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Qu'est-ce qu'on boit ?

Chaque jeudi, la SAQ met en prévente ses produits en ligne. Voici ce que je mettrais dans ma caisse cette semaine. 

Prévente en ligne du 21 mars
En succursales le 28 mars
Cliquez ici pour avoir la liste des infolettres hebdomadaires déjà partagées (pratique en succursales).

De soif


Côtes Catalanes 2017 du Domaine Majas (20,95$)
Blanc. OMG ! C'EST EN SAQ ÇA ?? Pas mal tout le monde connait leur rouge à moins de 20$ (qui était par contre vraiment plus trippant en 2016 qu'en 2017). J'ai bu leur blanc en resto, je ne sais où et je ne sais quand, mais c'est super le fun. C'est Agnès et Alain Carrère qui font du vin en Côtes catalanes. Ils ont été grandement influencés par Tom Lubbe (Domaine Matassa) et travaillent en bio en plus de vinifier selon les préceptes du vin nature. 

Vin de Kav Chiroubles 2017 de Karim Vionnet (28,90$)
Rouge. Je vous parlais avec beaucoup d'enthousiasme de Vionnet la semaine dernière. Je n'ai jamais goûté cette cuvée et j'aurais tendance à croire que c'est sa première arrivée en SAQ (mais je peux me tromper, parce que je suis vraiment Kav en fait). Du beau beaujo à moins de 30 $ !


Pinot noir 2017 d'Agnès Paquet (26,65$)
Rouge. Bourgogne c'est la 4e catégorie, après les grands crus, les premiers crus et les appellations communales. Mes lectures commencent à kick in hein ? Bref, le fait d'avoir ses moins bons raisins nous permet d'avoir accès à du Agnès Paquet à moins de 30 $, ce qui n'est pas négligeable. Ça vaut clairement la peine et qui sait, peut-être ça vous donnera la piqure pour ses plus grandes cuvées ?

De table


Driopi Agiorgitiko 2016 du Domaine Tselepos (21,80$)
Rouge. Le travail de dépistage des bons vignerons et des bonnes vigneronnes grecques fait par Oenopole est génial. C'est pourquoi, sans avoir goûté ce domaine, je vous le recommande sans hésiter une seconde. Je n'ai jamais été déçu par un vin grec d'Oenopole. Yiannis Tselepos a appris l'oenologie en Bourgogne et a un style axé sur l'expression du terroir. Ma pusher d'infos chez Oenopole m'a parlé d'accord avec l'agneau. Vous m'en donnerez des nouvelles!

Chablis 30 mois 2015 du Domaine Pattes Loup (103,50$ MAGNUM!)
Blanc. Je connais pas ce domaine, mais de ce que je lis, c'est un jeune vigneron, Thomas Pico, qui vinifie le plus naturellement possible. Il ferait des chablis à la grande minéralité, bien évidemment, mais aussi un peu plus aromatiques que ce qu'on a l'habitude de croiser en Chablis. Il fait de longs élevages, non pas pour boiser ses vins, mais pour permettre au vin de bien se définir avant d'être embouteillés. L'épisode de grêle de 2016 a un peu changé ses plans et c'est donc une pour première fois que cette cuvée est non filtrée et non collée (c'est du vin VEGAN). Je trouve que c'est somme toute un très bon prix. De la bonne Chablis, ça se paye !

Le Grand Rouge 2016 du Château Revelette (42$)
Rouge. Je n’ai pas eu la chance de goûter les cuvées un peu plus chères de ce producteur, comme celle-ci par exemple. Par contre, tout ce qui y sort est toujours très bien fait et très facile à boire. Syrah, cabernet-sauvignon, grenache et carignan probablement sur le gros fruit, qui prendrait bien sa place à table.

Bulles

 

Terres Brut Nature Gran Reserva 2013 de Recaredo (39,75$)
Cava. Je vous en ai parlé il y a deux semaines quand ils ont sorti un grand cava avec de l’âge, dans la cinquantaine de dollars.Ils sortent cette semaine une cuvée plus abordable. Bon moyen de découvrir le domaine.

Vouvray Brut de Champalou (29,15$)
Bulles. Catherine et Didier Champalou font de l'agriculture bio en Loire. On a ici leur cuvée en méthode traditionnelle (donc la même méthode de fermentation qu'en Champagne). C'est un assemblage de trois millésimes différents, 100 % chenin blanc. C'est pas mal sec à 3 grammes de sucre résiduel. 

De curiosité


Chianti Poggio Ai Grilli 2017 de Tenuta San Jacopo (18,75$)
Rouge. Je ne connais pas du tout ce producteur, mais je sais que c'est Symbiose qui importe. À moins de 20 $, un chianti bio, ça vaut la peine d'essayer. Je crois que c'est bien fait, mais assez classique. Du genre, je ne m'en achèterai pas, mais je vais recommander à mes parents. 

