. A cause de cette conjugalisation, l'AAH peut être réduite, voire supprimée, pour les personnes en situation de handicap vivant en couple. Cela crée une dépendance au sein du couple. Malheureusement, la majorité s’est opposée à cet article pourtant soutenu par l'ensemble des groupes parlementaires. Nous appelons le gouvernement et la majorité à revenir sur sa décision lors de la séance publique qui aura lieu jeudi 17 juin.
NOTRE ETUDE SUR LES CONSEQUENCES DE LA REFORME DE L'ASSURANCE CHOMAGE
Mardi, nous avons présenté devant le Pôle Emploi d'Aubervilliers une étude que nous avons réalisée sur les conséquences de la réforme de l'assurance-chômage qui entrera en vigueur au 1er juillet 2021.
Regardez la conférence de presse de présentation de notre étude
Parmi les 2,8 millions de chômeurs qui entreront dans l'assurance-chômage à partir du 1er juillet, 1,15 millions seront perdants :
  • Qui sont ces demandeurs d’emploi qui vont perdre à cause de la réforme ? Ce sont les “permittents” qui alternent CDD et périodes de chômage (plus de 8 perdants sur 10 seront des demandeurs d’emploi qui ont terminé un CDD ou un contrat d’interim), ce sont les jeunes qui rencontrent le plus de difficultés à s’insérer durablement sur le marché du travail (345 000 demandeurs d’emploi de moins de 25 ans seront perdants)
  • Combien vont perdre les demandeurs d’emploi à cause de la réforme ? En moyenne, les 1,15 millions de perdants de la réforme verront leurs allocations baisser de 17%  par rapport au niveau qu’elle aurait atteint si la réglementation était restée inchangée. Parmi eux, 365 000 perdants, qui auraient perçu en moyenne 885 euros net par mois sans la réforme verront leur allocation baisser de 30% (662 euros net par mois après la réforme) !
  • Où vivent les victimes de cette réforme ? C’est ce que nous avons voulu savoir en établissant une projection territorialisée de ce nouveau mode de calcul. Tous les départements seront impactés, mais en pénalisant les “permittents” ce sont les territoires qui subissent déjà une situation économique et sociale dégradée qui seront les principales victimes de la réforme. Retrouvez tous nos chiffres par département dans le tableau ci-dessous.

 Question de Boris Vallaud 
 Député des Landes 
Lire notre étude
NOUS CONTINUONS A DEMANDER LA CREATION D'UN MINIMUM JEUNESSE 
La crise économique que nous traversons touche les plus fragiles, la pauvreté explose et les jeunes sont particulièrement concernés :
  • Les jeunes touchés par la pauvreté sont de divers horizons - actifs, en cours d’insertion, étudiants ou en apprentissage. Ils ont un point commun : les difficultés à s'insérer sur le marché du travail et un sentiment d'abandon. 
  • 1 million de jeunes en France, vivent sous le seuil de pauvreté, et 30% des moins de 25 ans sont touchés par le chômage. De trop nombreux jeunes font la queue aux distributions alimentaires et doivent choisir entre payer leur loyer ou se nourrir.  
  • 15 présidents de départements et la maire de Paris ont dit cette semaine être prêts à expérimenter un "minimum jeunesse" pour les moins de 25 ans. Pour sa première question d'actualité, Lamia El Aaraje, députée de Paris, a demandé au gouvernement de créer ce dispositif comme nous le demandons depuis deux ans déjà. 
 Question de Lamia El Aaraje 
 Député de Paris 
LA MAJORITE REFUSE L'INDIVIDUALISATION DE L'ALLOCATION AUX ADULTES HANDICAPES
Mercredi 9 juin la commission des affaires sociales a examiné la proposition de loi portant divers mesures de justice sociale. L’article 3 de ce texte vise à supprimer la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) :
  • Aujourd’hui, si un adulte en situation de handicap est en couple, alors son allocation est calculée en fonction des revenus de son conjoint. C'est ce qu'on appelle la conjugalisation. 
  • A cause de cette conjugalisation, l'AAH peut être réduite, voire supprimée pour les personnes en situation de handicap vivant en couple. Cela crée une dépendance au sein du couple.
  • Nous pensons que l'AAH doit être individualisée car ce n'est pas un minima social mais une allocation pour palier un handicap afin de permettre aux personnes bénéficiaires de retrouver un semblant d'autonomie.
  • Individualiser (ou déconjugaliser) l'AAH ferait 196 000 ménages gagnants pour un gain moyen mensuel de 300 euros selon la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

Malheureusement, la majorité s’est opposée à cet article pourtant soutenu par l'ensemble des groupes parlementaires. Nous appelons le gouvernement et la majorité à revenir sur sa décision lors de la séance publique qui aura lieu jeudi 17 juin.
PANNE DES NUMEROS D'URGENCE - NOUS AVONS INTERPELLE LE GOUVERNEMENT
Le 2 juin dernier, les services d’appel dédiés aux urgences ont été inaccessibles durant sept heures avec des conséquences tragiques.  
  • Cette panne technique a mis en lumière, de manière dramatique, la très grande fragilité de notre système d’accès aux soins : pas de médecins de proximité, pas de médecins de garde, personne sur le territoire pour prendre le relais de cette défaillance. 
  • Nos concitoyens ne peuvent pas être à la merci d’un tel échec, qui jette par ailleurs un terrible doute sur l’ensemble des systèmes de sécurité de l’État.
  • Cecile Untermaier a demandé au gouvernement de donner des éclairages sur les solutions mises en place pour pallier à la défaillance de ce dispositif et à celle du système d'accès au soin. 
 
 Question de Cécile Untermaier 
 Député de la Saône-et-Loire 
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