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Bonjour, c’est Sophie à Téhéran, où je couvre une élection présidentielle sans grand suspense.

Hier soir, j’étais chez des Arméniens où, une fois les portes closes, on troque les voiles pour les robes à paillettes et on se défoule sur «On va chanter, on va danser». Chez eux comme chez d’autres familles, musulmanes, la politique n’est plus leur affaire: personne n’ira voter ce vendredi.

photo journaliste

Sophie Woeldgen, Téhéran

18.06.2021

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Dans mon radar aujourd’hui

Une élection présidentielle acquise aux conservateurs. Le long des avenues et aux principaux carrefours de Téhéran, le visage d’Ebrahim Raïssi est omniprésent. Favori de l’élection présidentielle de ce vendredi, le chef de l’autorité judiciaire iranienne occupe seul l’espace urbain. L’espace politique n’est pas différent. Le religieux, homme de confiance du Guide suprême Ali Khamenei, mène la course en tête. Les candidats susceptibles de lui faire de l’ombre ont été écartés par le Conseil des gardiens de la constitution, tenants de la ligne dure du régime.

Le Monde (FR)

Rappel des infos qui comptent

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Sophie Woeldgen

Voter ou ne pas voter, là n’est même plus la question. Chez les marchands du bazar de Tajrish, dans le nord de la capitale, l’élection présidentielle n’est pas un sujet. «Voter? Non! Personne de mon entourage ne va voter», affirme un jeune pour mon reportage pour le magazine Marianne. Son père, vendeur de tapis depuis quarante ans, ajoute: «Pour la première fois, on n’en parle même pas, il n’y a aucun intérêt.» Comme eux, de nombreux Iraniens abordent la présidentielle sans espoir. Face à l’absence de candidats réformateurs ou modérés de premier plan, ils expriment leur révolte en boycottant les urnes.

Marianne (FR)

Une campagne sous le signe de l’économie. En Iran, la monnaie a été dévaluée de près de 90% depuis les sanctions américaines en 2018. Résultat, pour se balader avec l’équivalent de 100 francs, un portefeuille ne suffit plus. La liasse de billets de 23 millions de rials remplit une poche de sac. Grand favori de ces élections, Ebrahim Raïssi a promis de redresser l’économie du pays. Pour cela, il dresse une liste de 50 mesures. Mettre une fin à la corruption. Construire quatre millions de logements accessibles. Réformer le système bancaire. Créer un million d’emplois par an ou encore ramener le taux d’inflation sous la barre des 10% d’ici à 2025.

Al Monitor (EN)

Le candidat réformateur peut-il encore déjouer les pronostics? Figure jusqu’à peu inconnue du grand public, Abdolnaser Hemmati est le seul candidat réformateur dans cette élection. Le Conseil des gardiens a disqualifié toutes les figures réformistes et modérées, dont la coalition appelle au boycott plutôt qu’à voter Hemmati, ancien gouverneur de la banque centrale. Surnommé le «Rohani faible» par ses détracteurs, arrivera-t-il à mobiliser?

Amwaj (EN)

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Pendant ce temps sur Heidi.news

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Ugur Sahin, Kati Kariko et Özlem Türeci. Illustration: Kalonji pour Heidi.news

Que va faire BioNTech de son trésor de guerre? Avant-dernier épisode de notre grande saga des vaccins à ARN messager. Les vaccins anti-cancers sont la raison d’être de BioNTech fondée il y a 13 ans par un couple d’oncologistes d’origine turque, Ugur Sahin et Özlem Türeci. La manne apportée par le vaccin covid va leur permettre dès cette année d’investir jusqu’à 850 millions d’euros dans ces recherches. BioNTech est engagée dans onze essais cliniques impliquant 440 patients pour 17 types de cancers différents.

Heidi.news (FR)

Vaccin CureVac efficace à 47%: «Ne nous le cachons pas, c’est mauvais». Steve Pascolo, immunologiste à l’université de Zurich, a co-fondé CureVac en 2000 et en a été le directeur scientifique jusqu’à son départ en 2006. Ses rapports avec la société se sont depuis distendus. Entretien.

Heidi.news (FR)

Christian Eriksen: le défibrillateur signe-t-il la fin de la carrière du footballeur danois? En quoi consiste ce dispositif médical et quel impact sur la carrière du joueur de 29 ans? Les avis de Nicolas Dayal, cardiologue spécialisé en rythmologie à l’Hôpital de La Tour, et de Laurent Koglin, médecin des équipes du Servette FC.

