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Qu'est-ce qu'on boit ?

Chaque jeudi, la SAQ met en prévente ses produits en ligne. Voici ce que je mettrais dans ma caisse cette semaine. 

 
Prévente en ligne du jeudi 19 novembre 
Arrivage en succursale autour du vendredi 27 novembre 
 
 

Si vous appréciez mon travail, vous êtes invités à faire une contribution volontaire annuelle en cliquant sur ce lien, ou par virement Interac à infolettre.vincentsulfite@gmail.com (mot de passe : Vincentsulfite). Ce n'est pas un abonnement, c'est comme si vous laissiez du tip à votre camelot à la période des Fêtes. Ceux qui contribuent recoivent l'infolettre le mercredi à minuit, c'est donc de leur faute si c'est sold out ;)

 

Contribution annuelle suggérée: 

5 $ si vous achetez une bouteille une fois de temps en temps

10 $ si vous achetez pas mal tous les mois quelques bouteilles

20 $ ou plus si vous allez chercher pratiquement une caisse par semaine à la SAQ

 

**CERTAINES PLATEFORMES TRONQUENT LA FIN DE MON INFOLETTRE.

ASSUREZ-VOUS DE VOUS RENDRE JUSQU'À LA BIO POUR NE RIEN MANQUER. **

Fak c'est ça ! Mon lectorat a augmenté de 12 % d'un seul coup avec l'article dans La Presse paru lundi. Je vais donc en profiter pour faire une petite introduction qui pourra servir de rappel. 

Les vins qui se retrouvent ici sont des trucs que je m'achèterais, soit parce que je connais, ou bien qu'ils piquent ma curiosité. Le travail à la vigne est important, allant de la lutte raisonnée à la biodynamie, en passant par le bio, avec ou sans certification. Est-ce que de tous des vins nature ? Absolument pas. Ceci dit, la grande majorité du temps, tous ces gens se retrouvent dans la philosophie d'intervenir le moins possible en faisant du vin. Travailler de cette façon a un coût et il ne m'arrive pratiquement jamais de recommander des vins sous la barre des 15 $. Je préfère vous en avertir. 

C'est de plus en plus frustrant de magasiner les vins recommandés dans cette infolettre. J'en suis bien conscient. Ils partent à une vitesse incroyable, ce pour quoi de plus en plus de gens contribuent monétairement à mon infolettre (en plus de m'aider à couvrir les onéreux frais de Mailchimp), afin d'avoir la primeur et de commander à minuit ou très tôt avant de commencer leur journée du jeudi. Espérons que la SAQ continue de bonifier leur offre !

En terminant, je vous souhaite la bienvenue. Faites comme chez vous, mais ne regardez pas trop le ménage, j'ai laissé trainer quelques coquilles. 

Vincent

 

