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Qu'est-ce qu'on boit ?

Chaque jeudi, la SAQ met en prévente ses produits en ligne. Voici ce que je mettrais dans ma caisse cette semaine. 

Prévente en ligne du jeudi 5 novembre 
Arrivage en succursale autour du vendredi 13 novembre 
 
Cliquez ici pour avoir la liste des infolettres hebdomadaires déjà partagées.

Si vous appréciez mon travail, vous êtes invités à faire une contribution volontaire annuelle en cliquant sur ce lien, ou par virement Interac à infolettre.vincentsulfite@gmail.com (mot de passe : Vincentsulfite). Ce n'est pas un abonnement, c'est comme si vous laissiez du tip à votre camelot à la période des Fêtes. Ceux qui contribuent recoivent l'infolettre le mercredi à minuit, c'est donc de leur faute si c'est sold out ;)

Contribution annuelle suggérée: 
5 $ si vous achetez une bouteille une fois de temps en temps
10 $ si vous achetez pas mal tous les mois quelques bouteilles
20 $ ou plus si vous allez chercher pratiquement une caisse par semaine à la SAQ

**CERTAINES PLATEFORMES TRONQUENT LA FIN DE MON INFOLETTRE.
ASSUREZ-VOUS DE VOUS RENDRE JUSQU'À LA BIO POUR NE RIEN MANQUER. **
Je suis présentement en train de lire Le Vin en question, un entretien où Jules Chauvet, grand chimiste qui a fait d'importantes recherches sur le vin et a notamment inspiré les grands du vin nature, tels que Pierre Overnoy et Marcel Lapierre. Il dit à propos des levures indigènes, critère de sélection primordial concernant les vins qui se retrouvent dans mon infolettre, que la meilleure levure est toujours : 

"...la levure indigène. [...]. On a essayé une levure sélectionnée de Bourgogne, de Beaujolais, des Côtes-du-Rhône, de Bordeaux, etc., et avec le même moût. On a stérilisé le moût et ensemencé comme ça, et puis finalement on a fait un ensemencement avec les levures indigènes d'ici. Alors on a fait goûter ces vins à une vingtaine de dégustateurs. Ils ont noté leurs impressions. Et qu'est-ce qu'il s'est produit ? On a vu que chaque levure produisait un arôme différent, qui était plus ou moins bien jugé, mais l'unanimité était que l'arôme le mieux apprécié était celui produit par les levures indigènes...Voilà."

Si vous êtes intéressé-e-s à avoir plus de recommandations de lectures, j'ai répondu à la question à Oenopole qui met en vitrine les recommandations de différentes personnes de l'industrie du vin sur son site. Assurez-vous de vous garder un 34,95$ de budget par contre pour mon annonce de la semaine prochaine....

