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Qu'est-ce qu'on boit ?

Chaque jeudi, la SAQ met en prévente ses produits en ligne. Voici ce que je mettrais dans ma caisse cette semaine. 

Prévente en ligne du 30 mai
En succursales autour du 7 juin
Cliquez ici pour avoir la liste des infolettres hebdomadaires déjà partagées (pratique en succursales).


** Si jamais vous avez envie de venir boire du vin en ma compagnie, je présenterai des vins de chez WINO pour le premier Wineclub de juin du Datcha, ce samedi à partir de 17h**
 
CERTAINES PLATEFORMES TRONQUENT LA FIN DE MON INFOLETTRE. ASSUREZ-VOUS DE VOUS RENDRE JUSQU'À LA BIO POUR NE RIEN MANQUER. 

De soif

Morgon Cou de Jus 2017 des Vignobles Bulliat (57,25$ MAGNUM)
Rouge. Vous connaissez mon amour des manyums. C'est parfait pour calmer ma peur de toujours en manquer. C'est mon ami Simon Roy, celui à qui je dois l'illustration en bannière de mon infolettre, qui a fait les étiquettes du domaine pour le Québec. Il a même gagné le prix Embalade du concours de dessin Grafika avec celles-ci. LES VINS MAINTENANT. Bio depuis 2010, domaine familial où Loïc, 7e génération à opérer, et son père Noël (lol) travaillent 28 hectares en Beaujolais répartis sur 8 appellations, dont 5 crus (Morgon, Fleurie, Chénas, Chiroubles et Moulin à Vent). Cette cuvée est élevée en amphore après macération semi-carbonique. 
Arrivage également de leur cru de Moulin-à-vent, Roche Noire 2017, à 24,45 $. Élevage en fûts après, bien évidemment, macération semi-carbo. Pour ces deux cuvées, c'est du nouveau de mon côté, je n'ai jamais goûté (on l'sait ben Sulfite, tu goûtes jamais rien). C'est Boires qui importe, ce qui est pour moi un gage de qualité. 
Grüner-Veltliner 2018 de Meinklang (20,70$)
Blanc. Bon, ça y'est. J'vais encore recevoir 15 DM me disant "ah c'est sold out". Dépêchez-vous! L'an passé, c'était un vin blanc passe-partout au superbe fruit à prix de fou. Chez Meinklang, on mentionne que 2018 était un très beau millésime. Les vignes en santé n'ont pas souffert du stress causé par un certain manque d'eau à un moment de la saison. Travaillé en toute simplicité : pressurage direct, fermentation de deux semaines sur levures indigènes. Court élevage en inox et béton. Légèrement filtré. 

Vibration 2017 du Vignoble du rêveur (23,90 $)
Blanc. Mathieu Deiss (petit-fils de Marcel) s'occupe du vignoble en Alsace où il vinifie selon la philosophie nature. On a ici un riesling biodynamique à bas prix qui est une belle porte d'entrée pour découvrir ce vigneron. J'ai eu énormément de plaisir à boire ça l'été dernier. C'est plein d'énergie et on n'a même pas le temps de se rendre compte que la bouteille est terminée. Le prix a augmenté de plus d'une piastre, mais ça, startez-moi pas là-dessus ;)