De soif

VDF Métisse 2019 de Sextant (27,75$)
Rouge. Arrivage très surement sold out en temps record. Julien Altaber est déjà bien connu des wine geeks. Il fait de la très belle Bourgogne. Cette cuvée en vin de France est 100% gamay en macération de 5-10 jours en grappes entières. Julien Altaber a appris aux côtés de Dominique Derain, un des grands noms de la Bourgogne nature. Ceci explique cela. 
Tutti Frutti 2018 par Les Vins Pirouettes (25,85$)
Blanc. Christian Binner est un incontournable en Alsace qu'on croise souvent sur les cartes des bons restos. Les Vins Pirouettes, c'est en fait une collabo avec sa collègue Vanessa  avec qui il achète des raisins d'autres producteurs bio. Tous les vins issus de ce projet que j'ai pu goûter m'ont vraiment charmé. L'assemblage de cette cuvée a changé depuis le dernier millésime. 30 % auxerrois, 30 % pinot gris, 25 % sylvaner et 15 % auxerrois. 18 mois d'élevage sur lies fines en inox, un peu de sulfites ajoutés avant la mise en bouteille. 
Fleurie Les Labourons 2019 de Christophe Pacalet (31,75$)
Rouge. Christophe Pacalet (à ne pas confondre avec son frère Philippe) est un super producteur du Beaujolais. Je l'avais rencontré lors d'un BBQ organisé par Rézin DANS LE TEMPS QU'ON AVAIT LE DROIT DE BOIRE EN GANG EN PUBLIC. Je n'ai jamais bu son fleurie, mais son chiroubles est toujours très bon. Gamay en macération carbonique, puis élevé en foudre pendant 6 à 8 mois sans sulfites. 
Swartland Papegaai 2019 de AA Badenhorst (19,05$)
Rouge. Beau fruit, bonne coupe, bon prix, Moores ! Producteur emblématique bio d'Afrique du Sud, Badenhorst a appris à faire du vin à Crozes-Hermitage. Leur chenin blanc qui tourne autour de 18 $ m'a souvent dépanné il y a trois ans, en genre de blanc d'apéro pas cher. Cette cuvée de cinsault est vraiment travaillée de manière à avoir un petit fruit croquant, digeste, aucune lourdeur. Simple et efficace. 
Beaujolais 2019 du Château Cambon (52$ MAGNUM)
Rouge. On n'a jamais trop de magnums à la maison, même en temps de pandémie ! Cambon c'est la réunion des Lapierre et de Chanudet. Aujourd'hui, c'est Marie Lapierre qui exploite le domaine. Elle travaille en lutte raisonnée. Le rosé qu'elle produit est une bombe de fruits chaque année, mais leur rouge est une valeur sûre dans le style "gamay de soif" au fruit éclatant.
Marylou 2019 de Guy Breton (27,75$)
Rouge. Guy Breton, surnommé “P’tit Max”, fait partie de la gang des 4 (Thévenet, Foillard, Breton et Lapierre) des grandes stars du Beaujolais nature. Bien évidemment, la réputation de ces grands noms s'est généralement construite autour des grandes cuvées, mais chose certaine, cette cuvée d'entrée de gamme de gamay ne m'a jamais déçu.  
Le Pressoir 2018 du Domaine des Huards (26,75$)
Rouge. Domaine aujourd'hui dirigé par Alexandre Gendrier, 7e génération, et converti à l'agriculture biodynamique depuis 1998. Je vous parle toujours du grand respect que j'ai pour le domaine, car chacun des vins que j'ai bus est toujours très bien fait à très bon prix. 80 % pinot noir et 20 % gamay, travaillé de manière à avoir beaucoup de fruit et de fraîcheur, 

De curiosité

Chablis 2018 du Domaine de l'Enclos (35,75$)
Blanc. Domaine que je vois pour la première fois en SAQ, importé par l'agence Boires. Les frères Romain et Damien Bouchard ont réuni leurs domaines pour créer le domaine de l'Enclos en 2015, lorsque leur père à vendu son entreprise de négoce. C'est un domaine de 39 hectares avec 6 hectares certifiés, 23 en conversion et le dernier volet de la conversion devrait commencer bientôt. Ils ont des vignes sur les 4 niveaux d'appellation de chablis, entre autres sur trois grands crus et cinq premiers crus. Cette cuvée provient des vignes de chardonnay en conversion. Ils travaillent en gravité dans leur chai, de manière à ne pas brusquer les vins. 9 mois d'élevage en cuve inox sur lies fines. C'est pas qualifié de nature, mais ça semble être peu interventionniste. 
Touraine Trinqu'âmes 2019 de La Grange Tiphaine (21,85$)
Blanc. À leur arrivée au domaine en 2002, Coralie et Damien Delecheneau ont arrêté l'utilisation des herbicides, sont allés chercher la certification bio pour finalement travailler en biodynamie. Situé à Amboise, le domaine est l'un des seuls qui s'y trouvent. Ils font surtout des rouges sur le secteur d'Amboise (8 hectares) et des blancs à Montlouis (7,5 hectares). Cette cuvée de sauvignon provient de vignes sur des argiles à silex qui peuvent produire des vins assez tendus. 6 mois d'élevage en cuve. 
Limoux 2018 du Domaine de Mouscaillo (25,50$)
Blanc. Domaine de 5 hectares à Limoux, dans les contreforts des Pyrénées, qui n'aime pas l'idée de la certification, mais dont le travail à la vigne leur a valu d'obtenir l'estampille de "Haute valeur environnementale" pour leur travail à la vigne. Majoritairement du chardonnay, avec une touche de chenin et de mauzac, provenant de vignes de 20 et 50 ans. Les chardonnays de la région peuvent parfois avoir une touche chablisienne. 
Les Garrigues 2018 du Domaine Clavel (22,90$)
Rouge. Je ne connais pas ce domaine, mais comme c'est Rézin qui importe, ben forcément ça vaut la peine d'essayer ! Biodynamique depuis 2007 avec le soucis de développement un écosystème favorable à la vigne. Assemblage de 50 % syrah, 25 % grenache et 25 % mourvèdre. Spontanément, j'ouvrirais cette bouteille à table avec la bouffe de Noël. 

