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Qu'est-ce qu'on boit ?

Chaque jeudi, la SAQ met en prévente ses produits en ligne. Voici ce que je mettrais dans ma caisse cette semaine. 

Prévente en ligne du 9 mai
En succursales le 16 mai
Cliquez ici pour avoir la liste des infolettres hebdomadaires déjà partagées (pratique en succursales).


**Édito de la semaine : un grand vigneron de Loire, Sébastien David, semble être victime d'acharnement administratif qui ordonne la destruction de 2 000 de ses bouteilles. L'histoire est racontée en 2 minutes ici et si ça vous touche, je vous invite à signer ici

De soif

Les Béatines Coteaux d'Aix-en-Provence 2018 du Domaine des Béates (21,55$)
Rosé. Pierre-François Terrat travaille un grand domaine de 40 hectares en bio depuis bientôt 40 ans. On a ici un assemblage de 70 % grenache, 20 % cinsault et 10 % syrah (je me fis aux infos de la QV et non pas celles du site de la SAQ). Willy, de la QV, m'a dit que le millésime 2018 était plus frais que 2017, ce qui devrait permettre d'avoir un bel équilibre entre l'acidité, le fruité et le floral. C'est de la presse directe des raisins et on élève en cuve inox. Si vous désirez épater la galerie au moment d'ouvrir ce vin, ou emmagasiner cette info pour une partie de Quelques Arpents de piège, prenez note d'où vient le nom du domaine. Les béates étaient une communauté de femmes religieuses, non reconnues par le Vatican, qui faisaient l'éducation des filles jusqu'à la fin du 19e siècle. Étant donné que le village où est installé le domaine possédait une de ces communautés, le vigneron a voulu préserver leur mémoire. 

De curiosité

Côtes du Jura Corail 2005 du Château d'Arlay (36,50$)
Blanc. À 36 $ la curiosité, certain-ne-s trouveront que ça commence à être cher, mais je suis absolument curieux de cette cuvée de chez Symbiose anciennement en importation privée. Le domaine serait en cours de conversion biologique, mais c'est à peu près tout ce que j'ai trouvé de pertinent sur les internets. Cette cuvée (2005 quand même) est un assemblage de pinot blanc (70 %), trousseau, chardo et poulsard. C'est même pas tout à fait cette cuvée qui est sur la photo à droite, je n'ai que trouvé la photo de la cuvée Corail en rouge. J'adore le Jura et c'est certain que je m'en mets une dans ma caisse. 

Bulles

Vigneti del Fol Prosecco 2016 de Bisol (28,30$)
Prosecco. Vous avez surement déjà vu passer et/ou acheté cette cuvée du domaine. C'est un pas pire gros domaine familial de 100 hectares composé de très belles parcelles de la région, mais difficiles à travailler. La cuvée qui sort cette semaine est un peu plus riche que celle d'entrée de gamme, avec un peu de sucre résiduel (balancé avec une belle acidité), présentant des notes de fleurs, de miel et de poires. Belle bouteille de bulles pour le brunch ou fin de repas sucre/fromage (mon dieu, des bulles en fin de repas, je viens de perdre Thérèse et Marcel de Repentigny à nouveau). C'est pas bio, c'est en lutte raisonnée. J'en profite pour redéfinir le concept, parce que j'ai tourné les coins ronds il y a 3 semaines. La lutte raisonnée n'est pas bio, mais disons qu'on tente de réduire au minimum les interventions chimiques. 

Hugues Godmé Brut réserve 1er cru (57,50$)
Champagne. Ça adonne que comme ça vient de chez Wino, j'en ai bu pas mal de ce champagne (parce oui, c'est ben plus mon poste aux finances chez Wino qui paye mes bouteilles que d'écrire une infolettre gratuite chaque semaine). C'est honnêtement un des plus beaux champagnes qu'on peut trouver sous la barre des 60 $. Assemblage de 60 % chardo, 30 % pinot meunier et 10 % pinot noir (j'ADORE le pinot meunier). La fois où j'ai eu le plus de plaisir à le boire, c'est quand je l'ai bu à 13 degrés, mais ça, c'est certain que Thérèse et Marcel me jugeraient en estique. 

