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Qu'est-ce qu'on boit ?

Chaque jeudi, la SAQ met en prévente ses produits en ligne. Voici ce que je mettrais dans ma caisse cette semaine. 

Prévente en ligne du 14 mars
En succursales le 21 mars
Cliquez ici pour avoir la liste des infolettres hebdomadaires déjà partagées.

De soif


Beaujolais Villages KV 2017 de Karim Vionnet (25,25$)
Rouge. Karim a une excellente réputation dans le gamay-de-voyons-c'est-ben-bon-ça-on-va-tu-s'en-racheter-une-caisse. C'est dans les arrivages annuels de vin nature à surveiller en SAQ et qui vont s'écouler très très rapidement. Il a été chef de culture de Guy Breton et était voisin avec Marcel Lapierre. #lebeaujocestcommelesaguenay

Garnacha 2016 de Moraza (28,60$)
Rouge. Patricio Brongo m'a redonné le goût de boire du Rioja. Je m'étais distancé de ces vins avec trop d'extraction et souvent du gros bois lourd. Puis, avec les vins de Moraza, on redécouvre des vins avec beaucoup de fruit qui sont hyper digestes. 100 % grenache, à boire à tout moment. 

Tarot 2017 d'Alpha Box & Dice (22,25$)
Rouge. Je connais mieux leurs plus grandes cuvées qui sont super belles et expressives, mais je sais qu'ici on a du 100 % grenache digeste, avec quand même un peu de matière. Ça vaut clairement la peine de s'en mettre une dans sa caisse à ce prix-là !

La Noë Muscadet Côtes de Grand Lieu 2017 d'Éric Chevalier (23,40$).
Blanc. C'est un peu ma découverte des dernières semaines que j'ai recommandé à l'aveugle parce qu'Oenopole importe ça. Très curieux de goûter son melon de Bourgogne au prochain apéro que je croise sur mon chemin. 

Bourgogne Aligoté 2017 du Domaine Naudin-Ferrand (24,35$)
Blanc. C'est le grand retour de l'aligoté de Claire Naudin en SAQ! Mon vin passe-partout, que je recommande à tout le monde, qui est parfait à l'apéro, dans un party, su'l bord de ta piscine à Repentigny (je n'ai aucun ami à Repentigny....). 

Romo 2016 du Domaine des Huards (25,75$)
Blanc. Eh oui, encore le Domaine des Huards. Mais, FUN FACT pour impressionner sa date : on a créé l'appellation Cour-Cheverny en Loire seulement pour le romorantin, cépage qu'on ne trouve qu'à cet endroit. Romo c'est un vin parfait pour l'apéro, sur des notes de miel (mais pas sucré pour autant). 

De table

 

Langhe Nebbiolo 2016 de Josetta Saffirio (28,80$)
Rouge. Je vous ai recommandé sa cuvée à 23 $ de barbera d'Alba il y a deux semaines. J'ai pu la goûter en succursale la semaine passée et vraiment j'ai aimé le fruit et la violette dans l'aromatique du vin. On a ici du 100 % nebbiolo, toujours travaillé sur le fruit, mais que je mettrais quand même à table avec de la volaille ou une fondue. 

Assyrtiko Santori 2017 d'Argyros (27,50$)
Blanc. Je vous ai parlé de ce domaine il y a deux semaines en vous disant que je n'avais que goûté la petite cuvée Atlantis. Ça n'a pas changé, mais j'ai maintenant une bouteille qui attend d'être bue prochainement dans laquelle je fonde beaucoup d'espoir. Si vous êtes dans la même situation que moi : achetez celle-ci également et buvez les deux. Ça va être un jeu le fun : celle-ci est seulement élevée en inox, mais pas la même parcelle, mais même cépage. 

De curiosité


Les Béatines Provence 2016 du Domaine des Béates (20,70$)
Rouge. Je n'ai toujours pas goûté leur rouge, mais je trouve qu'ils font très bien dans le rosé. On a ici un assemblage de grenache, syrah et carignan que je mettrais probablement plus à table qu'à l'apéro. À 20 $, c'est sympatoche. 

Cendrillon 2017 du Domaine de la Garrelière (27,40$)
Blanc. Domaine en biodynamie de Loire. Du sauvignon blanc qui, à mon souvenir, est pas mal croquant, du genre te réveille un mort. Par contre, je ne me souviens plus où et quand j'ai bu ça et donc, y'a un part de "faut y'aller à l'aveugle". 