De table

Nerojbleo Nero d'Avola Sicilia 2017 de Gulfi (27,15$)
Rouge. J'aimais déjà beaucoup les vins de Gulfi, mais cela ne s'est que confirmé lors d'un lunch de presse cet hiver. Le génie derrière les vins ? Salvo Foti, oenologue et agronome de l'Etna, qui a une compréhension de l'agriculture extrêmement pointue, mais qui vinifie également de façon très précise. Cuvée de nero d'avola qui provient du sud de la Sicile, élevage d'un an barriques suivi de deux ans de repos en bouteille. 
Côtes du Jura Les Sarres Chardonnay 2018 du Domaine Rijckaert (28,85$)
Blanc. J'adore cette maison qui travaille à la fois en Bourgogne et dans le Jura, mais j'ai quand même un petit penchant pour leurs cuvées jurassiennes. Cette cuvée est issue des raisins du domaine dans le Jura, à Arbois plus précisément. Ils travaillent en lutte raisonnée. 15 mois d'élevage sur cette cuvée, pas de bâtonnage ni soutirage, légère filtration.
Les Trois P'tits C 2018 du Vignoble du Loup blanc (25,20$)
Rouge. Je vous ai toujours recommandé les vins d'Alain Rochard, propriétaire du Rouge Gorge, qui travaille en bio certifié avec quelques éléments de la biodynamie, dans l'appellation Minervois. Tempranillo, carignan et grenache sur des sols argilo-calcaire, élevage en cuve tronconique en bois. Un vrai vin de table !
Ventoux 2018 du Château Landra (28,80$)
Blanc. J’ai rencontré Frédéric Renoux à RAW Montréal et je l’ai ensuite vu à New York. Bonhomme hyper sympathique et généreux. Il fait des rouges à Ventoux qui débordent de fruits, alors que les blancs sont profonds, gourmands, avec de beaux amers, mais le tout en délicatesse. La dernière fois que j'ai bu cette bouteille, j'ai eu énormément de plaisir et ce, sans manger. Mais bon, je trouve que ce genre de blanc se place bien à table. Grenache blanc, clairette et roussanne. Autant la vinif et l'élevage sont fait à 50 % en barriques (je présume l'autre 50 % en inox). Bâtonnage pour la portion qui est élevée en barriques, qui permet d'aller chercher de la texture dans le vin.
Riesling Réserve 2018 de Meyer-Fonné (26,70$)
Blanc. Domaine de 18 hectares en conversion biologique où l'on vise à faire des vins de terroir. Je crois que nous avons ici un riesling un peu plus gastronomique, non pas par son sucre, car il sec, mais par sa profondeur et sa concentration des arômes. Alerte au divulgâcheur, les informations qui suivent sont probablement d'intérêt pour 3 % du lectorat : 45 % de la cuvée provient de quatre parcelles de vieilles vignes, à Riquewihr, un terroir marno gréseux qui amène de la puissance au vin. Ensuite, 40 % de terroirs granitiques ou colluvions granitiques à Katzenthal et Ammerschwihr procurent élégance et finance. Le dernier 15 % est composé de deux parcelles de calcaire qui permettent d'aller chercher une fraîcheur citronnée. Lente fermentation alcoolique puis élevage en grands foudres pendant 11 mois.
Dolcetto d'Alba 2019 de G.D. Vajra (24,55$)
Rouge. Domaine bien établi du Piémont italien grâce notamment à Aldo Vaira, un pionnier de la viticulture bio dans la région. Cuvée de dolcetto qui provient de 4 différentes parcelles dans le Barolo et à Novello. L'élevage s'est fait en inox suivant une fermentation naturelle. Leur cuvée Barbera d'Alba Superiore 2017 sort également, pour les amateurs purs et durs des vins du Piémont. 
Le Temps est venu 2018 de Stéphane Ogier (25,10$)
Rouge. Stéphane a repris le domaine des mains de son père en 1997 après avoir travaillé en Bourgogne, où il a appris à faire des vins en finesse et en élégance. Il a agrandi le domaine en mettant la main sur des tops parcelles à Côte-Rôtie et à Condrieu, entre autres. Cette cuvée d'entrée de gamme est un assemblage de grenache et de syrah, parfaite à table. Il sort également La Rosine, 100 % syrah, son Côte-Rôtie 2017, et en blanc, son Condrieu, donc 100 % viognier. 

