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Qu'est-ce qu'on boit ?

Chaque jeudi, la SAQ met en prévente ses produits en ligne. Voici ce que je mettrais dans ma caisse cette semaine. 

Prévente en ligne du 8 août
En succursales autour du 16 août
Cliquez ici pour avoir la liste des infolettres hebdomadaires déjà partagées (pratique en succursales).

Un gros merci à ceux qui contribuent financièrement à cette infolettre. J'invite tous les abonné-e-s à faire une contribution volontaire annuelle en cliquant sur ce lien, ou par virement Interac (mdp : Vincentsulfite).

Contribution suggérée: 

5 $ si vous achetez une bouteille une fois de temps en temps
10 $ si vous achetez pas mal tous les mois quelques bouteilles
20 $ ou plus si vous allez chercher pratiquement une caisse par semaine à la SAQ

**CERTAINES PLATEFORMES TRONQUENT LA FIN DE MON INFOLETTRE. ASSUREZ-VOUS DE VOUS RENDRE JUSQU'À LA BIO POUR NE RIEN MANQUER. **

De soif

Muscadet Amphibolite 2017 des Domaines Landron (24,75$)
Blanc. Ça, j'en boirais tout simplement tout le temps. À l'ère des vins de macération et des jus-funky-glouglou, les muscadets semblent perdre en popularité (à voir ce qu'il se boit sur Instagram du moins). OR, ce serait une grave erreur de snober ce melon de bourgogne axé sur la salinité et l'agrume. Domaine en biodynamie mené par Jo Landron, AKA l'une des plus belles moustaches vinicoles
Beaujolais Collection Rézin 2017 de Jean Foillard (25,55$)
Rouge. J'affectionne particulièrement les vins de Foillard depuis que j'ai lu le texte de ma grande amie Emily Campeau qui explique comment le vin est venu à elle. Bien évidemment, ce n'est pas du Côte de Py dont il est question, ce magnifique terroir de Morgon, mais bien d'une collaboration entre Rézin et Foillard afin de faire une belle cuvée accessible. Du gamay débordant de fruits, à servir bien frais sur son balcon. 
La Chimère Riesling 2015.17 du Domaine Brand (29,90$)
Blanc. L'autre fois on m'a dit "arrête de toujours vanter l'agence Glou, on le sait que tu veux ton allocation de Leroy". Oui. Bon. N'en demeure pas moins qu'on parle ici de riesling nature d'Alsace, vinifié par Philippe Brand. Assemblage de deux millésimes, soit 2015 et 2017, qui, selon la Cave des papilles, peut bénéficier d'un deux heures d'ouverture avant d'attaquer. 
Minervois Laguzelle 2018 du Domaine Benjamin Taillandier (20,45$)
Rouge. Des arrivages nature de ce genre-là, à ce prix-là, faut en profiter. 70 % cinsault, 20 % grenache et 10 % carignan élevés 6 mois en cuve béton. Benjamin Taillandier, à lire son parcours, semble être un vigneron de passion qui cherche à tout prix à produire des vins artisanaux où l'homme s'efface pour laisser la place au raisin. Le vin semble offrir une fraîcheur remarquable, mais peut-être aurait-il plus sa place autour d'un BBQ (pas besoin de cuisiner, juste être assis à côté devrait suffire). 

De curiosité

Soft Red Blend 2015 de Pelican Negru (14,95$)
Rouge. Arrivage à très bas prix de la QV directement de Moldavie. Le domaine est travaillé selon les préceptes de la biodynamie. "Tous les sols sont des terres noires très fertiles. Le vignoble est très près de la Mer Noire, le long de la rivière Dniester et sur 2 plateaux en légère altitude, très beau microclimat" - Willy, de la QV. Vin riche et ample, parfait pour la table, qui laisse tout de même le fruit à l'avant-plan.

 

Gamay sans tra la la 2018 du Domaine de la Garrelière (28$)
Rouge. Produit que je ne connais pas du tout. Je suis donc allé à la source chez Bambara Sélections, leur importateur. François Plouzeau travaille en biodynamie. Cette cuvée de gamay est fermentée 40 jours en carbonique avant de passer 6 mois en cuve béton. Sans soufre et non filtré. C'est peut-être le nouveau coup de coeur de tous, qui sait ?