De table

Côté Mer 2017 du Domaine de la Rectorie (28,70$)
Rosé. C'est le deuxième arrivage de ce millésime depuis que je fais mon infolettre. C'est honnêtement une très belle bouteille à avoir chez soi, parce que très polyvalente à table. Dès que vous avez un plat avec une bonne acidité, vous sortez cette bouteille, vous la carafez et vous la servez à 10-12 degrés (plus chaude, l'alcool risque de goûter et plus froide, vous n'aurez pas le fruit). C'est un vin complet issu d'un magnifique terroir, 100 % grenache.
Verduno Pelaverga Speziale 2017 de Fratteli Allessandria (29$)
Rouge. Le domaine d'Alessandro et Vittore est composé de 12 hectares de vignes et se situe dans le Piémont, au nord du Barolo. Le style de vinification cherche à transmettre la qualité du terroir et à laisser s'exprimer le raisin, ce qui, en fin de compte, permet de produire des vins élégants et en finesse. À savoir plus particulièrement sur cette cuvée, et ce pour quoi j'ai hâte de goûter : le pelaverga. Ce cépage serait un peu l'équivalent italien du grolleau (cépage hyper fruité que j'adore). On aurait donc ici un vin avec beaucoup de fraise, un côté très poivré, le tout très gouleyant. Parfait pour un BBQ !
Côtes du Rhone lieu-dit Clavin 2016 du Domaine de la Vieille Julienne (31,50$)
Rouge. Vous connaissez surement déjà les vins de Jean-Paul Daumen pour ses cuvées d'entrée de gamme. Il est en biodynamie depuis 2000 et pour ce vigneron, le vin se fait à la vigne et non pas au chai. Il y consacre donc tous ses efforts. Cette cuvée est un assemblage de grenache (80%), avec un peu de syrah, de mourvèdre et de cinsault. Elle provient d'un lieu-dit, celui de Clavin (un lieu-dit c'est genre une microscopique appellation, un peu comme si on faisait du vin au parc Laurier et qu'on disait que Laurier devenait un lieu-dit). Il vinifie en béton avant d'élever en fût et il ne sulfite qu'à la mise en bouteille. 

De grande soif

Cousins Juliénas 2017 de Christophe Pacalet et Mathieu Lapierre (31,50$)
Rouge. Deux stars du Beaujolais nature qui s'unissent pour faire une cuvée de soif. Il y a tout ce qu'il faut dans ce vin pour s'amuser, car ceux qui l'ont vinifié se sont justement amusés à le faire. Ce vin est issu de deux parcelles bien distinctes : à l'ouest, des terrains granitiques maigres et arides et à l'est, des alluvions anciens, sols plus profond et argileux. On fait une macération carbonique sur levures indigènes sans ajout de sulfites. C'est du vin de très grande soif qui va partir vite. 

De garde

Torroja Priorat 2016 de Terroir Al Limit (57,75$)
Rouge. J'ai écrit sur cet arrivage il y a deux semaines, je ne comprends pas trop pourquoi ça revient. Je vous remet le texte au cas où. Je ne pense même pas avoir bu de Priorat dans ma vie. Je sais toutefois que c'est une appellation qui peut produire de grands vins. On a ici un producteur représenté chez Boires qui produit des vins avec de belles et longues acidités qui permet d'aller chercher beaucoup de profondeur. 50 % grenache et 50 % carignan fermenté en grappes entières avec contrôle des températures. Ils font ensuite des élevages en bois. C'est prêt à boire, mais c'est clairement davantage un vin de table que de soif.

Saint-Joseph Les Serines 2016 d'Yves Cuilleron (70,50$)
Rouge. Si votre intérêt pour le vin vous amène à vouloir plonger dans le monde des vins d'appellation, je vous suggère d'y aller avec Cuilleron. Je n'ai pas eu la chance de goûter à ses vins, mais  j'ai goûté à différentes occasions les Vins de Vienne sur lesquels il est l'un des trois collaborateurs. Cuilleron possède un domaine de 90 hectares qui s'étend sur différentes appellations du Rhône. Saint-Joseph est dans la partie nord de Rhône, entre Cornas et Condrieu. Le terroir de cette cuvée est composé de sols granitiques peu profonds. Ce sont de vieilles vignes de syrah issues de sélections massales. Il vinifie sur levures indigènes et élève 18 mois en barriques. Il écrit lui-même sur son site que son vin est peut-être un peu austère en jeunesse et qu'il commencera à s'ouvrir dans 4-5 ans. 

