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Qu'est-ce qu'on boit ?

Chaque jeudi, la SAQ met en prévente ses produits en ligne. Voici ce que je mettrais dans ma caisse cette semaine. 

Prévente en ligne du 4 avril
En succursales le 11 avril
Cliquez ici pour avoir la liste des infolettres hebdomadaires déjà partagées (pratique en succursales).

De soif

 

Grisette de Brasserie Dunham (10,50$/750ml)
Bière. La Grisette c'est une bière de soif, sèche, qui étanche la soif et qui est parfaite pour les beaux jours de printemps qui s'en viennent. C'est un peu comme une saison, mais avec plus d'avoine et moins de houblon, donc moins amer. C'est aussi moins fort en alcool. J'ai autant hâte de boire ça que mon voisin a hâte de pu voir de neige dans sa cour et qui consacre son dimanche à sortir la neige jusqu'à la bouche d'égout dans la ruelle (aucun jugement ici....).
 

Brouilly 2017 de Georges Descombes (27,85$)
Rouge. Georges Descombes est un grand nom dans le Beaujolais nature qu'on aime. Ça doit faire 2-3 millésimes de ce vin que je bois et je n'ai jamais été déçu. J'ai bien hâte de goûter 2017. À ne pas confondre avec Georges Duboeuf LOL. 

Bourgogne aligoté Glapigny-Poncey 2016 de Jacques Cacheux & Fils (23,50$)
Blanc. J'ai le 2015 dans mon cellier, mais je n'ai jamais goûté. C'est l'agence Lieux-Dits qui importe ça. Le domaine est situé dans le mythique village de Vosne-Romanée, BIN OUI. Le domaine fait au total 7 hectares et on y trouve seulement 0,18 d'aligoté. Si tu calcules un peu, tu peux deviner que ce n'est pas beaucoup de raisin! Patrice travaille en lutte raisonnée (donc bio mais sans la certification), avec principes de la biodynamie. 

De table


Sancerre Les Chasseignes 2017 du Domaine Fouassier (31,50$)
Blanc. Le même producteur que L'Iconoclaste, sorti il y a deux semaines. On a ici le vin parfait pour la saison du crabe des neiges. C'est du sauvignon de Sancerre issu de la parcelle Les Chasseignes, qui sont des vignes de 40 ans. Vin qui a de la personnalité et de l'élégance. À boire à 12-14 degrés en mangeant. 

Bulles

 

Terre de Vertus 2013 de Larmandier-Bernier (88,50$)
Champagne. Un premier cru en bas de 100 patates, c'est rare. Larmandier-Bernier sont des propriétaires récoltants en Champagne qui trouve leur place sur les bonnes cartes des vins de Montréal. Ils sont en biodynamie depuis plus de 20 ans, sur les terroirs de la Côte des Blancs avec un total de 18 hectares. Sur cette cuvée, c'est un blanc de blancs, donc 100 % chardo, millésimé. Je précise millésimé car on fait souvent des assemblages d'années dans un champagne. Quand on a une année exceptionnelle, on en garde une partie pour compléter des assemblages avec des années moins éclatantes et on en commercialise une autre partie en millésimé. Celles-ci doivent passer au moins 3 ans sur lattes avant d'être commercialisés. 

De curiosité

Miranius 2017 de Celler Credo (20,90$)
Blanc. Celler Credo c'est en fait les vins tranquilles des cavas Recaredo dont j'ai parlé à 2 reprises dans les dernières semaines. Ils font du 100 % xarel-lo, un cépage qui, en vin tranquille, donne des vins avec de la minéralité et qui peut offrir de la salinité soutenue par une acidité contrôlée. Ils travaillent en biodynamie. Honnêtement, je crois qu'on a ici un vrai beau bijou à moins de 21 $ et j'ai hâte d'y goûter!

La Noë Muscadet Côtes de Grand Lieu 2017 du Domaine Éric Chevalier (23,40$)
Blanc. C'est comme un retour en prévente alors qu'il est sorti il y a un mois. Je n'ai toujours pas bu d'Éric Chevalier depuis que c'est sorti, mais ça demeure un bel essai à faire quand on chercher un blanc d'apéro à la Jean-Sébastien Girard, sec et minéral. 

Mâcon-Verzé 2016 de Nicolas Maillet (27,95$)
Rouge. Nouveauté en SAQ ! Du Gamay dans le Macon, alors qu'on y boit plutôt du pinot d'habitude ! Sur des sols plutôt argileux calcaires,  pas de macération carbonique, donc dans un style différent de ce qu'on retrouve dans le Beaujolais. Ça peut être intéressant d'acheter le Descombes et boire les deux gamays côte à côte. Élevage en inox pour favoriser le fruit, mais avec un peu de matière, prêt à être bu en jeunesse. J'essaierais ce vin à table quand même, même si c'est du gamay. 

Agiorgitiko Achaia 2017 du Domaine Tetramythos (17,95$)
Rouge. Le Domaine Tetramythos fait des trucs vraiment cool dans le Péloponnèse. Ma pusher d'infos chez Oenopole m'a envoyé une photo de la vue du domaine et j'ai presque acheté sur-le-champ un billet d'avion aller simple. On a de l'argiogitiko, même cépage que la cuvée de Tselepos dont je vous ai parlé il y a deux semaines. Je vous parlais d'accord avec l'agneau, mais cette cuvée serait plus sur l'acidité, avec des tannins fondus, qui fait ressortir les notes de violettes, de cerises et de prunes. À ce prix-là, on peut difficilement se tromper. 