De soif

Cheverny 2019 d'Hervé Villemade (26,60$)
Blanc. La rockstar de Cheverny qui se retrouve sur beaucoup de cartes des vins, et ce, avec raison ! Les vins sont électriques et vraiment séducteurs. Hervé a repris le domaine des mains de ses parents en 1999 et l’a converti à l’agriculture biologique. Comme moi, Hervé a une allergie aux sulfites (moi c'pas une vraie, mais bon). Il utilise donc que très peu de soufre lors de la vinification. Assemblage de 70 % sauvignon et 30 % chardonnay provenant de sols de sables sur argiles à silex. J'ai déjà lu quelque part que ce type de sol pouvait amener beaucoup de tension et d'électricité dans les vins.  
Tourbillon de la vie 2019 du Domaine Padié ( 23,30 $)
Blanc. Padié fait du vin depuis une quinzaine d’années et s’est installé à Calce avec, notamment, le Domaine de l’Horizon, Tom Lubbe (à l’origine), Olivier Pithon, etc. Il a une approche à la vigne complètement différente des traditions de la région qui lui permet d’aller chercher de la fraîcheur. Il s'inspire de la biodynamie, sans l'être à 100 %. Cette cuvée de maccabeu est fermentée et élevée en inox. C'est du négoce en bio avec seulement un ajout de sulfites à la mise en bouteille. Son autre cuvée de négoce du Tourbillon de la vie en rouge, 100 % grenache en inox, est disponible à 22,65$. Grand plaisir à bon prix. 
Côtes catalanes Cortado 2019 du Domaine de Majas (25,65$)
Rouge. C'est Agnès et Alain Carrère qui font du vin en Côtes catalanes. Ils ont été grandement influencés par Tom Lubbe (Domaine Matassa) et travaillent en bio en plus de vinifier selon les préceptes du vin nature. Beaucoup de bijoux sortent des vins des côtes catalanes et les vins de ce domaine en sont un exemple. Nouvelle cuvée qui arrive en SAQ ! Assemblage de 40 % cabernet franc, 40 % grenache noir et 20 % merlot, avec 50 % du vin qui est directement pressé en grappes entières (donc genre rosé), et 50 % du vin qui fait 2 jours de macération en grappes entières (très peu d'extraction en 2 jours, je suppose). Élevage de 4 mois en cuves béton. Ça se boit comme un rosé foncé, mais ça a visuellement l'air d'un rouge (c'est surtout le merlot qui est en macération). 
Lucido 2019 de Marc de Bartoli (22,15$)
Blanc. Le pape du marsala artisanal produit également des vins d'un incroyable plaisir pour le prix. Ce sont aujourd'hui ses files Renato et Sebastiano qui ont repris le travail entamé par leur père. Catarrato en pressurage direct à froid suivi d'un élevage en inox. C'est toujours d'une grande précision et d'une grande fraîcheur, parfait pour l'apéro. 
Morgon 2019 de Kéké Descombes (30,25$)
Rouge. Kewin, Kéké de son surnom, ne provient pas de Val d'Or, contrairement à ce que pourrait laisser croire son surnom (j'allais ajouter "et sa chaîne dans le cou", mais je suis en bons termes avec les Campbell et je voudrais pas perdre leur respect, alors j'ai retiré la blague du script). C'est le fils de Georges Descombes (surnommé Noune, calvaire, allez lire l'article, j'invente rien!!!), et comme à l'image des vins de son père, il fait des vins nature de grande précision avec ses 3 hectares de vignes. 
Château Cambon 2019 (24,15$)
Rouge. Cambon c'est la réunion des Lapierre et de Chanudet. Aujourd'hui, c'est Marie Lapierre qui exploite le domaine. Elle travaille en lutte raisonnée. Le rosé qu'elle produit est une bombe de fruits chaque année, mais leur rouge est une valeur sûre dans le style "gamay de soif" au fruit éclatant.
Coteaux d'Ancenis Esprit détente 2019 de Bernard et Benoît Landron (19,80$)
Rouge. Yo ! J'adore les vins de Landron Chartier !! Tout ce que j'ai goûté à Va te faire Loire au printemps 2019 était top. Cet arrivage de Gamay de la Loire, dans le Pays nantais à moins de 20 $, c'est dangereux ! Ils travaillent 25 hectares en bio et cette cuvée a été faite en cuves sur levures indigènes. J'ai pu y goûter il y a 10 jours : beaucoup de plaisir pour un vin à ce prix, tout est à sa place et je confirme que le vin est dans la bonne catégorie : DE SOIF. 
La Dilettante 2018 de Catherine et Pierre Breton (32,50$)
Rouge. J'ai tellement souvent écrit sur les Breton que j'en suis venu à ne plus les présenter, mais comme je rejoins de plus en plus de gens, je trouverais ça dommage de sauter les présentations. Depuis 1994, le couple travaille en biodynamie. Ils sont également devenus avec le temps des personnages importants du monde du vin nature. Leur domaine est basé à Restigné, à l'est de Bourgueil, où ils produisent des chinons, bourgueils et vouvrays. Ils font des cuvées parcellaires de grande qualité qui vieillissent admirablement bien, mais ils s'amusent également avec des produits d'entrée de gamme bien plaisants. Cette cuvée de cabernet franc en grappes entières, avec élevage d'un an en cuves de bois, déborde de fruits et de plaisir. 
Reynard Rebels du Domaine Milan (24,55$)
Rouge. Première fois que je vois Théophile signer son nom sur un vin du domaine de son père, ce qui m'amène à vous parler du fait qu'il reprend peu à peu le domaine. Henri Milan est un pionnier du vin sans sulfites en Provence et sa rencontre avec Claude Courtois, vigneron en Loire, il y a une vingtaine d'années, a changé sa vision du vin. Le domaine est situé à Saint-Rémy-de-Provence. Le nom de cette cuvée est un clin d'oeil à la provenance des raisins, Châteaurenard. Des raisins qui devaient aller à la coopérative du coin, mais que les Milan sont allés chercher. Levures indigènes, ajout de sulfites minimum, assemblage de merlot et de carignan. 

