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Ah la la <<ton plus beau prénom>>, qu'il me tardait de te raconter la suite...

Aujourd'hui c’est Terminus Day 🎉 

Au fait, si tu as des commentaires ou questions (dont je me réjouis 😃), réponds simplement à ce courriel 💌

PS : si le premier épisode (de la fin de notre Pacific Crest Trail) s’est retrouvé noyé dans le vaste océan de ta boîte aux lettres électronique ou que tu viens de nous rejoindre, le revoici.

Allez, on y retourne 🥾 
 


Jour 149. Dimanche 26/9.

On a campé avec Spot et Ziploc et au réveil, on s'échauffe et se réchauffe en dansant sur Gloria de Laura Branigan.

Un moment qui cimente encore plus notre amitié et nous donne du courage.

Complicité.
Excitation.
Trac.

Trac car aujourd'hui on a rendez-vous avec la pluie et le froid.
 
10h28 - on sort de la forêt

On avance bien et je suis tant soufflée par la beauté des paysages que lorsqu'on atteint Glacier Pass j'ai envie de pleurer…

En un instant, on passe d’une forêt humide et sombre à une crête multicolore et éclatante.

De nouveau ces mélèzes dorés qui m'hypnotisent 🤩 
 

Montagnes à perte de vue.
Un territoire si vaste auquel on n’accède qu’à pied.

La seule empreinte humaine, c'est le sentier qui entaille délicatement la montagne opposée.

Ce sentier nous offre tant de pépites.
Quel privilège !
 
11h02. Joie et reconnaissance envers le Chemin...

J'avance presque en traînant les pieds.
(Au sens figuré.)
Je voudrais en profiter plus longtemps.

Enfin on atteint Harts Pass.

Trail magic!

La surprise est de taille car le trail angel, c'est notre ami Sasquatch 💚
Il a loué un fourgon pour porter des chaises, des bières, des chips, des barres énergétiques, des bonbons et tout ce qu'il faut pour nous préparer des sandwiches, des œufs brouillés, du French Toast (pain perdu… en mon honneur 😊 car c’est mon trail name) et des grilled cheese sandwiches.

On s'attarde.
Une dizaine de hikers est là.
Pour eux le trail vient tout juste de se terminer.

Pour eux, c’est l'heure de célébrer.
Pour nous, c’est l'heure de marcher...
« Le monde se divise en 2 catégories » : toi tu marches… (par ici pour la réf)

Un thermomètre cloué à un arbre me donne la température en degrés Celsius : 11.

Les nuages ont tout recouvert.
Le vent se lève.
La pluie est proche...

30,6 miles jusqu'au terminus et 30,6 miles retour.
Bref, "plus que" 98,5 km !

On repart à 15h et instantanément, la pluie s’invite à nos côtés !
 
Charlie sur le retour !

Une autre surprise : on croise Charlie qui est sur le retour.
On avait rencontré Charlie dans la Sierra Nevada.
2 heures après notre rencontre, il glissait dans un torrent en crue et frôlait l'hypothermie.

On ne s’était pas pas vus depuis Crater Lake (mile 1829 !)
Une éternité !
 
16h54. Malgré la grisaille et la pluie, c'est beau. Et les mélèzes nous font une haie d'honneur...

On dépasse Buffalo pass, les nuages sont bas dans les vallées et la visibilité diminuée.

On croise tout un équipage : chevaux, mules, cavaliers et chasseurs…
On semble être les seuls à avancer dans ce sens.

Spot et Ziploc nous distancent.
 
18h45. Les encouragements sont partout...

La pluie s'intensifie et alors qu'on s'enfonce dans la forêt, la nuit tombe.
Rapidement, le sentier se transforme en ruisseau.
Un ruisseau d’eau glacée...

Mile 2634. Altitude : 1800 m
11 miles (18 km) parcourus depuis Harts Pass.