Heidi.news (FR)

Bien vu

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Sophie Woeldgen

Au dernier rassemblement du grand favori à l’élection présidentielle: Ebrahim Raïssi, mercredi 16 juin. Petite anecdote: sur un boulevard de Téhéran, les étudiants qui tractent pour le conservateur, dans leurs costumes gris flambants neufs, sont payés 350 euros pour vingt jours de travail. La plupart ne comprennent pas pourquoi ils sont payés pour cela et glissent même ne pas vraiment soutenir le candidat. Mais en Iran, avec la crise, tout argent est bon à prendre.

Le monde change, la presse aussi

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Les Explorations de Heidi.news. Heidi.news, c’est des newsletters et des actus quotidiennes, mais aussi des articles de fond et des enquêtes et grands reportages. Découvrez nos Explorations Seniors en 2021: plus vivants tu meurs!, Réinventer l’école, ou encore Sept jours ordinaires d’une vie d’artiste entre la Chine et la Suisse, et plongez-vous dans nos Revues imprimées.

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Une raison d’espérer

Des retrouvailles familiales en vue. Avec l’arrivée de Joe Biden et les diminutions des restrictions de voyager, Georges, un Iranien dont toute la famille réside aux Etats-Unis va pouvoir la retrouver après quatre ans d’éloignement. Le «muslim travel ban» décidé par Donald Trump en janvier 2017 avait lourdement affecté les familles iraniennes éclatées entre les deux nations.

Immigration history (EN)

Le labo iranien

Pourquoi les sanctions contre l’Iran ne sont-elles pas humanitaires? Trois chercheurs du Graduate Institute de Genève, dont le professeur Grégoire Mallard, s’interrogent. Depuis la fin des années 1990, le régime des sanctions cherchent à éviter des désastres humanitaires en excluant de leur liste les biens essentiels comme la nourriture et les médicaments. Et pourtant, en Iran, cela ne fonctionne pas: le secteur médical est durement touché et les sanctions coûtent nombre de vies. Les chercheurs ont interrogé plus de quatre-vingts fonctionnaires du Trésor américain, tous experts en matière de sanctions, pour chercher des solutions.

Global Governance (2020) (EN)

La vente d’un satellite à Téhéran pourrait décupler ses capacités de surveillance. Avec Moscou, la République islamique serait en train de finaliser l’achat d’un système satellitaire qui pourrait changer la donne en matière d’espionnage dans la région. L’Iran serait capable de surveiller de près, et de manière continue, les cibles de son choix. La caméra haute résolution qui équipe le satellite Kanopus-V, fabriqué et lancé en Russie, lui permettrait de récolter des images précises d’infrastructures militaires.

L’Orient-le Jour (FR)

L’Iran vaccine avec deux vaccins produits localement. A Téhéran, malgré les 37 degrés quotidiens, les taxis n’allument pas la climatisation. Les fenêtres sont ouvertes pour éviter la propagation du Covid-19. Dans la rue, la majorité de la population porte un masque. Près de 80’000 personnes ont péri du virus, sur 80 millions d’habitants. Après avoir vacciné le personnel médical et les personnes de plus de 70 ans avec des vaccins importés, notamment le Spounik V et le Sinopharm, le gouvernement vient d’autoriser deux vaccins iraniens. Le vaccin Pasteur, produit en collaboration avec Cuba, et le vaccin Barekat, produit par une fondation du pouvoir.

RFI (FR)

Ça pourrait vous étonner

Ces Iraniens ordinaires qui se sont portés candidats. L’un est déguisé en Aladin, l’autre enregistre son fils mineur, le dernier clame qu’il n’a pas les compétences: le ministère de l’Intérieur iranien a été animé pendant la période d’inscription à l’élection présidentielle. Des centaines d’Iraniens ordinaires se sont présentés pour la farce, au grand dam des autorités. Une fois de plus, l’humour prend la relève quand les perspectives s’assombrissent

Newslines (EN)

Les questions sociales ignorées de la campagne électorale. Les quelques jours du scrutin, les cheveux des Iraniennes apparaissent, les voiles tombent sur les épaules. C’est une tradition électorale: les autorités atténuent les contrôles, les corps et la parole se libèrent le temps des élections. Pourtant, cette année il n’y a pas de doute: après huit années de présidence Rohani, qui a déçu autant qu’il avait promis, la défiance d’une partie de la société iranienne sur les restrictions de liberté est visible.

Friedrich Ebert Stiftung (EN)

Si vous avez encore le temps

Nucéaire: un accord est probable, quel que soit le résultat des élections. La politique de «pression maximale» de Donald Trump a boosté les tenants de la ligne dure du régime, qui a toujours été favorisée par les pressions extérieures. Elle devrait à nouveau, de toute évidence, gagner ces élections. Mais selon les auteurs de l’article, ces résultats ne devraient pas influencer les négociations sur le nucléaire. Les retombées économiques d’un l’accord leur bénéficieraient plus que ses coûts politiques.

The Bulletin (EN)

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