De curiosité

Vin de France Tète Red par Les Tètes (19,60$)
Rouge. Projets de quelques chums, dont notre bien-aimé Nicolas Grosbois (qui a décidé d'amener sa famille en vacances au Québec parce qu'il nous aime trop <3). Tout est bio, produit sur levures indigènes avec peu de sulfites. Cette cuvée est composée à 50 % de cabernet franc, 25 % duras, 15 % grolleau et 10 % merlot, avec fermentation en béton et décuvage précoce pour limiter l'extraction. Cuvée de soif.
Livia 2018 de Sous le végétal (36,25$)
Blanc. Jason Ligas travaille sur l'île de Samos, en Grèce. Son projet Sous le végétal, c'est en fait une collaboration avec Patrick Bouju du Domaine de la Bohême, en Auvergne. Dans l'idée de faire la promotion d'une agriculture à contresens de l'agriculture industrielle, ils ont retapé de vieilles parcelles en y appliquant les principes de la biodynamie afin d'y ramener de la vie. Chaque cuvée est produite à partir de muscat à petits grains afin de plutôt pouvoir différencier les microclimats des différentes parcelles que de goûter les différences de cépage. La cuvée Livia est produite à partir de vignes sur des sols de schiste. Pressurage direct, fermentation en inox et élevage en bouteille (selon le site de Zev Rovine). 
Morgon Les Charmes 2019 de Frédéric Sornin (25,80$)
Rouge. Je n'ai pas eu la chance de goûter les vins de Frédéric Sornin à RAW l'an dernier, mais je fais confiance à @thebeaujoe qui disaient, la dernière fois que c'est sorti en SAQ, avoir eu beaucoup de plaisir avec ce gamay. Frédéric a repris les vignes de son père en 1990, entrepris la conversion vers l'agriculture bio en 2000 et travaille aujourd'hui avec son fils sur 25 hectares répartis dans le Beaujolais. 
Volaina 2018 de Celler Credo (22$)
Blanc. Celler Credo c'est en fait les vins tranquilles des cavas Recaredo, des chouettes producteurs de bulles biodynamiques dans le Pénèdes. Donc, cuvée de 100 % parellada, l'un des cépages permis pour faire du cava, à 9,5 % d'alcool. Les vignes sont à Pla de Manlleu, dans la partie la plus haute du Penedès. Il y a une légère macération sur peaux en fin de fermentation, mais cela n'en fait pas un vin orange pour autant. 6 mois d'élevage en inox avec bâtonnage des lies. 
Zellenberg Pinot blanc 2017 de Marc Tempé (29,35$)
Blanc. Domaine dont je n'ai jamais entendu parler, mais qui faisait partie de l'arrivage nature de début septembre. Producteur alsacien qui travaille en biodynamie depuis 1996. Ces vignes de pinot blanc proviennent d'une parcelle à Zellenberg où les sols sont composés d'argile et de marnes du Lias. Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que selon les dires du domaine, ces sols confèrent au vin du fruit et de l'ampleur. Pressurage pneumatique lent suivi d'un débourbage afin de clarifier le jus, puis élevage de 24 mois en foudres. Un peu de sulfites à la mise en bouteille. 
Douro Golpe 2016 de Manuel Carvalho Martins (20,40$)
Rouge. Le domaine Quinta Vale do Olmo est situé dans le Douro, au Portugal, et appartient à la famille Carvalho Martins depuis 4 générations. Ce n'est toutefois que depuis une génération qu'on embouteille au domaine. La famille travaille en lutte raisonnée. Cette cuvée est un assemblage de touriga nacional, tinta roriz et touriga franca. Une partie du vin est élevée en chêne pendant 18 mois, l'autre en inox. 

