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épique — issue #15

Salut les millennials et les gen-x-ers,

Vous lisez la version gratuite d'Épique, merci pour votre fidélité ! Mais vous vous demandez peut-être, pourquoi des remerciements quand que je ne suis pas censée savoir si vous lisez ? Ces louanges à vos loyautés de lecteurs ne seraient-elles pas un peu hypocrites ? Eh bien non, figurez-vous, pas du tout ! C'est très simple : dans un souci écologique, j'ai configuré le singe de Mailchimp pour qu'il désabonne de façon cruelle, aveugle et systématique les personnes qui n'ouvrent pas suffisamment Épique. Ainsi, mon taux d'ouverture est condamné à croître ; et les boites mail de ceux qui ne se montrent pas intéressés ne se trouveront jamais encombrées. N'est-ce pas génial ? J'en conviens, en quelque sorte, je mérite le prix Nobel de la paix.

Pour ce qui est du contenu gratuit, j'ai finalement décidé de ne pas le tronquer, mais de le crypter en partie. Du fait que je ne suis pas le tueur du Zodiaque (en dépit du précédent paragraphe), mon cryptage, en principe, est réversible ; cependant pour lire Épique en clair, le plus simple reste de s'abonner (toujours avec l'adresse email sur laquelle vous souhaitez recevoir le courrier).

Michel Houellebecq et le Minitel
Pour les nerds ∩ les fans de Houellebecq, je relaie ici ce texte, publié ce mois-ci sur Medium.