Bulles

Crémant d'Alsace Brut nature 2017 du Domaine Barmès Buecher (28,20$)
Crémant. Domaine né en 1985 de la fusion des vignes de chaque famille respective qui détenait les terres depuis le 17e siècle, près de Wettolsheim. C'est donc 17 hectares au total, conduit en biodynamie, sur 7 terroirs, incluant 3 grands crus. C'est un assemblage composé à 62 % de pinot gris, 35 % d'auxerrois et 3 % de riesling. La première fermentation est stoppée à froid de manière à garder du sucre, puis au bout de 7 mois en inox, on repart la fermentation naturellement avec un pied de cuve (du moût activement en fermentation) afin de déclencher une 2e fermentation en bouteille, qui donne donc une méthode traditionnelle sans ajout de sucre ni de levures. 18 mois d'élevage sur lattes. Ils sortent également leur Gewurtraminer Rosenberg 2018, à 35,25 $, avec 30 grammes de sucre résiduel, qui peut faire des très beaux accords sur des desserts. 
Crémant de Bourgogne 2018 de François Mikulski (27,50$)
Crémant. Domaine fondé en 1992 qui travaille en bio non certifié qui chercher à faire des vins authentiques en minimisant les interventions. C'est devenu un nom important en Bourgogne, pour ceux qui s'intéressent à des gens qui travaillent proprement. Assemblage de pinot noir à 50 %, 35 % chardonnay et 15 % aligoté, avec au moins 18 mois d'élevage sur lattes. 

De grande soif

Pithos Rosso 2017 de COS (41,75$)
Rouge. COS, c'est Giusto Occhipinti, Giambattista Cilia et Pinucia Strano qui font de grands vins en Sicile, mais bon, ça, vous commencez à le savoir. C'est une des grandes cuvées de COS. On a un assemblage de 60 % nero d'avola et 40 % frappato, le tout travaillé en amphores. Je vous le répète : le frappato est mon genre de gamay du sud, qu'on retrouve en Sicile. C'est généralement assez fermier comme vin, avec une bonne acidité. Ça se boit avec ou sans bouffe, sans problème. 
Le Grand Blanc 2015 du Domaine Milan (48,50$)
Blanc. Henri Milan est un pionnier du vin sans sulfites en Provence et sa rencontre avec Claude Courtois, vigneron en Loire, il y a une vingtaine d'années, a changé sa vision du vin. Le domaine est situé à Saint-Rémy-de-Provence. C'est aujourd'hui son fils Théophile qui est en train de reprendre le domaine. Assemblage de grenache blanc, rolle, roussanne, chardonnay, muscat à petits grains. 12 mois d'élevage en vieilles barriques, à peine de sulfites ajoutés. 
Saint-Amour Côte de Besset 2018 du Château des Rontets (46,50$)
Rouge. Le Château des Rontets appartient à la famille Gazeau-Varambon depuis 1850, au haut de la colline surplombant le village de Fuissé, dans le Mâconnais. C'est un domaine de 6,5 hectares qui vinifie naturellement et qui travaille en bio. J'avais ADORÉ leur Pouilly-Fuissé sorti genre en septembre. Cette fois-ci, c'est une cuvée qui provient du Beaujolais, d'un cru que l'on connaît un peu moins : Saint-Amour. Gamy en macération carbonique, en l'honneur de Jules Chauvet comme ils le disent si bien sur leur site. Élevage de 10 mois en barriques, à peine de sulfites à la mise en bouteille, et non collé non filtré. 
Sancerre Rouge 2018 du Domaine Fouassier (34,50$)
Rouge. Vous commencez à connaître mon amour pour ce domaine. Souvenez-vous également de son Iconoclaste en bombe de fruits. Domaine en biodynamie de 59 hectares à Sancerre. J'ai pas souvent vu ce pinot de Fouassier passer et semble-t-il qu'il est effectivement plutôt rare. Les vignes sont plantées sur des sols composés à 70 % de calcaires, 10 % d'argiles à silex et 20 % de marnes. Élevage en fûts pendant ne douzaine de mois après la vinification naturelle. 