De mini-bar


La troisième vie de La Société secrète (46,50$)
Amaro. La Société secrète c'est ce projet de distillerie en Gaspésie qui a jeté tout le monde sur le cul avec leur gin. Ici on a fait un amère avec la troisième utilisation des marc de Pinard et filles (qui a servi à faire la collaboration avec Auval en 2e utilisation). J'y ai goûté en janvier et c'était fou raide. Ça va se sold out en 2 secondes parce que tous les restos vont vouloir en acheter. 

De garde

 

Family Red Blend 2016 de Adi Badenhorst (41,50$)
Rouge. Producteur emblématique bio d'Afrique du Sud, Badenhorst a appris à faire du vin en Crozes-Hermitage. On a ici un assemblage de syrah (majoritairement), tinta barroca, cinsault et grenache. On a du gros fruit noir élevé 16 mois en foudres de 4000L (donc élevage en bois moins présent). 

Savennière Roche aux Moines 2015 du Domaine aux Moines (44,75$)
Blanc. On est dans la même appellation que Nicolas Joly dont je vous ai parlé pour son grand apport à la biodynamie. On a ici l'occasion de goûter un chenin peut-être plus facile à boire en jeunesse, mais qui se bonifiera certainement avec un peu de garde. 

Châteauneuf-du-Pape 2016 du Clos du Mont-Olivet (54,25$)
Rouge. Clairement pas le vin que j'oserais ouvrir dans sa jeunesse. Du Châteauneuf-du-Pape à 15 % d'alcool, j'enverrais ça réfléchir au moins 10 ans dans le fond de mon cellier, mais qui connaîtra probablement son apogée dans 20 ans. L'intérêt demeure quand même dans le style de vinification peu interventionniste. 

Gewurtztraminer Grand Cru Hengst 2011 de Josmeyer (68,50$)
Blanc. Des vignes de gewurtztraminer de 40 ans en grand cru Hengst. C'est sec (à voir le 14,5 % d'alcool) et bien que ça ait de l'âge, c'est le genre de vin alsacien qu'on peut vraiment oublier dans sa cave et qui ne prendra que du mieux avec le temps (si vous êtes capable d'attendre). C'est puissant comme vin, à boire avec des fromages ou des plats épicés. Ils sortent également un pinot gris grand cru Brand 2013 à 70,50$ et un riesling grand cru Hengst 2014 à 74$

On se partage une caisse d'IP

L'importation privée est vue à tort par plusieurs comme étant inaccessible et coûteuse. De nombreuses agences à Montréal ont pourtant de véritables bijoux dans leurs portfolios et je vais tenter de vous en repérer chaque semaine. Suffit de se trouver des amis avec qui partager la caisse (ou pas) et d'écrire à l'importateur-trice. Bingo !

Ambarabà 2016 de Volcanalia (33,54$/cs de 6)
Blanc pétillant. Jeune vignoble sur les pentes de Gambellara en Vénitie. On a ici un parfait bianco frizzante italien qui est pas mal l'accord parfait avec des croissants dans un brunch. C'est du garganega fermenté sur lies (y'a un lunch au fond de la couleur et la couleur est un peu trouble), mais c'est pas du orange. On est en bio, avec même certains principes biodynamiques. Je me souviens de m'être réfugié dans ce vin lors de mon premier salon de vins où un moment donné ta bouche est brûlée d'avoir trop goûté et t'as besoin de quelque chose de réconfortant (merci encore Roxanne!).

"Es-tu dans le vin, toi ?"

L’autre fois j’ai dit à mon chauffeur de taxi que oui…pis il m’a cru. Libre à vous de définir mon statut. Je dirais surtout que je suis un gars qui dépense la moitié de sa paie en vin et qui mange du tofu le reste de la semaine pour compenser. La vérité c’est que j’ai commencé cette infolettre pour que mes parents achètent de meilleurs vins quand je vais souper à St-Lambert, pis je me suis dit que ça pourrait inspirer vos parents aussi, ou vous, accessoirement. Je repère les vigneron-ne-s qui travaillent bien, peu importe le style, la provenance, ou le budget. Comme dirait le Sommelier Nordiq, le vin c’est fait pour être bu en gang. Je ne suis pas sommelier, mais quelqu’un m’a déjà décrit comme l’ange gardien des bons boires.

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