De table

Gutturnio Frizzante 2016 de Croci (23,70$)
Rouge frizzante. Oh que ça s'est vendu rapidement la dernière fois ça ! Je ne vous l'ai pas mis en bulles, parce que c'est pas exactement la fonction que remplit ce vin et Vins dans les voiles m'a indiqué que la bulle se perdait tranquillement avec l'ouverture de la bouteille. Ça peut le faire à l'apéro avec un plateau de charcuteries, mais c'est surtout un vin de table ou de fin de repas. C'est un vin typique de l'Émilie-Romagne. La bulle est naturelle et il n'y a aucun sucre résiduel. 60 % barbera et 40 % bonarda fermenté sur levures indigènes. Sur le site des importatrices, on peut y lire "Massimiliano croit qu’il est important de toujours expérimenter de nouvelles méthodes de vinification et d’élevage. Il se distingue par ses cuvées élevées sur lies, ce qui donne de la complexité, de l’expression et de la rondeur à ses vins."
Barbera d'Alba Laura 2018 de Ferdinando Principiano (26,30$)
Rouge. Belle occasion de boire de la belle barbera nature à bon prix. C'est travaillé tout en fraîcheur avec de l'élevage en cuve inox qui permet de goûter le fruit sans avoir l'influence du goût du bois. Fernandino, qui a repris le domaine de son père, n'aimait pas ses premiers vins, costauds et sans personnalité. Il vinifie aujourd'hui avec levures naturelles, fait de longues fermentations et n'ajoute qu'un peu de sulfites à la mise en bouteille. Ça trouvera bien sa place à table dès qu'il y a un peu de viande (volaille, porc, veau).
Saumur Le Blanc 2018 du Domaine Chancelle (26,75$)
Blanc. Lydie et Thierry Chancelle gèrent leurs 14 hectares de vignes sans aucun intrant chimique. Ils sont situés dans le village de Turquant, tout près de Saumur et font du chenin et du cabernet franc. J’y ai goûté en succursale et j’ai été agréablement surpris par la longueur du vin en plus de sa vivacité. Ça peut autant se siffler à l’apéro que se transporter à table.
Le Régal 2019 par Le Loup blanc (28,45$)
Blanc. Je vous ai toujours recommandé les vins d'Alain Rochard, propriétaire du Rouge Gorge, qui travaille en bio certifié avec quelques éléments de la biodynamie, dans l'appellation Minervois. Toutefois, cette cuvée ne semble pas s'être qualifiée pour l'AOC et est donc produite en Vin de France. Assemblage à 50 % de terret blanc et gris ainsi que 50 % de carignan blanc, gris et grenache blanc. Élevage à moitié en foudres et à moitié en inox, pendant 10 mois. Sols argilo-calcaires, une partie des vignes a 50 ans et l'autre 10 ans. 
Minervois Viti Vini Bibi 2018 du Domaine Benjamin Taillandier (23,60$)
Rouge. Benjamin Taillandier, à lire son parcours, semble être un vigneron de passion qui cherche à tout prix à produire des vins artisanaux où le vigneron s'efface pour laisser la place au raisin. J'aime beaucoup le Laguzelle qui rentre également en SAQ. Cette cuvée était auparavant en importation privée. Assemblage composé à 60 % de grenache, 20 % de cinsault et 20 % de carignan. Selon le millésime et le cépage, Benjamin opte soit pour une macération carbonique ou une fermentation traditionnelle. Cette cuvée fait un an d'élevage en béton. 
Saint-Joseph 2018 par Les Vins de Vienne (33,75$)
Rouge. Les Vins de Vienne, projet commun d'Yves Cuilleron, Pierre Gaillard et François Villard en Rhône, qui travaillent sur la rive droite  du fleuve sur des appellations comme Côte-Rôtie, Condrieu et Saint-Joseph. Donc, les vignes de syrah sont sur des sols dominés par le granite, taillées en gobelets sur échalas. Lors de la fermentation, on fait des pigeages quotidiens pour l'extraction, puis on envoie le vin faire 12 mois d'élevage, un peu en béton, surtout en fûts de chêne. Filtration avant la mise en bouteille. 