De François Lambert

Largilier Coteaux champenois Vendange entière 2014 de Jérôme Coessens (128$)
Rouge. FRANÇOIS !!! ÇA FAIT LONGTEMPS !!! Comment tu vas mon chaton ? Moi, ça va vite. J'ai quelque chose de formidable pour toi. Mais genre, vraiment formidable. Tout d'abord, avant de commencer, savais-tu que de plus en plus de producteurs en Champagne augmentent leur production de vins tranquilles en raison des millésimes de plus en plus chauds ? Tu y penseras au moment de renouveler ta location sur ton gros calice de Range Rover. Bref, Coessens, ça vient de Wino et c'est la première fois que c'est en SAQ. C'est du pinot noir et Jérôme écrit sur son site que "l'attaque est ample, minérale et rafraîchissante". Moi, ça me parle au boutte ça mon François. Il ne filtre pas, ne colle pas et il fait un long élevage de 21 mois en fûts de 228L sur cette cuvée. Pour Jérôme, c'est très important que les cuvées représentent le terroir d’où elles proviennent. J'ai pas trouvé de chute, alors BONNE FÊTE OLI ! 
Jacques Lassaigne 2008 (144,75$)
Champagne. Ah François, si tu savais comment tu devrais laisser faire le Dom Perignon. T'aurais tellement plus de plaisir avec des champagnes de propriétaire récoltant. Jacques Lassaigne est un grand nom en Champagne et "le vignoble de Montgueux est considéré comme le Montrachet de la Champagne" (Oenopole). Les sols de craie sur lesquels sont situées les vignes amènent une belle charge minérale. 2008 est un grand millésime et semble-t-il que payer le double du prix des entrées de gamme de Lassaigne vaut son pesant d'or, car on a des magnifiques notes évoluées. En d'autres mots, que ÇA GOÛTE CE QUE ÇA COÛTE (lol). 

On se partage une caisse d'IP

L'importation privée est vue à tort par plusieurs comme étant inaccessible et coûteuse. De nombreuses agences à Montréal ont pourtant de véritables bijoux dans leurs portfolios et je vais tenter de vous en repérer chaque semaine. Suffit de se trouver des amis avec qui partager la caisse (ou pas) et d'écrire à l'importateur-trice. Bingo !

Cider Revolution 2017 de Fruktstereo (20,07$ par 750ml/cs de 6)
Cidre. OH MY GOD LES CIDRES DE FRUKTSTEREO SONT ARRIVÉS À MONTRÉAL!! J'ai rencontré les gars qui font ces cidres à RAW New York et c'était clair pour tout le monde qu'il fallait absolument que ces cidres soient disponibles au Québec. Ce sont donc les fantastiques Ward et associés qui ont mis la main sur eux. On a ici un assemblage de gloster, mutsu et des poires, fermentées sur levures indigènes avec une macération de 2 à 5 heures. Mon dieu que ça me donne soif. (J'ai pas le crédit de la photo). 

"Es-tu dans le vin, toi ?"

L’autre fois j’ai dit à mon chauffeur de taxi que oui…pis il m’a cru. Libre à vous de définir mon statut. Je dirais surtout que je suis un gars qui dépense la moitié de sa paie en vin et qui mange du tofu le reste de la semaine pour compenser. La vérité c’est que j’ai commencé cette infolettre pour que mes parents achètent de meilleurs vins quand je vais souper à St-Lambert, pis je me suis dit que ça pourrait inspirer vos parents aussi, ou vous, accessoirement. Je repère les vigneron-ne-s qui travaillent bien, peu importe le style, la provenance, ou le budget. Comme dirait le Sommelier Nordiq, le vin c’est fait pour être bu en gang. Je ne suis pas sommelier, mais quelqu’un m’a déjà décrit comme l’ange gardien des bons boires.

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