Les Tètes de Tète blanche (20$)
Blanc. Devait sortir la semaine passée, je vous le remets. Bref, c'est ce side-project de Nicolas Grosbois avec 3 autres chums. Le chenin vient de Loire et le sauvignon de Rhône, avec également de la Marsanne. J'y ai goûté à Va te faire Loire. J'ai noté la présence d'une belle aromatique de fruits blancs, mais également l'absence d'acidité. Ça me rappelait un peu ce que j'aime des blancs de Causse Marines, du genre parfait en fin de repas. 
La Pièce de l'Orée 2017 du Domaine Éric Chevalier (23,90$)
Rouge. J'ai bien aimé son muscadet La Noë. Je suis maintenant convaincu qu'il fait de bons vins à bon prix en Loire. Cette cuvée, 100 % pinot noir, est travaillée de façon à faire un vin léger, à picoler à tout moment. Il vinifie en grappes entières (de façon générale, on diminue le ratio peau/jus, ce qui favorise la légèreté du vin). Complément d'information : Chevalier (pas Sam, Éric) est en cours de certification bio. 
Beaujolais 2018 du Château Cambon (25,30$)
Rosé. Je ne me souviens même plus si j'ai déjà goûté ce rosé (j'men souviens pas que je suis tout le temps saoul), mais bon, j'aime bien, de façon générale, ce que Château Cambon fait. Cambon c'est la réunion des Lapierre et de Chanudet. Aujourd'hui, c'est Marie Lapierre qui exploite le domaine. Elle travaille en lutte raisonnée. On presse le gamay après une à deux journées de macération. Je n'ai pas trouvé le reste des infos d'élevage sur ce millésime malheureusement. 
Hautes-Côtes de Beaune 2017 du Domaine Billard Père et fils (26,65$)
Rouge. J'ai toujours aimé ce pinot noir. Avoir ça dans son cellier ou dans sa bibliothèque Ikea, c'est dans le très pratique, parce que dès que t'as soif, que t'as une dernière bouteille à ouvrir ou que tu dois te rendre à un parté, t'as ce qu'il te faut. Le domaine est situé à 15 km au sud de Beaune. Jérôme gère depuis 1999 ce 17 hectares travaillé en lutte raisonnée à la vigne. Millésime très gouleyant, sur le cassis, selon les dires du grand Cyril. 

Bulles

Crémant d'Alsace 2015 de Marc Kreydenweiss (28,85$)
Crémant. Mon coup de coeur en bulles à moins de 30 $ l'an dernier. Rien de moins. C'est depuis 2007 Antoine Kreydenweiss qui s'occupe du domaine, avec sa femme et leurs filles. Total de 13,5 hectares travaillé en biodynamie depuis 1989. Assemblage de pinot auxerrois et de pinot blanc. Si j'étais vous, j'en mettrais quelques-unes de côté. 
Patrick Piuze Non dosé Méthode traditionnelle (56,75$ MAGNUM)
Bulles. Montréalais d'origine, Patrick Piuze est une star à Chablis, mais je n'ai jamais eu la chance de goûter ses vins. La grande Jancis Robinson note chez lui sa grande force à laisser les différents terroirs s'exprimer à travers ses vins. Je n'ai pas trouvé grandes informations: son site internet est plus poche que poche. Je demeure assez sûr de ma shot de vous recommander cette cuvée. 

De curiosité

Coteaux du Pont du Gard Syrah 2017 du Domaine de la Patience (16,20$)
Rouge. Je ne connais absolument pas ce domaine. Je vous le mets parce que c'est la QV. Willy m'a dit que c'était de la syrah plus sur le fruit que sur le corps, travaillée en délicatesse. Un vin qui se syrah-te assez bien quoi (.....). C'est un domaine bio situé dans le Languedoc-Roussillon. Vinification traditionnelle, égrappée et élevage en cuves béton. Vin de table. 
Côtes du Rhône Les Pious 2017 de Rémi Pouizin (17,50$)
Rouge. J'aimerais d'abord attirer votre attention sur le fait que cette cuvée avait remporté la 2e place des vins nature à moins de 20 $ au RASPIPAV (salon de l'importation privée). Ce qui fait le succès de cette cuvée (que je n'ai pas goûtée), c'est le très grand travail réalisé à la vigne qui facilite le fait de faire du vin nature d'une très grande précision. Grenache à 75 %, le reste c'est de la syrah. Vin de BBQ. 