Bulles

Blanc de noirs Brut de Champagne Fleury (56,50$)
Champagne. Fleury célébrait il n'y a pas si longtemps ses 30 ans de biodynamie. Ils sont basés dans la Côte des Bar, dans l'Aube, qui représente la section la plus au sud de la Champagne, pas si loin de Chablis. Rares sont les gens qui travaillent proprement en Champagne et voir Fleury tenir bien haut le drapeau de la biodynamie est remarquable. Cuvée d'entrée de gamme, 100 % pinot noir, toujours d'une qualité remarquable pour le prix. 

De grande soif

Régnié 2018 de Julien Sunier (32,50$)
Rouge. Beaujolais nature de qualité en provenance de chez Ward et associés. David me disait que Sunier a été un des premiers vignerons à s'inscrire sur leur portfolio. Son Wild Soul, négoce de raisins bios, est toujours très bon. Ici, ce sont ses vignes à Régnié qui produisent ce gamay d'une belle soif, en plus d'être sur un millésime généreux où la plupart des vins que j'ai goûtés sont super bien équilibrés. 
SP68 2019 de Occhipinti (34,25$)
Rouge. Arianna, c’est une super-ultra-cool-vigneronne en Sicile assez emblématique dans le monde du vin nature, nièce de Giusto Occhipinti des vins de COS (elle est rendue plus connue que son oncle, chapeau!). Son domaine a pas mal grandi dans la dernière décennie, ce qui est à saluer, dans l'idée qu'on puisse faire du vin nature et le distribuer plus largement. C'est sa cuvée d'entrée de gamme, composée à 70 % de frappato et 30 % de nero d'avola, égrappé, avec 6 mois d'élevage en béton, un peu de sulfites, mais à peine. 
Côtes du Jura Les Sarres Savagnin 2018 du Domaine Rijckaert (33,75$)
Blanc. Le savagnin est très certainement l'un de mes cépages préférés. Associé au Jura, il a une tendance oxydative, avec des notes de noix et de pomme bien mûre et est caractérisé par sa grande acidité. J'adore cette maison qui travaille à la fois en Bourgogne et dans le Jura, mais j'ai quand même un petit penchant pour leurs cuvées jurassiennes. Cette cuvée est issue des raisins du domaine, qui travaille en lutte raisonnée.