On peut s'arrêter maintenant là ou pousser jusqu'au prochain campement possible à 4,9 miles de là et à 1900 m.

Je n'en ai pas la force.
Je veux me mettre à l'abri et me lover dans mon quilt si chaud.

On en reste à 26,4 miles (42,5 km) pour aujourd'hui.
Encore 19,6 miles (31,5 km) jusqu'au terminus.

Demain on le touchera ce monument tant fantasmé !
 
Lundi 27 septembre, 8h - Humides, fatigués mais prêts à conquérir le graal.

Jour 150. Lundi 27/9...

TERMINUS DAY!


Il a plu toute la nuit, sans interruption.
Dans la tente, tout est trempé.
J’ai dormi avec mon pantalon imperméable pour m'isoler de l'humidité et du froid.

Réveillés à 6h50, on a mal dormi.
Je n'ai pas envie de quitter mon sac de couchage, pourtant humide.

Qu'on me donne encore un peu de repos !

A 7h30 on commence à ranger.

Ce que je redoute le plus quand il pleut et qu'il fait froid, c'est de replier la tente parce qu'ensuite j'ai les doigts gelés pendant 15 minutes 😭
Tu connais cette sensation <<ton plus beau prénom>> ?

Mais ce matin, peu importe, on a rendez-vous.

Malgré la fatigue.
Malgré la pluie.
Malgré le froid.
L’appel du terminus est plus fort. (Et aussi on n’a pas le choix 😛)

On y est "presque", plus que 31,5 km !

 
Les réparations n'ont pas fonctionné, une flaque s'est formée à mes pieds...

On décampe à 8h sans espoir de rattraper Spot et Ziploc.
Ces deux-là, plus c'est misérable, mieux ils avancent :-)

Toujours ce fichu sentier transformé en ruisseau.
J’ai les pieds mouillés, j’ai les pieds gelés...

Je laisse ces pensées s’effilocher puis s'évanouir.
Je ne veux pas gâcher mon temps à me plaindre.
Je connaissais les règles du jeu.
 
10h22 - on passe de crête en crête

Je fais confiance à mes trail legs, je sais qu’elles peuvent me mener au bout.

Alors à quoi j'ai envie d'occuper mon esprit ?

Je repense aux différents paysages qu'on a traversés, aux rencontres qu'on a faites et aux moments de détresse : périostites tibiales, vent épuisant, sable, soif, fatigue, épuisement, frustrations en tous genres.

J'ai toujours, soit trouvé une solution, soit un miracle s'est produit.
 

Alors qu'on marche dans les nuages, je passe en revue mes souvenirs :
  • notre toute première trail angel - qui n'en était pas une...
  • ma capacité à apprivoiser mes périostites,
  • l’apprentissage de nos besoins et limites pour apprécier la marche à deux,
  • notre joyeuse tramily,
  • les water caches qui ont étanché notre soif dans le désert,
  • les personnes qui nous ont transportés, nourris, accueillis,
  • les conseils glanés sur le chemin comme percer les ampoules avec une aiguille et du fil et laisser le fil en place pour que le liquide s'écoule - et que l’ampoule ne se reforme pas (tu verras, ça changera ta vie !),
  • les massages de Van-go. Elle m'a appris à mieux comprendre mes muscles, leurs interactions et à les chouchouter,
  • la magie de Mama Bear et son banana bread salutaire après une traversée de 3 miles dans le sable et le vent,
  • la course contre les orages dans la Sierra Nevada,
  • la course en tête des incendies en Californie et en Oregon,
  • Safety et Plateleg, si heureux de nous accueillir dans leur petite cabane après avoir fait connaissance via Instagram 2 ans auparavant,
  • etc.
    (je t'épargne 50 points suivants)
11h43. A découvert il fait moins humide mais le vent prend le relais.
Derrière chaque épreuve, chaque nuage, un rayon de soleil.