Bourgogne aligoté 2017 du Domaine Goisot (24,50$)
Blanc. Je vous mets toujours leurs vins dans ma section curiosité, parce que je n'ai toujours pas goûté, mais je sais que c'est en biodynamie. C'est toujours très crowd pleaser un bourgogne aligoté, mais celui-ci a pas mal plus de personnalité que ceux d'Albert Bichot. Une cuvée de pinot noir à 27,05 $ sort également cette semaine. 

De table

Barbera d'Alba 2015 de Silvio Grasso (25,10$)
Rouge. Domaine de 14 hectares, à quelques kilomètres de Barolo. Alessio, fils de Silvio, tente de limiter au maximum les utilisations de produits à base de cuivre. Ils ont un style de vinification moderne avec brèves macérations, élevage en inox, conservant ainsi un maximum de fraîcheur. C'est prêt à boire dès maintenant. 
Bandol 2018 du Domaine de la Tour du Bon (31,75$)
Rosé. Une fois j'ai fait du poisson pis je l'ai servi avec une tombée de poivrons. On rit encore de moi aujourd'hui pour avoir osé employer l'expression "tombée de poivrons". Peut-être que si j'avais eu ce rosé de Bandol, j'aurais sauvé la face ! Agnès Henry-Hocquard est à la tête de la propriété depuis 1990 (j'étais même pas né lol). Elle travaille en bio certifié depuis 2014. Cette cuvée est vinifiée et élevée en béton, après pressurage direct. Mourvèdre, cinsault, grenache et clairette en assemblage. 

De mini-bar

Michel Couvreur Grain Whisky Unique (63,75$)
Whisky. Un gros merci à Paul Charpentier, grand fan de whisky qui s'est offert pour m'aider à rédiger sur ces deux arrivages de Couvreur. Il m'expliquait que ce dernier a fait carrière en achetant des distillats d'Écosse pour les faire vieillir dans sa cave bourguignonne, dans des fûts de xérès. Il est décédé en 2013, mais sa maison demeure. La cuvée unique est un whisky de grain (céréales maltées et non maltées) issu d'alambics à colonnes et d'alambics à repasse (j'écris des mots sans même savoir de quoi je parle - Guillaume Laliberté va me dire que c'pas nouveau). Très bon rapport qualité-prix pour un whisky d'apéro plus léger. Notes de vanille sucrée, de poires et de tisane au citron. 
La cuvée Intravagan'za Single Malt (81,75$), quant à elle, est pas mal plus puissante. On est à 50 % d'alcool, c'est du single malt (orge maltée) de 3 ans. Paul a vraiment écrit, et je cite "Belle texture huileuse en bouche, arômes de char neuf, effluves herbacés rappelant certaines pastilles pour la gorge". Comme dirait madame Brossard : "Je crois rêver". Les fûts d'Olorosso et de Moscatel accentuent grandement les notes de noix de Grenoble et vin sucré de ce jeune malt. 

De grande soif

Fleurie 2017 de Julien Sunier (41,75$)
Rouge. Précédemment en IP, on a ici du Beaujolais nature de qualité en provenance de chez Ward et associés. David me disait que Sunier a été un des premiers vignerons à s'inscrire sur leur portfolio. Il ne fait pas de compromis, au point où même ses cuvées d'entrées de gamme proviennent de raisin cultivé en bio de parcelles qu'il loue. Cette cuvée vient de son cru de Fleurie, mais est également à Régnié et à Morgon. Cuvée full macération carbonique en cuve béton, puis élevage en fûts. On a déjà un an en bouteille, ce qui permet à l'acidité de vraiment bien s'intégrer au vin. C'est du grand Beaujolais nature (juste un peu de soufre à la mise). 
 

