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Qu'est-ce qu'on boit ?

Chaque jeudi, la SAQ met en prévente ses produits en ligne. Voici ce que je mettrais dans ma caisse cette semaine. 

Prévente en ligne du 18 avril
En succursales le 25 avril
Cliquez ici pour avoir la liste des infolettres hebdomadaires déjà partagées (pratique en succursales).


**Minuscule semaine en arrivages, ça doit être à cause du congé de Pâques. Vos portefeuilles me remercieront.**

De curiosité

Sauvignon blanc 2017 de Seresin Estate (25,50$)
Blanc. Domaine dont je n'ai jamais entendu parler, mais qui était à RAW (grande foire internationale du vin nature) à l'automne. J'ai failli passer à côté, mais @thebeaujoe l'a mis dans son top 5 et j'ai fait mes recherches. C'est en fait un assemblage avec un peu de sémillon. Les raisins viennent de parcelles certifiées bio, travaillées selon les préceptes de la biodynamie. Fermentation sur levures indigènes et élever en bois. On a 70 mg de sulfites au total alors qu'on va généralement parler d'une limite de 30 mg pour les vins natures. 

De table

Saumur 2017 Collection Rézin du Château Yvonne (32,25$)
Blanc. Du très beau chenin blanc. Beaucoup de profondeur dans ce vin-là qui lui donne sa place à table. Élevage 12 mois en barriques de 225 litres, donc 30 % neuves (partez pas en peur les cocos, non ça ne goûtera pas la vanil). Belle acidité qui vient s'harmoniser avec des arômes de fleurs blanches et de fruits exotiques. Le Château Yvonne c'est un jardin au coeur du village de Parnay où on y trouve beaucoup de vieilles vignes travaillées en biodynamie depuis 2012. 

De grande soif

Pfleck Pinot gris 2016 du Domaine Barmes Buecher (34,75$)
Blanc. J'éprouve un grand amour pour le pinot gris. Fouillez-moi pourquoi. C'est une aromatique qui me parle (et qui donne même de très belles choses en macération sur peaux). J'ai recommandé de leurs vins par le passé, parce qu'on les aime beaucoup de travailler en biodynamie avec une approche au chai très peu interventionniste. 
 
Ils ont également un Pinot noir réserve 2017 à 39,75$ qui sort cette semaine qui semble assez fou. On ne boit pas des pinots noirs d'Alsace tous les jours, mais c'est pourtant un très bel endroit pour faire pousser ce cépage. C'est une des régions les plus ensoleillées de France, ce qui peut donner beaucoup d'énergie au raisin. Les terroirs sont assez précieux également. C'est la première fois que cette cuvée est en SAQ et je peux vous assurer que j'en met une dans mes achats de cette semaine pour goûter !