Ted Bundy Tapes
Je google ”ted bundy” depuis quoi, 1999, 2000 ? Souvenir de cette photo aperçue pour la première fois dans le magazine 20 ans, l’une des rares où il est moche et bouffi. Il était déjà mort depuis longtemps. Comme je découvrais ses crimes et son visage, je devais avoir seize, peut-être dix-sept ans — en somme l’âge de ses victimes. Le mois dernier, Netflix me pousse ce docu, m’assure que j’ai 99% de chances d’aimer. Ce cher Ted. Je sais tout de suite que je suis dans la merde.
Je regarde. Le premier épisode me met seulement mal à l’aise. L’enchaînement du deuxième et du troisième, en revanche, ne pardonne pas. L’ensemble, qui se termine sur ce corbillard blanc sortant de l’enceinte de la Florida State Prison, est effroyable, de sorte que je suis toujours empoisonnée dix jours après le visionnage. Par exemple, quand je joue à Red Dead, je ne suis pas tranquille : l’espace, le désert, le vide. Ces grandes bâtisses qu’il faut fouiller au crépuscule (des crépuscules de jeu vidéo, des crépuscules rapides) me rendent craintive, et les clairs de Lune en lisière des champs de tabac me donnent de drôles de pensées. Sur le rivage d’un lac ou d’une rivière, trop contemplative, je n’arrive plus à pêcher. 
Je fais savoir à mon mari que je n’arrive plus à jouer à son jeu, depuis qu’on a regardé les Ted Bundy Tapes. Mon affliction, forcément cocasse, le fait rire, et cependant il retrouve son sérieux au souvenir qu'un tueur en série opère dans ce titre-ci. D’ailleurs il se plaint, tandis que j’ouvre mes yeux de baudroie des profondeurs, une cuillère de soupe suspendue entre mon visage et l'assiette : en dépit des indices engageants qu’il m’avait fournis devant les restes humains pendus haut et court sous la voie ferrée, je ne me suis pas intéressée à cette quête.
Je regarde, donc. Les Ted Bundy Tapes. Comme promis, on entend la voix de ce fils de pute. Douce et agréable. Nul doute qu’il aurait cartonné sa chaîne ASMR. Du reste, la narration est soignée, tout comme la direction artistique. Devant les paysages américains de type «grands espaces» qui servent de transitions entre deux états de la côte ouest, entre deux personae de Ted, je suis inquiète. Ces panoramas désertiques ou montagneux sont traités de sorte que leur captation semble dater des années soixante-dix, et pourtant je leur trouve des attributs modernes, vidéo ludiques ; quelque chose qui relèverait de la génération procédurale. Ils me donnent une sensation d'immensité, d'infini, semblable à celle qui peut subvenir lorsqu'on regarde par le hublot, survolant l'Alberta avant d’atterrir en Californie, sidéré. Cinquante états et dix-mille millions de kilomètres carrés. Il semble assez clair que le pire, ici, pourra toujours se cacher.
Je songe à cette après-midi où je m’étais soulagée en contrebas d’une route peu fréquentée du désert Mojave, tandis que je conduisais seule en direction de San Diego. À demi planquée derrière la Toyota de location empruntée plus tôt au comptoir AVIS du Louxor de Las Vegas, j’eus le temps de voir un automobiliste passer à grande vitesse sur la mince route qui me faisait face ; sans mentir, sa Corvette était immatriculée «VICE». Je me renculottai prestement pour me remettre aussitôt en route, affectée. En milieu d'après-midi, je garai mon véhicule sans caractère ni custom plate en lisière de Joshua Tree, devant ce motel de plain-pied établi dans la ville californienne rectiligne de Twentynine Palms. Plus tard, dans un demi sommeil, aux aguets d'éventuels bruits sur le parking attenant, j’émettais quelques réserves quand au fait que la fenêtre de ma chambre, comme il se doit privée de volets, fût si franchissable. La curiosité est un vilain défaut, et mon cerveau, assoupi mais préoccupé, procédait au sinistre inventaire de toutes ces petites sections de pages Wikipedia que je n’aurais peut-être pas dû aller chercher, pour mélanger leurs inquiétants sous-titres avec mon actualité. L’enlèvement de Twentynine Palms. Ma pauvre fille, tu n'es pas bien. Du reste, on ne voyage pas seule, quand on est folle en plein.
Mais ne nous éloignons pas trop de Netflix. Je n’en reviens pas que la pisse-froid du Guardian ait mis deux étoiles. Quatre sur dix. C’est une anglaise, certes ; par définition toujours flegmatique et jamais enthousiaste. Le genre à écrire des livres proustiens pour immortaliser son enfance en Cornouailles, ou partager la photo du grog qu’elle vient de siffler dans un vieux pub de Norfolk. Oui, je suis allée jeter un œil à son compte Twitter, dans le but de comprendre qui pouvait écrire de telles imbécilités : «everything Bundy could teach us as a society has long been absorbed into our fabric». Ah. Une œuvre ne prendrait donc pas les gens où ils en sont individuellement ; nous appartiendrions tous à une sorte de collectif omniscient. J'ai pensé, peut-être que cette journaliste s'invente une réaction intellectuelle qui n’est pas la sienne pour paraître plus intéressante ? Souvent mauvaise critique peut se résumer à une malhonnêteté sophistiquée. À un travestissement, très vite manifeste aux yeux du lecteur (de l'auditeur, du spectateur), de la pensée de l'évaluateur. On se fabrique une sensibilité factice, en décalage avec celle qu’on estime majoritaire, populaire. Je repense à ce journaliste de Télérama qui m’avait soutenu lors d’une soirée salon que David Fincher réalisait des films de merde (je me permets ici un court résumé de son opinion). Propos surprenant s’il en est, qu'il avait eu beaucoup de mal à justifier, et qu’il ne m’avait jamais été donné d’entendre de la part de personnes exemptées du besoin de se démarquer.
De mon côté, je me suis demandée pourquoi ce documentaire sur Ted Bundy m’avait petit-traumatisée. Pourquoi, par deux fois cette semaine là, et quoi que n’ayant plus quatre ans, je m’étais endormie lampe allumée, cherchant en vain mon Popples rose et violet ; pourquoi j'avais vérifié la maison, et regretté de ne pas posséder d'arme à feu. (Les Ted Bundy Tapes m'ont transformée en supportrice de la NRA pour une heure ou deux ; de ce point de vue-là, il s'agit d'un mauvais documentaire, c'est vrai.)