De garde

Rosso di Valtellina 2017 d'ArPePe (39,75$)
Rouge. Le premier vin que je me suis acheté dans l'intention de faire vieillir, c'est leur Inferno Fiamme Antiche Riserva. Ça va faire trois ans en mars, pis j'dois vous avouer que je trouve ça long, attendre du vin... Pourquoi Arpepe ? Parce que la montagne ! J'adore les vins alpins de l'Italie. En grimpant en altitude, les vignes se rapprochent du soleil, mais profitent des nuits fraîches. On y retrouve donc des vins au potentiel profond, reposant sur une longue acidité. Cette cuvée de nebbiolo a fait 115 jours de macération en bois, puis 6 mois d'élevage en foudres et en béton. Un peu plus cher et encore plus complexe, les cuvées Stella Retica Riserva 2015 et Grumello Rocca de Piro Riserva 2015. DES BEAUX CADEAUX DE FÊTE ET DE NOËL !
Tradition 2016 du Domaine Berthet-Bondet (38,25$)
Blanc. Je n'ai jamais écrit sur leurs vins, mais pour avoir goûté en succursale (à l'époque où l'on pouvait), j'aime bien. Domaine familial qui a une 15 hectares, dont 4,5 à Château-Chalon, le tout travaillé en bio. Cette cuvée m'intrigue, parce que le 20 % de savagnin a été élevé sous voile (comme pour un vin jaune), assemblé avec 80 % de chardonnay. Ça, avec de la raclette, c'est OUI. 
Petite chipie Gewurztraminer 2018 de Christophe Lindenlaub (42,50$/500ml)
Orange. Christophe Lindenlaub est un vigneron alsacien situé à Dorlisheimqui travaille en bio et pour qui la rencontre avec le célèbre vigneron Richard Leroy a eu une grande influence. ATTENTION, ce vin n'est produit que dans les plus beaux millésimes. Christophe vendange un gewurztraminer en surmaturité (j'ai pas trouvé sur les internets s'il pouvait même y avoir du botrytis sur le raisin) afin d'en faire un grand vin. C'est un vin de macération, à 16,5 % d'alcool, sec, alors qu'on verrait normalement (ou selon les traditions plutôt) ce type de vin avec moins d'alcool et du sucre résiduel. Sauf que qui dit sucre résiduel, dit ajout de sulfites, ce que Lindenlaub ne fait pas. 
La Perlée 2017 de La Porte Saint-Jean (51$)
Blanc. Je n'ai que goûté les rouges, dont une super bonne quille à L'Express l'hiver dernier après le travail (je pleure). Sylvain Dittière est un jeune qui fait du old-school avec ses 5 hectares de vieilles vignes à Saumur-Champigny. Il travaille en bio non certifié. Ce chenin blanc a fait 24 mois d'élevage en fûts et en demi-muids (petite proportion de bois neuf). Un blanc très MINÉRAL. La cuvée Les Cormiers 2017, en rouge cette fois, sort également, ainsi que Les Pouches 2017. DES BEAUX CADEAUX DE FÊTE PIS DE NOËL ÇA !
Saumur-Champigny Franc de pied 2019 du Domaine des Roches neuves (66,75$)
Rouge. Thierry Germain a repris le domaine en 1992 et a entamé la conversion vers la biodynamie. J'aime beaucoup ses cabernets francs d'entrée de gamme. Cette grande cuvée provient de vignes plantées à haute densité dans des sols pauvres de sables et de calcaires. Fermenté en grappes entières suivi d'un élevage en barriques. 