Quand j'ai repris le chemin après 3,5 jours de repos au tout début, je me rappelle combien je savourais chaque pas qui n’était pas trop douloureux, comme je remerciais la visite du moindre 🦎 / 🐿 / 🦋 ou colibri !

Mentalement, je remerciais les volontaires qui maintiennent le sentier.

Je remerciais les marcheurs avant moi pour avoir disséminé les graines des fleurs qui bordent le sentier, heureuse de les heurter à mon tour et de propager/perpétuer la Beauté…

Je remerciais Nate d’avoir choisi de faire cette marche de fou.

Je remerciais mon audace de l’accompagner dans cette aventure de dingue…

Je remerciais encore et toujours mon corps de me porter vers plus de beauté et de joie.
Ce corps que j’ai souvent maltraité mais avec lequel je suis unie pour la vie.

Unie…
J’aime le caractère immuable de ce mot.
À la vie, à la mort 👊🏽

Dire merci.

La gratitude est l’énergie la plus puissante que je connaisse.

Avant mon burn-out, j'avais une grave tendance aux râleries et à l’insatisfaction.

Je ne suis pas irréprochable mais depuis je me vois partir dans une spirale négative énergivore et contreproductive… alors je reviens au centre... à mes pas.
Voilà Dirt Pit, elle remonte la vallée vers laquelle on descend.
Elle l’a fait !
Elle est incroyable !!

Ce matin, en quittant le terminus, elle a entendu un craquement, un bruit sourd et d’instinct, elle a bondi en avant.
Un grand fracas et juste derrière elle, un sapin effondré !
C’est passé si près…

En 2019, un hiker est mort écrasé sous un arbre en chute. Les trail angels qui nous ont régalés le soir de mon anniversaire l’avait nourri la veille…

Peu d'arbres en redescendant de la crête.
On voit distinctement les marcheurs qui remontent : FOMO, Fire Thighs, Willie Nelson, Forest Witch… 

Félicitations, encouragements et adieux.

J'ai quelques lacets pour me préparer aux adieux avec Forest Witch, une Brésilienne rencontrée à l'entrée de la Sierra Nevada (mile 702).
Conséquence du travel ban, je n’ai rencontré que 5-6 Internationals ou non États-uniens en 5 mois.

Monte en moi la réalisation que toutes ces personnes proches et étrangères à la fois, je ne les recroiserai plus jamais au détour du sentier.

Elles le quittent aujourd’hui.
Point final.

Comme quitter le lycée.
Comme quitter son entreprise.
Finies les rencontres ou conversations « accidentelles ». 

Quand Forest Witch et moi nous rejoignons, on est toutes les deux en pleurs !
On quitte définitivement les crêtes pour la forêt.
On traverse une rivière.
Des buissons bordent le sentier, encore du hiker wash...

3 miles, le compte à rebours est lancé !
 

2 petits miles, 2 misérables miles.

Il est loin le tout premier jour, le 1er mai où on faisait une petite pause à 2.6 miles (1 millième !) pour y aller doucement.
 
15h - Spot et Ziploc

Et voilà nos copains qui entament le retour.

Ils ont campé à 10 miles du terminus la veille et laissé leur tente sur place.
Il leur restera 21 miles demain jusqu'à Harts Pass.
 
1 mile... 1609,34 mètres et on y est...

Plus que quelques mètres et je devine le monument.
On entend des éclats de voix à travers les arbres.

De profil (le monument est au bout du sentier sur la gauche), Wild, Bonnie & Clyde prennent la pose à tour de rôle.
Je ressens leur joie.

Je ressens ma joie.
Je ressens le vide.
Je ressens l'importance de ce moment dont je ne sais pas quoi faire.

Bonnie, Clyde et Wild nous accueillent et nous félicitent.
Ça fait chaud au cœur.
On se comprend.
Wild trinque au mousseux...