Il y a, dans le troisième épisode, une sorte de climax d’abjection autour de l’enlèvement et du meurtre de la petite Kimberly Diane Leach, qui fût la dernière victime de Bundy. Leach, qui aurait cinquante-trois ans aujourd’hui, n’en a jamais eu que douze. Et puis, juste avant ça, on nous raconte le massacre de la sororité Chi Omega de Tallahassee, au cours duquel Bundy prit les jeunes vies de Lisa Levy, 20 ans, et Margaret Bowman, 21 ans. Il convient de préciser que ce double meurtre ne manqua d'un rien — peut-être dix secondes, selon le témoignage de cette autre victime — pour être quadruple. Car Bundy, déjà occupé à massacrer deux étudiantes à l'étage après en avoir laissé deux autres sans vie au rez-de-chaussée, avait dû prendre la fuite, alerté par des phares de voiture (à quoi ça tient). Cet imprévu ne l'empêcha toutefois pas, dans la foulée, d'attaquer une autre jeune femme dans sa chambre, à six blocs à peine du lieu de sa première intrusion (il était passé par la fenêtre, cette fois — tiens donc). Les policiers n'en revenaient pas : ils furent avertis de cette nouvelle tentative de meurtre à peine arrivés sur les lieux du carnage qui l’avait précédée.
J’ai également gardé en mémoire ce dessin au crayon gris (crayon de bois, crayon à papier), à la fois naïf et horrifique, présenté lors du procès. Y figure un homme sur le point de s'introduire une bûche à la main dans la sonorité. Une bûche. Du bois de chauffage, précisément, ramassé pour l’occasion dans le jardin. Enfant, j’en avais dans ma cave. Mon père nous demandait parfois d’aller en chercher pour ravitailler le foyer, quand les jours de grand froid, il y avait EJP. Le bois, chez les autres, était stocké à l’extérieur ; cependant mon père avait décidé d’entreposer nos stères autour de la fosse sceptique, dans une pièce très sombre, au sol terreux. Cette large appendice à demi souterraine se trouvait au bout d’une courte enfilade de chambres aux murs d’agglomérés bruts et aux parterres à peine bétonnés, située en bas d’un escalier dépourvu de rampe, à la raideur terrible. Outre la porte que nous utilisions pour y accéder, elle comportait une ouverture percée en son mur le moins inaccessible, soit le plus éloigné de l’entrée ; petite fenêtre carrée d’environ soixante-dix centimètres de côté, seulement fermée par un volet de bois toujours verrouillé. Dans ces moments-là, mon frère et moi étions particulièrement coopératifs et solidaires. Nous déployions une redoutable efficacité dans le dépilage et le transport du bois, appliquions à la lettre les principes du fordisme, et remontions tous deux en même temps dans la maison, une fois les bûches rassemblées au bas de l'escalier. Nous savions que de la masse de ce butin dépendait notre future tranquillité, et considérions les prises les plus lourdes comme autant de trophées. Plus tard, mon frère a fait de la spéléologie, et je me suis contentée de développer une sorte de mépris pour la tarification perverse d'EDF, à qui je n’ai jamais pardonné. 
Une bûche, donc. J'ignorais, avant cette histoire, qu'un seul coup de bûche mal placé pouvait briser une mâchoire, ou tous les os d’un visage. Le mode opératoire de Bundy, cette nuit là, ne laissait aucune chance aux victimes : impossible de douter sur un parking, d’appeler à l’aide, de refuser de monter, de se détourner. Ces étudiantes furent prises au piège de leur sommeil, de leurs lits, des murs de leurs chambres. Il y a la marque de cette morsure, complète, profonde, photographiée sur la fesse gauche de Lisa Levy, et longuement présentée à la vue de tous, pendant le procès. Elle formera une preuve odontologique sur l'envers de laquelle on visualise quelque chose d'incompréhensible ; je ne sais plus qui a parlé de «pure homicidal rage», mais je n'ai pas trouvé mieux, en français. J'ai surtout pensé aux jurées, tirées au sort, et pour qui cette histoire-là n’avait rien d’un divertissement à regarder en soirée.
Deux choses accentuent le malaise, avec Bundy. La première est une sorte d'infatuation, qui quoi qu'honteuse et dégueulasse, émerge de façon presque inévitable face à un homme que beaucoup qualifièrent de «séduisant». Elle se confirme dans les faits, avec ces groupies qui ont assisté de façon assidue aux procès, et parfois confessé leur fascination morbide devant les caméras de télé. De la même manière, après l'exécution[1], nombre de jeunes femmes furent dévastées en apprenant que le tueur entretenait non pas une, mais des dizaines de relations épistolaires depuis sa cellule, et n'avait (surprenamment) que faire d’un éventuel principe d’exclusivité. Le fait d'éprouver de l'attirance pour un être humain si peu estimable, un monstre, comme on dit, détruit l'esprit, le laisse fracassé. Qu’a-t-il fait de nous ? Se peut-il qu’il nous attire, et à la fois nous terrifie ? Au vu de toute l’érotomanie souffreteuse dont Bundy fût responsable une fois largement médiatisé, la réponse est sans appel : oui.
Le second aspect qui peut impressionner, c’est la façon dont Bundy, qui aurait pu choisir de vivre une existence tranquille, à condition de la maintenir dans la légalité, a embrassé sa représentation du monde, et sa volonté. Il y a cette phrase, d'une terrible lucidité, prononcée lors de ses aveux : je l’ai fait parce que je le voulais.
Nous connaissons mal la vie intérieure de Theodore Bundy. La police et les journalistes n'ont pu constituer qu’une sorte d’inventaire de son monde matériel, social et criminel : une trentaine d'assassinats avoués et avérés, comme on le sait, des petites amies que d'une certaine manière, il affectionnait, des études de droit tardives, mais aussi l'église et le bénévolat (car aussi étonnant que cela puisse paraître, Bundy œuvrait contre le suicide en prenant des appels téléphoniques dans un centre d’aide). Pourtant, au delà de cette matérialité, de ces fréquentations et de ces faits, siège la représentation que le tueur en série le plus agressif des États-Unis se faisait du monde, et sa volonté. Sa représentation du monde, sa manière de le voir, deep down inside, est une boite noire, qui nous sera opaque à tout jamais[2]. Sa volonté, en revanche, nous apparaît de façon très claire, puisque nous en connaissons la spectaculaire résultante : il s'agissait d’enculer des meufs mortes, après les avoir enlevées et tuées.
À l'horizon de son monde matériel, et peut-être de la représentation qu’il s’en faisait, dans une brume froide, Bundy pouvait apercevoir une limite ; la silhouette de la chaise électrique. Il n'y a jamais eu de compromis. Il savait.