De garde

Kaefferkopf Riesling Grand Cru 2016 de Meyer-Fonné (54,75$)
Blanc. C'est super boire des rieslings alsaciens, mais c'est encore mieux de les boire sur des grands crus. Celui-ci provient de la commune de Kaefferkopf sur des sols agrilo-calcaro-gréseux. Après la vendange manuelle, on fait un pressurage lent direct de 4 à 10 heures. On fait ensuite une longue fermentation alcoolique d'environ deux mois en inox avant d'élever environ une année en foudre. Bref, toute cette délicatesse en fait un excellent vin de garde, où l'acidité permet au vin de voyager dans le temps et où la richesse du terroir ajoute une complexité et une profondeur au vin qu'on n'obtient pas sans débourser un peu de bidous. La règle dirait d'acheter 3 bouteilles, d'en boire une toute de suite et de coucher les deux autres. Par contre, si vous n'avez du budget que pour une seule, je vous encourage à la coucher au moins 3-4 ans, avec un potentiel de garde de 10-15 ans (peut-être plus, mais je ne m'aventurerais pas là sans avoir goûté en jeunesse). 
Inferno Fiamme Antiche Riserva 2015 de Ar. Pe. Pe (67,50$)
Rouge. Ça, y'a un an, c'était le premier vin que j'achetais dans l'intention de le coucher. Je venais de recevoir mon retour d'impôt et j'avais demander à Emily quoi coucher. On est dans l'appellation Valtellina, en Lombardie, proche de Barolo et Barbaresco. Par contre, pour moi, ce qui fait la force d'Ar. Pe. Pe, c'est son altitude qui permet aux vins d'avoir une belle acidité en trame de fond, un bel atout pour le vieillissement. C'est du nebbiolo moins tannique dans le Piémont, avec une grande minéralité. On fait une macération sur peaux en barriques de 115 jours avant d'élever 18 mois en foudres.
Le Grumello Rocca de Piro 2015 à 62,50$ est produit à partir de raisins venant d'une parcelle où les sols sont relativement riches. On obtient des vins moins minéral que les autres parcelles, mais on gagne en fraîcheur en raison du micro-climat de la parcelle. On a un fruit plus croquant et présent. C'est probablement plus facile d'approche et élégant en jeunesse que l'Inferno, mais avec peut-être un tout petit peu moins de potentiel de garde (on est vraiment dans les petites variations ici, c'est subtile). 
Torroja Priorat 2016 de Terroir Al Limit (57,75$)
Rouge. Je ne pense même pas avoir bu de Priorat dans ma vie. Je sais toutefois que c'est une appellation qui peut produire de grands vins. On a ici un producteur représenté chez Boires qui produit des vins avec de belles et longues acidités qui permet d'aller chercher beaucoup de profondeur dans les vins. 50 % grenache et 50 % carignan qui semble être en macération semi-carbonique selon leur site (les gens qui étaient à ma dégustation de Beaujolais hier vont être contents de pouvoir expliquer à leurs proches ce qu'est la semi-carbo !!!). Ils font ensuite des élevages en bois. C'est prêt à boire, mais c'est clairement davantage un vin de table qu'un de soif. 

On se partage une caisse d'IP

L'importation privée est vue à tort par plusieurs comme étant inaccessible et coûteuse. De nombreuses agences à Montréal ont pourtant de véritables bijoux dans leurs portfolios et je vais tenter de vous en repérer chaque semaine. Suffit de se trouver des amis avec qui partager la caisse (ou pas) et d'écrire à l'importateur-trice. Bingo !

Keep on Punching 2018 de Testalonga (30,55$ par bouteille/cs de 6)
Blanc. J'ai goûté cette cuvée aux Turbulents dimanche dernier et j'ai été complètement séduit par l'énergie de ce vin-là. C'est du 100 % chenin blanc de très grand plaisir, à se siffler quelques minutes avec de bon-ne-s ami-e-s. J'ai rencontré le vigneron, Craig Hawkins, qui m'expliquait viser à faire des vins plaisants à boire, en toute simplicité. Les raisins viennent des plus vieilles vignes qui poussent sans palissage, le tout en bio. On presse en grappes entières, fermente en inox avant d'élever en énormes foudres et en inox. Il n'y a qu'un peu de sulfites ajoutés à la mise, rien qui empêche le vin de s'exprimer. C'est très peu cher pour le plaisir que j'ai eu. Parfait pour le printemps qui arrive. 

"Es-tu dans le vin, toi ?"

L’autre fois j’ai dit à mon chauffeur de taxi que oui…pis il m’a cru. Libre à vous de définir mon statut. Je dirais surtout que je suis un gars qui dépense la moitié de sa paie en vin et qui mange du tofu le reste de la semaine pour compenser. La vérité c’est que j’ai commencé cette infolettre pour que mes parents achètent de meilleurs vins quand je vais souper à St-Lambert, pis je me suis dit que ça pourrait inspirer vos parents aussi, ou vous, accessoirement. Je repère les vigneron-ne-s qui travaillent bien, peu importe le style, la provenance, ou le budget. Comme dirait le Sommelier Nordiq, le vin c’est fait pour être bu en gang. Je ne suis pas sommelier, mais quelqu’un m’a déjà décrit comme l’ange gardien des bons boires.

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