Les Galets Dorés 2017 du Château Morgues de Grès (19$)
Blanc. J'ai dû goûter ça y'a 3-4 ans. Je vous le mets à l'aveugle parce que c'est à moins de 20 $ et que c'est Rézin qui importe. Grenache blanc, vermentino et roussanne, c'est quand même assez riche, donc peut-être plus à table qu'à l'apéro. 

Chénas 2016 du Domaine Soeur Cadette (29,85$)
Rouge. Jean et Valentin Montanet ont dû acheter du raisin en 2016 en raison de problème de gel. Je n'ai pas trouvé l'info à savoir s'ils en faisaient un truc récurrent. On a donc ici des raisins du Beaujolais, en Chénas, vinifié au Vézelay. De ce que j'ai lu, c'est quand même plus tannique que d'autres appellations du Beaujolais. Curieux d'y goûter !

Altamente Jumilla 2017 d'Azul y Garanza (15,85$)
Rouge. Je ne vous le cacherai pas, je ne connais rien de ce vin et les perles rares autour de 15 $ sont assez rares. Est-ce qu'on en a une ici ? Faudra tester ! C'est La QV qui importe ça, en qui j'ai beaucoup confiance, donc peut-être. Tout y est pourtant : agriculture bio, levures naturelles, cuves béton pour maximiser le fruit. 

Reméage 2017 de Les Vins de Vienne (19,75$)
Blanc. J'aime bien ce que fait le domaine Les Vins de Vienne. On a ici un bon blanc de table, avec une belle rondeur, en bas de 20 $. Je le rappelle : c'est le projet commun de Yves Cuilleron, Pierre Gaillard et François Villard, trois des plus renommés viticulteurs de la rive droite sur les appellations de Côte-Rôtie, Condrieu et Saint-Joseph (Rézin).

Monterustico 2016 de G. D. Vajra (22,75$)
Rouge. Jamais goûté cette cuvée de Vajra, mais tout ce qu'ils font c'est bon. Dolcetto, barbera et nebbiolo. C'est clairement du Piémont de soif, sur la violette (mon amie fleuriste va me dire que j'ai aucune caliss d'idée de ce que goûte la violette, mais bon).

De mini-bar


Manzanilla Papirus Solera Reserva Very Dry de Lustau (13,75$/375 ml)
Xérès. Vous commencez à connaître mon amour pour les xérès de Lustau. Ici on change de lieu puisqu'on est en appellation Manzanilla qui donnerait des xérès plus fins. Le fait que ce soit un fino (donc avec moins d'alcool et plus sec) rend ça potentiellement intéressant à l'apéro (bon, peut-être pas pour tout le monde, mais pour les plus aventureux). Sinon, toujours bon en fin de repas avec des fromages. 
 

Calvados Pays d’Auge 3 ans de Roger Groult (53$)
Calvados. Ça, c’est du très très bon calvados. C’est aujourd’hui le petit fils de Roger, Jean-Roger (cute han ?) qui distille. Ça fait des bons shooters, mais aussi des bons digestifs, dépendamment d’à quel point vous avez des trucs importants à gérer le lendemain.

De grande soif

 

SP68 2017 d’Arianna Occhipinti (32,25$)
Rouge. Ah ben voilà ! On y est ! Le moment de l’année où le SP68 fait son entrée en SAQ. J’ai l’impression que les employé-e-s ferment les lumières, allument un follow-spot et mettent cette toune. Arianna, c’est une super-ultra-cool-vigneronne en Sicile assez emblématique dans le monde du vin nature. C’est pas mal toujours des vins frais et digestes (bon matin l’assemblage de frappato et de nero d’avola).
 

Morgon Vieilles Vignes 2016 de Guy Breton (41,50$)
Rouge. Guy Breton, bien évidemment un grand nom du Beaujolais (j’en parlais dans le petit texte sur Karim Vionnet, si vous suivez). On a l’habitude de goûter ses vins qui frisent la trentaine de dollars, mais si vous voulez vivre l’expérience complète, ses vieilles vignes en 2016, ça vaut clairement la peine (et peut-être même coucher 10 ans si vous vous sentez fou fou fou-folle folle folle).

De garde


Saumur 2017 du Domaine Guiberteau (32$)
Blanc. Guiberteau, c’est droit, mais c’est splendide. Je préfère le préciser, parce que c’est pas tout le monde qui cherche à boire des trucs un peu plus droit. Le genre de domaine qui produit des vins que t'as certainement envie de coucher pour leur laisser le temps de bien se placer et ainsi démontrer la profondeur du terroir d'où ils viennent. C'est un producteur bio et "nature" (il soufre un peu quand même). Quand on prend le temps de lire sur Saumur et de regarder les sous-régions, on comprend que Guiberteau est très bien placé.
 

Jakot 2014 de Sasa Radikon (47,50$/500 ml)
Orange. Ça c’est du orange de fucké. Oui oui, de fucké. On fait pas du petit vin orange d’apéro d’amateur de vin nature de glou glou de funky. On fait du vin orange avec des épaules, de la puissance. C’est un vin à carafer, à boire à 15-16 degrés, en mangeant. Ça mériterait même d’être oublié en cave pour continuer à travailler un peu dans la bouteille.