Ventoux Sur le fil 2017 de Thomas Jullien (20,55$)
Rouge. Bon, ça c't'un test, mais c'est un test qui m'emballe. Je lis au sujet de Thomas Jullien qu'il fait un excellent travail à la vigne. Cette cuvée est sur un sol très calcaire et Jullien fait un effort considérable pour laisser le terroir s'exprimer à travers ses vins. 75 % grenache et 15 % syrah, 10 % SURPRISE. J'adore les surprises. Les quelques vins de Ventoux travaillés en vin de soif que j'ai goûté peuvent se boire à l'apéro, mais se portent toujours mieux avec un petit quelque chose à grignoter. 

Chablis 2017 de Nicolas Potel (27,35$)
Blanc. Potel travaille de façon très droite et classique, mais arrive toujours à présenter des vins avec un excellent rapport qualité-prix. C'est un nouveau projet pour Potel et donc pour la première fois en SAQ. C'est moins mon style de vinification, mais c'est Rézin, donc on fait confiance. Pressurage délicat, collage et débourbage légers, fermentation en inox.

 

Bulles

Les 7 crus Brut d'Agrapart (74,25$)
Champagne. 90 % de Chardonnay et 10 % de pinot noir. Ils ne collent pas et ne filtrent pas, sont en bio. Il y aurait 50 mg de soufre, ce qui fait qu'on dépasse un peu les 30 mg acceptés pour se considérer nature, mais qui est quand même dans le sulfitage léger. On retrouve dans ce champagne l'assemblage de deux millésimes (2013 et 2014) de 7 parcelles. Dégorgement 2 mois avant la vente et dosage limité à 7 grammes de sucre / litre.

De table

Régnié 2017 d'Antoine Sunier (29,95$)
Rouge. Antoine Sunier et son frère Julien sont les deux représentés par Ward et associés au Québec (un de mes portfolios préférés). Antoine opte pour un style différent de celui de son frère, en faisant de la grappe entière plutôt que de la macération carbonique et en élevant en fûts plutôt qu'en béton. Son gamay est donc plus charnu et généreux, surtout sur 2017, un millésime chaud. La clé dans ce vin ? L'acidité. Belle occasion de faire vieillir un cru du Beaujolais. J'ai goûté au printemps et c'était top. 
Pinot Gris Beblenheim 2016 du Domaine Marcel Deiss (26,80$)
Blanc. Bonsoir les Deiss ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu vos vins passer, je m'inquiétais presque ! Domaine biodynamique alsacien très réputé qui produit de grands vins. Cette cuvée de tokaj pinot gris, cépage cousin du pinot blanc, affiche un 39 grammes de sucre résiduel, mais bien balancé avec une grande acidité. Ce genre d'alliance en fait un ample et riche, mais où le sucre ne s'affiche pas du tout comme un vin dessert. Bon potentiel de garde sur ce genre de vins. 
Vouvray Sec 2017 du Domaine Vincent Carême (28,40$)
Blanc. Carême est toujours une valeur refuge à la SAQ, car somme toute assez dispo sur les tablettes et le domaine fait de bons rapports qualité-prix. La cuvée Sec vient d'un terroir d'argile à silex qui donne une belle minéralité en bouche. Nez de poire et de pêche avec beaucoup de fruit. Vin de table pour son amplitude, mais rien de lourd ici, vraiment beaucoup de fruits. Bio, levures indigènes et élevage en fûts. Ah oui, pardon, j'allais oublier l'essentiel....CHENIN!

De mini-bar

Vermut d'Emilio Lustau (28,55$)
Vermouth. Je ne suis définitivement pas la bonne personne pour vous vendre un vermouth. Toutefois, j'adore ce que fait la maison Lustau. Si vous aimez le vermouth, vous devriez essayer celui-ci.

Vermell Vermut Rojo Vintage (25,65$)
Vermouth rouge. Même chose ici. J'aimerais beaucoup vous sortir une belle explication vous amenant à vouloir en mettre une dans votre caisse. Disons que je mets la bouteille ici surtout pour prévenir les amateurs de son arrivée. 
Eau-de-vie Framboise du Domaine Valentin Zusslin (109,75$)
Spiritueux. Ça prend du temps pour développer son palais dans la dégustation d'eau-de-vie et moi-même, j'ai encore beaucoup de travail à faire pour pas me mettre à danser sur le bar quand j'en bois. Par contre, quand j'ai goûté les eaux-de-vie de Jean-Paul lors de son passage à Montréal, j'ai tout de suite été frappé par la délicatesse de celles-ci. Framboises macérées 5 jours assemblées avec l'alcool pur issu de la distillation des lies de vin. 