De François Lambert

Meursault Perrières 2018 du Domaine Henri Germain (187$)
Blanc. Hey François ! Comment tu vas ? Je pense beaucoup à toi ces temps-ci. J'fais tellement d'argent avec mon livre(.......), j'attends l'appel des Dragons ! As-tu d'autres trucs mettons pour bonifier mon cv, autre que "haïr les pauvres" et "avoir une opinion sur toute" ? Bref, je te parle encore du domaine Henri Germain, qui, je te le rappelle, fait partie de la famille Oenopole à travers le prestigieux portfolio de Martin Labelle. Ce meursault, il le travaille comme le reste de ses blancs, c'est-à-dire avec de longs élevages (18 à 22 mois) avec environ 15-20 % de fûts neufs. La différence avec le Chevalières de la dernière fois ? Le changement de lieu-dit. Donc, riche comme t'es, achètes les tous et déguste les tous dans la même soirée. Tu nous feras des vidéos de toi en bedaine sur ton Segway, on va ASSEZ rire !
Chambolle-Musigny Premier Cru Les Noirots 2017 du Domaine Anne et Hervé Sigaut (134$)
Rouge. Domaine de 7 hectares sur presque seulement des premiers crus, travaillé en bio avec certains éléments de biodynamie et vendangé manuellement seulement par des femmes (le féministe en toi doit aimer ça, je le sens, je te sens jubiler à distance mon François). Pas de filtration, pas de collage, élevage en fûts avec que très peu de bois neuf dans le chai, soutirage par gravité. On peut y lire sur leur site à propos du terroir de Les Noirots : "L'un des premiers crus les plus exceptionnels de Chambolle-Musigny. La pente, relativement douce, exposée au sud, est assise sur un socle homogène de calcaire compact dit de « Premeaux », constellé de chailles (nodules de silice)." Millésime généreux en volume et gourmand en bouche, toujours selon eux. 
Valpolicella Classico Superiore 2013 de Giuseppe Quintarelli (115,50$)
Rouge. Giuseppe Quintarelli nous a quittés en 2012, mais c'est une carrière de 60 ans qu'il a menée dans le Veneto. Les prix de ses vins sont à la hauteur de la réputation du bonhomme, une réputation aujourd'hui prise en charge par sa fille, son gendre et ses petits enfants. Va lire les mots de Kermit Lynch sur le domaine. Assemblage de corvinone, corvina et rondinella, avec 50 % des raisins qui vont être passerillés, soit séchés au soleil afin d'en concentrer non seulement le sucre, mais tous les composants. Ça donne des vins denses et lorsque bien faits, profonds et complexes. 

Qui est Vincentsulfite ?

Il y a trois ans, on m'invitait à une dégustation de vins allemands en après-midi. Bien évidemment, j'aimais le vin, mais pas comme aujourd'hui, mettons. J'y ai rencontré celle qui est aujourd'hui ma mentore, ma boss, mais surtout ma meilleure amie, Emily Campeau. À partir de cette rencontre, j'ai commencé à goûter à beaucoup de vins, j'ai lu énormément et j'ai rencontré un paquet de gens formidables. Ça fait donc un peu plus de deux ans que j'écris chaque semaine sur ce qui rentre à la SAQ avec toujours la même idée : offrir une vitrine à ceux et celles qui produisent du vin d'artisan. Je suis sommelier au Restaurant Candide, sous la direction d'Emily qui gère la carte, j'ai planté 400 vignes avec un de mes meilleurs amis au sud du Grand Lac Saint-François, j'ai participé au développement du show Supernaturel, disponible sur le Club Illico, et j'ai écrit un livre portant le même nom, disponible dans toute bonne librairie. 

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