Vacqueyras 2016 du Domaine de la Bouïssière (34,50$)
Rouge. Domaine travaillé en bio (sans l'accréditation) qui, au fil des dernières années, a changé son approche au chai pour des extractions moins longues et se rapprocher de la fraîcheur du fruit. Ils reconnaissent que leurs vins sont élevés en alcool, mais bus à 13-14 degrés, l'alcool se sent moins et qu'ils demeurent très digestes à boire, sans lourdeur. C'est quand même le genre de vin qui commencera à donner son meilleur dans 5 ans. 

De François Lambert


Château-Chalon 2010 du Domaine Macle (128,50$)
Jaune. Franky boy ! Ça va mon chum ? T'as tu été manifesté vendredi pour la planète ? Prendre une marche dans Westmount, ça compte pas, tu le sais ça han ? Anyway, tu connais-tu ça le vin jaune ? C'est un vin qui se fait dans le Jura (non François, rien à voir avec le Parc Jurassic.....). On laisse le savagnin (cépage) en fûts sans ouiller, c'est-à-dire qu'on n'ajoute pas de vin pour compenser l'évaporation. Ça amène un vin à développer un côté oxydatif. Puis, il se crée un voile de levures, mieux connue sous la "part des anges". Un voile pis des anges. C'pas ben ben laïque ce vin mon François han ? Bref, comme on fait généralement des longs élevages et que c'est dur d'en produire de grosses quantités, le vin coûte cher. C'est bon en sapristi avec des morilles ou des fromages. Tu m'inviteras, parce qu'à part en goûter en salon, j'en bois pas vraiment. 

Valentini 2014 (184,25$)
Blanc. Peut-être que tu pourras pas autant flasher avec ce vin qu'avec ton Château Pétru, mais pourtant, c'est une production microscopique ce qui en fait des vins très rares. Peut-être qu'au moment de lire ces lignes, c'est déjà sold out ! On est en biodynamie à Trebbiano d'Abruzzo (et d'ailleurs, le cépage de cette cuvée porte le nom de l'appellation, pas ben ben marketing HAN FRANKY ?). Ils vendent 90 % de leurs raisins à la coop et ne gardent que la qualité ultime pour vinifier au domaine. Drôle de modèle d'affaires tu me diras, mais ça, je te laisse ça à ta discrétion, c'est toi le pro de la business qui dit à tout le monde quoi faire :). Sam Chevalier de chez Oenopole a goûté cette cuvée et, je cite "est tombé sur le cul". Y'a des gens qui n'ont qu'une parole, lui, il n'a qu'un cul, alors quand il tombe dessus, c'est du sérieux (note à moi-même : relire mercredi soir pour t'assurer que t'assumes toujours ta blague Sulfite).

On se partage une caisse d'IP

L'importation privée est vue à tort par plusieurs comme étant inaccessible et coûteuse. De nombreuses agences à Montréal ont pourtant de véritables bijoux dans leurs portfolios et je vais tenter de vous en repérer chaque semaine. Suffit de se trouver des amis avec qui partager la caisse (ou pas) et d'écrire à l'importateur-trice. Bingo !

Edith and Ida Chardonnay 2017 de Folk Machine (34,80$+taxes/cs de 12)
Blanc. JE SUIS DÉSOLÉ POUR LA PHOTO POCHE ! J'ai rien trouvé sur fond blanc. Je voulais absolument vous recommander cette cuvée de Folk Machine qui a été un gros coup de coeur au Salon de quilles de Montréal lundi (l'ensemble des cuvées présentées m'ont jeté par terre). Ils ne sont pas propriétaires de leurs terres, mais s'occupent des vignes de différentes parcelles et sont rendus à pas mal d'hectares. Comme quoi travailler bien, c'est possible à grande échelle (c'est juste de la job en maudit!). Cette cuvée de chardo est en fait la cuvée que fait la femme de Kenny Likitprakong. J'ai écrit dans mes notes : WOW TOUT GOÛTE LE FEU!. C'est acidulé et salin, sur des notes de poires, ça se boit dangereusement bien. 

"Es-tu dans le vin, toi ?"

L’autre fois j’ai dit à mon chauffeur de taxi que oui…pis il m’a cru. Libre à vous de définir mon statut. Je dirais surtout que je suis un gars qui dépense la moitié de sa paie en vin et qui mange du tofu le reste de la semaine pour compenser. La vérité c’est que j’ai commencé cette infolettre pour que mes parents achètent de meilleurs vins quand je vais souper à St-Lambert, pis je me suis dit que ça pourrait inspirer vos parents aussi, ou vous, accessoirement. Je repère les vigneron-ne-s qui travaillent bien, peu importe le style, la provenance, ou le budget. Comme dirait le Sommelier Nordiq, le vin c’est fait pour être bu en gang. Je ne suis pas sommelier, mais quelqu’un m’a déjà décrit comme l’ange gardien des bons boires.

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