... et je les trouve bruyants.
J'aurais voulu du silence, personne autour.
Un moment plus grave et presque intimidant...

Je nous revois 150 jours plus tôt, face au mur, face au Mexique.
Aujourd'hui, c'est une frontière ouverte à l’européenne.
Mission accomplie !

La frontière est matérialisée par une trouée dans les conifères, une ligne droite.

Une ligne droite vue en photo et dont j'avais imaginé qu'elle était le sentier qui menait au monument...

Le choses ne sont-elles pas toujours différentes de ce qu'on imagine au départ ?
Photo finish... on l'a fait ensemble ! On a tenu bon à tous les niveaux (lol)

On fait chauffer des flocons de pomme de terre avec du cheddar, on consulte le registre, on lit les témoignages de celles et ceux qu'on a rencontrés brièvement et celles et ceux avec lesquels on a marché pendant des mois...

Enfin, le silence se fait.

Ça descend. 
Je suis là. On y est.
Le méli-mélo d'émotions s'apaise.
C'est réel.

Nate veut repartir juste après manger.
Je le stoppe.
Je veux savourer encore.
L'aventure dont on plaisantait en 2019 qu’elle serait notre lune de miel...

Un moment unique à partager à deux.
Tant d'épreuves, de doutes, d'obstacles dépassés, de pas...
Tout ça ensemble.
En gardant la foi.
En cultivant la joie.

Je voudrais rester là malgré les averses.
Honorer longtemps encore le parcours, le sentier, le Chemin.

Il y a ce panneau cloué sur un arbre au bord du sentier qui indique : Harts Pass 30,6 miles.
On sait que la neige est proche...

On l’ignore le rappel du panneau.
On ne vient à pied ici qu'une seule fois.
En tout cas, à pied depuis le Mexique.
1er mai - 27 septembre 2021
 

Voilà qui est fait...

Mais tout n'est pas fait et je vais tâcher de ne garder que la substantifique moelle…

On quitte le terminus vers 17h30.
On a déjà 19,6 miles dans les pattes (sans parler des facteurs aggravants : courte nuit, pluie et froid...)

A 18h la pluie s'intensifie et la neige suit.

Maintenant il fait nuit.

Maintenant la neige accroche.

Aucun endroit n'est approprié pour camper : le risque est grand de se retrouver dans une flaque au milieu de la nuit en prenant abri sous un arbre.

18h10 - c'est la dernière photo de la journée...
 

On avance à la frontale.
L'intensité lumineuse est médiocre alors on décide de changer nos piles.

Ça change la vie !
Life changing!

J'ai les doigts gelés, je ne parviens pas à ouvrir mon sac.
Mes gants de running sont trempés, je passe aux gants de ski.

Les ponchos font leur travail, on secoue régulièrement la neige qui s'accumule entre la nuque et le sac à dos.


Je suis déterminée à ne rien lâcher...
Et si on marchait jusqu'à l'aube ?


On monte, on descend, on n'a aucune idée du paysage mais on reconnaît une crête, un ruisseau, on imagine un lac en contrebas.
Dans le silence et l'obscurité de la nuit, on sent le terrain...

On aperçoit des frontales qui remontent les lacets au loin : Bonnie, Clyde et Wild.

Ça nous motive.
On se sent moins loin...

On se sent moins seuls dans l'épreuve.

A un moment, Nate se retourne pour m'embrasser/m'encourager.
Je le repousse (avec le sourire !) : comme les mèches de cheveux qui dépassent de mon bonnet, sa barbe et couverte de neige !

On continue encore et toujours.
Un pas après l’autre.
Inlassablement.

On se réjouit à l’idée de planter notre tente près de celle de Spot et Ziploc.
De les voir demain matin...

Oui, j'ai abandonné l'idée d'une journée de 50 miles / 80 km !
 

Ziploc à 7h30 le 28/9... Spot est déjà partie !
 