De garde

Saint-Joseph Malleval 2016 de Christophe Semaska (43,50$)
Rouge. Je ne connais pas ce domaine, mais je fais confiance au portfolio de l'Agence lieux-dits. Christophe Semaska travaille en culture raisonnée. Cette cuvée, 100 % syrah de vignes de près de 40 ans, est vendangée manuellement avant de faire une fermentation en grappes entières, sur levures indigènes. Après 3 semaines de cuve inox, il fait un élevage de 15 à 18 mois en fûts de chêne de 228 litres (2 à 4 ans d'âge). C'est une minuscule cuvée de 2000 bouteilles par année (180 au QC). Niveaux de sulfites un peu plus haut que 70 mg (on se souvient que nature est en bas de 30, Veuve Clicquot est à 245 000). C'est fait pour vieillir. 

De François Lambert

Largillier Blanc de noirs de Coessens (82,75$)
Champagne. Ah François, mon cher François, ma muse, mon phare dans la nuit, mon amour de tous les jours. Je te recommande à nouveau un champagne de Coessens cette semaine, parce que j'ai mieux compris ce qui fait la grandeur de ses bulles. Les raisins de Largillier de Coessens sont tellement beaux et bons, que même Guillaume Selosse, des champagnes Selosse, en achète pour faire leur cuvée Largillier. Coessens est assis sur un terroir magnifique. Il a nommé ses quatre parcelles en fonction de leur typicité gustative : minéral, fruit, fleur et matières. La cuvée qui sort cette semaine est composée de fruit et fleur. C'est une cuvée riche et ample, mais qui se boit très bien à l'apéro qu'avec le poulet frit de la Dinette Triple Crown (j'suis un romantique dans l'âme mon François, c'est ma vision de la date parfaite). 

On se partage une caisse d'IP

L'importation privée est vue à tort par plusieurs comme étant inaccessible et coûteuse. De nombreuses agences à Montréal ont pourtant de véritables bijoux dans leurs portfolios et je vais tenter de vous en repérer chaque semaine. Suffit de se trouver des amis avec qui partager la caisse (ou pas) et d'écrire à l'importateur-trice. Bingo !

Riesling Kabinett Trocken 2017 de Hofgut Falkenstein (29,38$/btl - caisse de 12)
Blanc. C'est un peu un de mes domaines préférés au monde, mais ça, c'est aussi parce que je suis un élève d'Emily Campeau. Il n'y a pas grand chose qui pourrait davantage m'exciter que l'idée d'ouvrir une quille de Falkenstein. Commençons du début : La Mosel. Et là, il est tard, j'espère vraiment pas faire d'erreur. La rivière, du côté Allemand, est bordée d'une côte assez abrupte. Le soleil vient frapper l'eau et reflète sur les vignes. On double pratiquement l'intensité luminaire. Il fait également assez frais, et les sols sont souvent composés de différents types de marnes. Le résultats : des vins électriques, débordant de tension, à l'acidité dans le plafond, de quoi réveiller un mort. La minéralité de ces vins est également remarquable. C'est un peu une arme en fait. Dès qu'on reçoit et qu'on sent que les gens commencent à perdre leur énergie, on sort ça, et ça ramène tout le monde au poste. J'en reviens pas qu'il en reste, j'étais convaincu que ces trucs-là partaient tous au Candide dès qu'ils entraient à Montréal. Bref, riesling nature, sec (trocken) à boire sans modération.

"Es-tu dans le vin, toi ?"

L’autre fois j’ai dit à mon chauffeur de taxi que oui…pis il m’a cru. Libre à vous de définir mon statut. Je dirais surtout que je suis un gars qui dépense la moitié de sa paie en vin et qui mange du tofu le reste de la semaine pour compenser. La vérité c’est que j’ai commencé cette infolettre pour que mes parents achètent de meilleurs vins quand je vais souper à St-Lambert, pis je me suis dit que ça pourrait inspirer vos parents aussi, ou vous, accessoirement. Je repère les vigneron-ne-s qui travaillent bien, peu importe le style, la provenance, ou le budget. Comme dirait le Sommelier Nordiq, le vin c’est fait pour être bu en gang. Je ne suis pas sommelier, mais quelqu’un m’a déjà décrit comme l’ange gardien des bons boires.

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