«La volonté en tant que chose en soi est un désir de vie aveugle et universel. Il ne connaît pas, n’est pas conscient, ignore l’espace et le temps, la cause, le but, les limites. La volonté, dite aussi vouloir-vivre (cf. Le monde, par. 54, 324), ne découle pas du monde, c'est le monde qui découle d’elle. Elle est « l’initial et l’inconditionné », « la prémisse de toutes les prémisses. » (Le monde, chap. XXVIII, 410.)» — Schopenhauer

1. Bundy fût condamné deux fois à la peine capitale, par deux juges différents, et sans doute en partie pour des raisons de sûreté fédérale : il s'était déjà évadé deux fois — accidents carcéraux aux conséquences catastrophiques — et les flics et la magistrature, au-delà des problèmes de fugues inopinées, n'étaient pas sans ignorer qu'Old Sparky, en dépit de son générateur électrique indépendant, avait elle aussi ses ratés.

2. Quoi que certaines étudiantes en criminologie aient décidé de s'acharner (voir 3.5 — VIE FANTASMATIQUE).

So sad today

Melissa Broder est une américaine comme je les aime, à la fois cool et angoissée. J’écoute son show, «eating alone in my car», quand je fais les courses chez Waitrose ; elle me divertit devant les étals d'assortiments de légumes pour stir fries, ou lorsque j'essaie de retrouver le nom peu familier d’une sauce asiatique. Il y a quelques semaines, Olivia de Lamberterie a défoncé son livre pendant le Masque et la Plume (42'20''), pour ne le résumer qu’à quelques bizarreries autophagiques. Après son petit cirque, Madame de Lamberterie a pris la peine de préciser qu'il ne fallait «pas confondre les tweets, les blogs, et la littérature». Ces remarques, très Ancien Régime (pardon madame, ça pue la boule à mites), devenues plus craintives que snobs, me laissent pensive. Immédiatement, j’imagine Olivia se promener dans le cinquième arrondissement (mettons, au Jardin des Plantes), un détecteur à littérature au fond de son cabas Vuitton. (Convenons qu'au printemps, elle opte pour un Damier Azur.) C’est une device électronique, dotée d'une LED bleue. Elle présente le même form factor que ces petits sextoys décevants. Il va de soi qu’Olivia, lorsqu’elle investit la rédaction de ELLE, la laisse en charge dans son appartement ; point besoin de s’encombrer d’un tel objet en ces lieux de grande liberté intellectuelle, où il arrive qu’on évoque la chirurgie esthétique de la vulve (ou lifting de la chatte, comme l'écrirait Houellebecq) de façon sérieuse, enthousiaste, et en définitive d'ores et déjà convaincue.
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