De garde

Primofiore 2016 de Quintarelli Giuseppe (66$)
Rouge. Je vous ai parlé de la grandeur des vins de Giuseppe la semaine dernière, mais j'ai commis une petite bourde. Sa cuvée Rosso del Bepi est produite chaque année, mais sur les années exceptionnelles, est travaillée en amarone, et non le contraire. Merci à @justedujus pour la précision ! Cuvée somme toute abordable quand on compare avec le reste. Ça vaut la peine pour découvrir la grandeur du vigneron. Il faut toutefois préciser qu'il est décédé en 2012 et donc que cette cuvée n'a pas été travaillée par lui, contrairement à celle-ci qui sort également cette semaine (bon, si jamais j'apprends qu'il n'était pas en forme en 2011 et qu'il n'a pas touché à rien du millésime, vous m'en excuserez). 
Nerobaronj 2005 de Gulfi (67,50$)
Rouge. J'adore les vins de Gulfi. Quand je vais souper chez mon oncle chasseur et que je sais qu'il va cuisiner du gibier, j'essaie de trouver un Gulfi. L'aromatique est super sombre : notes de café, de pétrole, de réglisse noire. Très loin de ce que je bois à l'habitude. Par contre, la trame d'acidité en fond, en plus des tannins fondus et bien intégrés, amène beaucoup de plaisir. C'est 2005 calvaire ! Vous pouvez apprécier un vin déjà vieilli pour vous, c'est vraiment top, profitez-en. 
Le Paradis 2017 du Domaine Vacheron (70,50$)
Blanc. Belle découverte, Noël dernier, de la cuvée d'entrée de gamme Sancerre, qui avec l'ouverture, développait des notes de fruits tropicaux. Très belle expression du sauvignon ! Domaine en biodynamie depuis 2006 qui sort cette semaine 3 cuvées en parcellaires : Le Paradis (en photo), Guigne-Chèvres et Belle Dame (en rouge). Le Paradis est plus délicat et floral, en plus de bien exprimer la minéralité de son terroir, alors que le Guigne-Chèvres est plus rond et chargé, à servir à table avec un poisson gras. Pour ce qui est de leur pinot noir, Belle Dame, je lis qu'on y retrouve des notes de confit de cassis, de cerise noire et de tabac blond (John Player's peut-être ?). Tous des vins qui vieilliront très bien. 

On se partage une caisse d'IP

L'importation privée est vue à tort par plusieurs comme étant inaccessible et coûteuse. De nombreuses agences à Montréal ont pourtant de véritables bijoux dans leurs portfolios et je vais tenter de vous en repérer chaque semaine. Suffit de se trouver des amis avec qui partager la caisse (ou pas) et d'écrire à l'importateur-trice. Bingo !

Pulp Fiction Yellow 2017 de Weingut Machherndl (44,41$/btl - cs de 6)
Blanc. Quand j'ai mis ce vin sur Instagram cet hiver, ça a un peu brisé l'internet. Tout le monde en voulait là maintenant. ben voilà, c'est fait. Voici ce que j'avais écrit à l'époque : "L’Autriche a cette capacité à produire des vins qui goûtent la limonade et l’électricité qui m’ébahit chaque fois. Pulp Fiction me rappelle Kalkundkiesel de Claus Preisinger. On a ici des vignes centenaires, du Wachau, de gelber muskateller et de gruner veltliner. Erich est la 8e génération à s’occuper du domaine et travaille en bio. C’est herbacé et y’a de la chair, ça se siffle en 8 minutes. Si vous croisez ça sur une carte et que vous avez soif, commandez en déjà deux. "

"Es-tu dans le vin, toi ?"

L’autre fois j’ai dit à mon chauffeur de taxi que oui…pis il m’a cru. Libre à vous de définir mon statut. Je dirais surtout que je suis un gars qui dépense la moitié de sa paie en vin et qui mange du tofu le reste de la semaine pour compenser. La vérité c’est que j’ai commencé cette infolettre pour que mes parents achètent de meilleurs vins quand je vais souper à St-Lambert, pis je me suis dit que ça pourrait inspirer vos parents aussi, ou vous, accessoirement. Je repère les vigneron-ne-s qui travaillent bien, peu importe le style, la provenance, ou le budget. Comme dirait le Sommelier Nordiq, le vin c’est fait pour être bu en gang. Je ne suis pas sommelier, mais quelqu’un m’a déjà décrit comme l’ange gardien des bons boires.

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