On y est. À 23h on plante notre tente dans l’obscurité, le terrain n’est pas plat mais à l’abri de la neige accumulée. 
Le confort ce sera pour demain soir...

Tout est trempé par l’humidité ambiante.

On ne trouve pas le sommeil car on a froid.
On cherche à se réchauffer l’un l’autre mais toutes nos affaires sont mouillées.

Aujourd'hui Nate dit qu’il a pensé cette nuit-là que l’hypothermie était proche…

Au réveil, c’est sublime de voir tomber la neige en silence.
Le ciel est blanc, les flocons font le silence…

Après avoir fait chauffer de l’eau pour son chocolat chaud, Nate place le réchaud au centre de la tente (ventilée - je précise), l’allume et nous voilà autour du foyer à nous chauffer les extrémités.

On est exténués.

Bowie, on l'a entendu arriver vers minuit !
 

On papote avec Bowie et Apocalypse qui se préparent à toucher le terminus.
Ils vont nous manquer !

Je ne te raconte pas la galère pour chausser des chaussures glacées avec des pieds dont tu ne sens pas les extrémités...
 

Est-ce que ça ne valait pas la peine ? 100% oui !

Sur le retour, je marche en silence. 

Je m’émerveille de la neige qui saupoudre les mélèzes désormais dorés et argentés. Plus bling bling, tu meurs !

Et j'ai aussi envie de me jeter sur le bord du sentier... non pas dans le ravin mais pour dormir !

Il continue à neiger.

On croise les copains : Paris, Babs, The Juice, Librarian, Calves, Sherbert, Hailrunner, Rock, Pitchperfect, Late Start.
Ils sont fous… et enthousiastes grâce au groupe !!

Le soleil fait quelques percées.

 

 

A Harts Pass, pas un chat, pas un chevreuil, pas un véhicule, pas un humain.
Zip et Spot ont donc trouvé un véhicule pour redescend vers la civilisation 👍 

On s’installe à la table de pique-nique.

Je m’allonge sur le banc quand Sandy arrive, elle est là pour Wild, Bonnie & Clyde et offre de nous déposer à Mazama.
Elle a porté des couvertures, des boissons chaudes et du fried chicken ✨ 

Depuis Mazama, Raven et sa fille Rumi de 4 ans nous prennent en stop et nous conduisent jusqu’à Winthrop où on rejoint Spot et Zip à la pizzeria.

Surprise : Spielberg est là et nous invite pour célébrer.
Beaucoup de hikers sont sortis à Rainy pass à cause du mauvais temps ce qui fait qu’on passe quelques jours ensemble.
On aurait tant voulu finir ensemble (comme on avait commencé ensemble) et nous voilà réunis !✨ 
 

 

3 jours pour nous reposer, faire le plein de fibres, sécher nos affaires, laver nos vêtements, terminer nos tortillas, acheter une nouvelle paire de chaussures et nous réacclimater à la vie civilisée… 
Nous voilà prêts à mettre le cap sur la grande ville - Seattle.

Après quelques visites, barbecues et célébrations, on monte dans le train pour Sacramento et on retrouve nos foothills (ou piémont de la Sierra Nevada).

Home sweet home, ça faisait longtemps.
Garden sweet garden, c’est si bon de retrouver mes « petits enfants » devenus légumes sucrés et juteux…

 

« Tout Homme est tiraillé entre deux besoins.
Le besoin de la Pirogue, c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même.
Et le besoin de l’Arbre, c’est-à-dire de l’enracinement, de l’identité.

Les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre.
Jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fabrique la Pirogue. »

Mythe mélanésien (Vanuatu)

 

Voilà qui clôt le récit… merci d’avoir suivi jusqu’au bout !
Merci <<ton plus beau prénom>>, tu m'honores de ton intérêt et de ton soutien.

Au plaisir de te lire si tu souhaites réagir…

Beau Chemin ☀️ et à très bientôt
Perrine



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