Refosco / Mavrodaphné 2016 de Mercouri Estate (22,70$)
Rouge. Fondé par Theodore Mercouri en 1864, c'est aujourd'hui Vassilis et Christos Kanellakopoulos qui forment la 4e génération de vignerons à diriger le vignoble. L'approche est toujours demeurée la même : s'assurer de faire des vins qui reflètent leur terroir d'origine. On a ici une cuvée composée de refosco, cépage italien qui fut importé par Mercouri, il y a de cela 3 générations. Élevage de 10 mois en fût de chêne. C'est un des domaines les plus historiques de Grèce. 

De mini-bar


Solera Reserva Brandy de Jerez d'Emilio Lustau (36,50$/700ml)
Brandy. J'suis pas un fan d'alcool fort comme l'est un brandy. Par contre, je suis un fan de Lustau. On a fait un brandy ici âgé 3 ans dans des fûts de xérès amotillado. C'est fait en soléra où on assemble les années. 

De grande soif


Pinot gris Un Certain regard 2016 de Josmeyer (39,50$)
Blanc. J'adore les vins d'Alsace, j'adore Josmeyer et j'adore le pinot gris. On a ici des vignes de 80 ans. La fermentation est faite en inox pendant 1 mois et se poursuit en foudres de chêne pour 2-3 autres mois. J'ai jamais goûté cette cuvée en particulier, mais ce que j'ai bu de pinot blanc et de riesling a toujours été à la hauteur de mes attentes. 

Fleurie La Madone 2017 du Domaine J. Chamonard (37,50$)
Rouge. Jean-Claude Chanudet, connu pour La Cuvée du chat, nous sort ici du grand Beaujolais. La Madone provient d'une petite parcelle d'un demi-hectare avec un sol composé de granite rose, avec exposition plein sud (maximum soleil). Anna de chez Oenopole me dit que c'est fin fin fin, floral floral floral (elle commence à pogner mon style d'écriture basé sur la répétition). 

De garde


Vendanges entières 2017 du Domaine Paul Prieur & Fils (43,50$)
Rouge. Du grand pinot noir de Sancerre provenant de vignes de 70 ans d'âge. On fait la fermentation alcoolique en grappe entière, ce qui a tendance à donner de la rondeur au vin. On obtient de l'amplitude, de la fraîcheur et un vin à l'alcool pas trop élevé. Ça a été élevé 8-10 mois en cuve et en foudres de 600 litres. 

Saint-Aubin Premier cru Murgers des dents de chien 2016 de Chavy-Chouet (79,75$)
Blanc. Je vous ai recommandé le pinot noir de Chavy-Chouet la semaine dernière. Ce n’est pas certifié bio, mais c'est tout de même réalisé dans une idée de faire des vins les plus authentiques possible. Je ne connais pas, mais comme c'est Boires qui importe, c'est un peu comme s'il y avait un sceau de qualité sur la bouteille. C'est le genre de vin que je coucherais pour que l'équilibre au sein de la bouteille atteigne son plein potentiel. Il y a aussi un pinot noir, en Pommard premier cru qui sort cette semaine.  

On se partage une caisse d'IP

L'importation privée est vue à tort par plusieurs comme étant inaccessible et coûteuse. De nombreuses agences à Montréal ont pourtant de véritables bijoux dans leurs portfolios et je vais tenter de vous en repérer chaque semaine. Suffit de se trouver des amis avec qui partager la caisse (ou pas) et d'écrire à l'importateur-trice. Bingo !

Zibbibo bianco secco 2016 / Fanino 2017 de Gabrio bini (98,61$/cs de 4)
Orange / Rouge. GABRIO ET GIOTTO BINI VIGNERONS DE PÈRE EN FILS. Les vins de Bini sont arrivés à Montréal il y a deux semaines et ne resteront pas disponibles très longtemps. J'hésitais à les mettre, en raison du prix, puis je me suis ravisé. Des vins natures de soif à 25-30 $, on peut en boire souvent. Les vins de Bini, aussi appelés "tsé là les vins ak la flèche dessus", sont des licornes dans le monde du nature. Serragghia, le vignoble, est situé sur l'île volcanique de Pantelleria, au sud-ouest de la Sicile. L'île est reconnue pour ses câpres et son vin sucré, le Passito. Bref, le vigneron de 79 ans à la tête emblématique fait un vin orange à partir du cépage Zibibbo (qui est un synonyme de muscat d'Alexandrie) et un assemblage de rouge et de blanc, le Fanino. Il travaille en biodynamie et vinifie en amphores de terre cuite espagnole, qu'il enfouit dans la terre de son vignoble! L'architecte de formation fait aussi des câpres divins (à bon prix aussi, mais si vous participez à un souper presque parfait, ça vaut la peine de péter votre budget là-dessus). EDIT DE DERNIÈRE MINUTE : mon collègue Guillaume vient de m'appeler pour me dire que c'était la plus grande chose qu'il avait bu dans la dernière année (il en a bu hier soir, je ne me sens pas du tout FOMO). 

"Es-tu dans le vin, toi ?"

L’autre fois j’ai dit à mon chauffeur de taxi que oui…pis il m’a cru. Libre à vous de définir mon statut. Je dirais surtout que je suis un gars qui dépense la moitié de sa paie en vin et qui mange du tofu le reste de la semaine pour compenser. La vérité c’est que j’ai commencé cette infolettre pour que mes parents achètent de meilleurs vins quand je vais souper à St-Lambert, pis je me suis dit que ça pourrait inspirer vos parents aussi, ou vous, accessoirement. Je repère les vigneron-ne-s qui travaillent bien, peu importe le style, la provenance, ou le budget. Comme dirait le Sommelier Nordiq, le vin c’est fait pour être bu en gang. Je ne suis pas sommelier, mais quelqu’un m’a déjà décrit comme l’ange gardien des bons boires.

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