De garde

Vigneti delle Dolomiti Teroldego 2018 de Foradori (69,25$ MAGNUM)
Rouge. Au-delà du fait qu'Elisabetta Foradori soit une de mes vigneronnes préférées en Italie, c'est surtout une dame extrêmement respectée dans le monde du vin nature. C'est aujourd'hui son fils Emilio qui fait les vins, alors que sa fille Myrtha (qu'on a vue dans Les Fermiers) s'occupe de son potager entre les rangées en pergola. Cette cuvée de teroldego est un classique en SAQ. Fermentation avec raisins égrappés à 80 %, élevage de 12 mois en béton et en vieux botti de chêne slovénien.
Fromenteau Pinot gris 2015 de Josmeyer (35,75$)
Blanc. Domaine de 25 hectares situé en Alsace, fondé en 1854, qui travaille en biodynamie depuis la fin des années 90. Leurs vins sont toujours d'une qualité exemplaire, dans toutes les gammes de prix. Le fromenteau, c'est en fait l'ancien nom du pinot gris en Île-de-France. Les raisins proviennent de parcelles de vieilles vignes du Herrenweg de Turckheim et de Wintzenheim (pour les geeks d'Alsace dans la place). Fermentation lente d'un à trois mois, puis élevage en foudres ou inox. 
Chinon Clos du noyer 2018 de Nicolas Grosbois (43,50$)
Rouge. Aaaah ce cher Nicolas. 9 hectares répartis sur 13 parcelles différentes, travaillés en bio. Il y a une grande histoire d'amour entre ce cher vigneron de la Loire et le Québec, un amour réciproque en plus. Chacune de ses cuvées est un must-buy. Cette cuvée provient de vignes de cabernet franc de 25 à 60 ans sur des sols argilo-sableux. Fermentation en inox de 18 jours et élevage en foudre de 25 hl pendant 16 mois suivi d'un affinage en cuve pendant 8 mois. L'affinage ici est dans l'idée, si je ne m'abuse, de permettre au bois de s'intégrer un peu avant de mettre en bouteille. Je n'ai jamais goûté un plus grand vin de Nicolas, je suis donc très curieux. 
Bandol 2016 du Domaine du Gros'Noré (47,50$)
Rouge. Il faut chaud à Bandol et surtout, de plus en plus chaud. Alain Pascal a donc su s'adapter dans les dernières années : il vendange plus tôt et fais moins d'extraction. Il travaille souvent en grappes entières et élève dans de gros foudres sur des élevages d'un an. Bref, il cherche à garder de l'élégance dans ces vins. Assemblage majoritairement composé de mourvèdre, avec un peu de grenache, cinsault et carignan. 
Nero di Lupo 2018 de COS (33,25$)
Rouge.  COS, c'est Giusto Occhipinti, Giambattista Cilia et Pinucia Strano qui font de grands vins en Sicile, mais bon, ça, vous commencez à le savoir. C'est une des grandes cuvées de COS. Ce vin-ci est composé à 100 % de nero d'avola et d'expérience, leurs vins qui ne contiennent pas de frappato sont un peu plus costauds et sérieux, à boire à table. 
Chianti Classico Riserva 2017 de Castello di Volpaia (41,75 $)
Rouge. AAAAAH LE CHIANTI. Je suis tombé en amour avec ses vallées, ses petits villages et ses routes sinueuses. Ce qui frappe au niveau des vins, c'est la gouleyance que peut offrir le sangiovese lorsque bien travaillé, mais qui peut aussi frapper par sa profondeur. Domaine bio représenté par Rézin pour qui Véronique Rivest a de très bons mots. Cette cuvée fait 24 mois d'élevage en fût de chêne. 

De François Lambert

Chassagne-Montrachet Morgeot Premier Cru 2018 du Domaine Henri Germain (127$)
Blanc. François, depuis que j'ai découvert tes vlogues quotidiens sur Instagram, ma foi, ma vision de toi a changé ! Je vois en toi une personne sensible, curieuse, ouverte. Joke, c'est pas parce que t'es millionaire que ça rend tes opinions pertinentes et qu'on veut forcément les entendre. Tu devrais arrêter de prendre des douches froides, t'es gelé tight. BREF, cette semaine, je te parle du domaine d'Henri Germain, aujourd'hui piloté par Jean-François Germain, représenté par Oenopole, via le portfolio de Martin Labelle. Ce Premier cru provient d'une parcelle argilocalcaire très rocailleuse de vignes de 60 ans. Après la fermentation, le vin fait 18 mois d'élevage en vieux bois (avec 20 % de bois neuf). Sa cuvée Charmes, Meursault Premier cru, vient quant à elle d'une parcelle où sous le sol argilocalcaire, se trouve des charmes !

Qui est Vincentsulfite ?

Il y a trois ans, on m'invitait à une dégustation de vins allemands en après-midi. Bien évidemment, j'aimais le vin, mais pas comme aujourd'hui, mettons. J'y ai rencontré celle qui est aujourd'hui ma mentore, ma boss, mais surtout ma meilleure amie, Emily Campeau. À partir de cette rencontre, j'ai commencé à goûter à beaucoup de vins, j'ai lu énormément et j'ai rencontré un paquet de gens formidables. Ça fait donc un peu plus de deux ans que j'écris chaque semaine sur ce qui rentre à la SAQ avec toujours la même idée : offrir une vitrine à ceux et celles qui produisent du vin d'artisan. Je suis sommelier au Restaurant Candide, sous la direction d'Emily qui gère la carte, j'ai planté 400 vignes avec un de mes meilleurs amis au sud du Grand Lac Saint-François, j'ai participé au développement du show Supernaturel, diffusé en novembre 2020 sur le Club Illico, et j'ai écrit un livre portant le même nom, qui sera également publié en novembre. 

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