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Pour une année de changement !

Je tenais d'abord à vous présenter mes meilleurs vœux pour la nouvelle année 2020. Je souhaite à chacune et chacun de vous beaucoup de bonheur sur le plan personnel, familial et professionnel. Ces vœux, je les formule également pour la France et pour Paris. En effet, de nombreux défis attendent notre pays. À cet égard, je voudrais souligner les prochaines élections municipales qui auront lieu au mois de mars.

 

Depuis des années, je milite pour qu'une alternance ait lieu à Paris. Les parisiens ne supportent pas l'ambiance délétère et sectaire d'Anne Hidalgo et de son équipe dont les résultats sont désastreux pour notre capitale: endettement faramineux de la ville, multiplication des embouteillages, gestion chaotique des chantiers qui pullulent anarchiquement...  Il faut donc mettre fin à cette aventure calamiteuse qui ridiculise Paris aux yeux de la France et du monde entier. Si nous savons rassembler intelligemment en parlant à tous les électeurs, je suis convaincu que cette page sera tournée.

 

Quant au Gouvernement - qui veut mettre fin aux régimes spéciaux, tout en ouvrant la voie... aux régimes spécifiques  !-, il reste dans son modèle du "en même temps" qui depuis deux ans n'a pas brillé par son efficacité. La solution au problème des retraites ne saurait consister en des contradictions. Faut-il rappeler que la droite avait réussi en 2010 à reporter l'âge du départ sans bloquer le pays ?

 

Je vous souhaite une bonne réception de cette nouvelle newsletter et vous renouvelle mes meilleurs vœux pour 2020 !

 

Pierre CHARON

Le 13 novembre dernier, le groupe d'amitié France-Maroc dont je suis membre recevait le ministre marocain de l'Éducation, Monsieur Saïd Amzazi, et l'ambassadeur du Maroc en France, Son Excellence Monsieur Chakib Benmoussa, dans le cadre de la semaine de la gastronomie marocaine. L'occasion de rappeler les liens forts de la France avec un pays qui joue un rôle important au Maghreb et dans le monde arabe.
Le 14 novembre dernier, j'ai été désigné par mes collègues du Sénat membre de la "commission d'enquête sur les réponses apportées par les autorités publiques au développement de la radicalisation islamiste et les moyens de la combattre" . Cette commission d'enquête a été mise en place à la suite de la tuerie à la Préfecture de police de Paris. 21 sénateurs en font partie. La commission n'hésitera pas à faire la lumière sur ce phénomène dangereux qui peut déboucher sur du terrorisme.

Nuisances à l'Héliport de Paris-Issy : Le Gouvernement répond à ma question

Il y a quelques mois, j'avais interrogé le gouvernement sur la fermeture de l'Héliport de Paris-Issy, dont la présence continue à apporter des nuisances aux riverains et aux habitants du 15ème arrondissement de Paris. Le Secrétaire d'État chargé des Transports m'a finalement répondu le 5 décembre 2019.

Voici sa réponse:


Soucieux d’un développement aéroportuaire durable, le Gouvernement attache une attention particulière à la préservation des intérêts des franciliens et aux éventuelles gênes qu’ils pourraient subir du fait des activités aéronautiques. Intégré dans un environnement urbain dense, l’héliport de Paris-Issy-les-Moulineaux fait l’objet d’un suivi attentif. Bien qu’en deçà du seuil de mouvements fixé par la directive européenne 2002/49/CE relative à l’évaluation et à la gestion du bruit dans l’environnement, l’héliport de Paris-Issy-les-Moulineaux fait régulièrement l’objet de cartes de bruit. Cette même directive prévoit une estimation des populations exposées à des niveaux d’indice Lden (indicateur de bruit pondéré jour/soir/nuit) supérieurs à 55 décibels. Selon Bruitparif, la population exposée, au titre de cette plateforme, à des niveaux supérieurs à 55 décibels (en indice Lden) est de l’ordre de 100 personnes. À titre de comparaison, la population francilienne exposée à un même niveau de bruit aérien est de l’ordre de 300 000 personnes. 8 millions et 1,4 million de franciliens sont touchés par des niveaux comparables issus, respectivement, des bruits routiers et ferroviaires. Des travaux récents d’Airparif concluent que la contribution de l’héliport à la pollution atmosphérique environnante est négligeable, au vu notamment du faible volume de trafic (environ 10 000 vols par an), face à la présence d’axes routiers majeurs à proximité directe de cette infrastructure. Des mesures ont été prises dès 1994 afin de limiter le nombre de vols pouvant être réalisés les weekends et jours fériés et de restreindre voire interdire les vols de formation et les vols touristiques. Avec 9 650 mouvements en 2018, le trafic est relativement stable depuis quelques années, en deçà des niveaux de la décennie précédente où en moyenne le trafic annuel dépassait 11 000 mouvements d’hélicoptères. Il convient de rappeler le caractère essentiel d’une telle infrastructure pour la continuité de certaines missions indispensables au bon fonctionnement de la capitale, et en particulier celles assurées par les hélicoptères du SAMU et de la sécurité civile. Par ailleurs, la présence de l’héliport est essentielle à l’accueil de certains événements internationaux, tels que le Salon international de l’aéronautique et de l’espace ou les Jeux Olympiques que Paris accueillera en 2024. Une convention du 30 décembre 1994 conclue entre la ville de Paris et le groupe ADP prévoit la mise à disposition des terrains en faveur d’ADP afin d’assurer l’exploitation de l’héliport. Cette convention, qui arrive à échéance le 30 décembre 2024, est prise en application d’une convention passée entre l’État et la ville de Paris en date du 28 décembre 1994, qui est elle-même venue modifier la convention initiale du 12 septembre 1969. Cette convention entre l’État et la ville de Paris a notamment pour objet d’affirmer le maintien de l’héliport et de son statut d’aérodrome ouvert à la circulation aérienne publique, en contrepartie d’une attention particulière portée à son intégration dans un environnement urbain contraint. La convention cadre passée entre l’État et la ville de Paris ne comporte pas de limite de durée, confirmant la vocation pérenne du service public assuré sur cette plateforme. Les dispositions destinées à évoluer au sein de ce cadre conventionnel ont vocation à faire l’objet d’échanges entre l’ensemble des parties concernées.
Le 10 décembre dernier, j'ai voté le budget 2020. Chaque sénateur vote à la tribune. Le Sénat a apporté des rectifications nécessaires à la vie des français; il a ainsi évité l'augmentation de certains impôts. À ce titre, il a supprimé la hausse de la taxe sur les bureaux qui pénalise certains arrondissements parisiens. La chambre haute a pu faire entendre sur les finances de la Nation la voix de la raison. C'est ce que l'on attend d'une opposition: proposer de vraies solutions et non les faux-nez qui paralysent notre économie.

Non au retour des djihadistes en France !
La garde des sceaux répond
à ma question

Il y a quelques mois, j'avais interrogé le Gouvernement sur le danger posé par le retour des djihadistes sur le sol français. La garde des sceaux vient de répondre à la question écrite que j'avais posée sur ce sujet sensible, qui met en jeu la sécurité de nos concitoyens. Même si ce retour fera l'objet d'un suivi et de poursuites de la part de l'autorité judiciaire, je persiste à penser qu'il reste dangereux !

Aucun ressortissant ou résident français majeur, homme ou femme, parti rejoindre une organisation terroriste sur le territoire irako-syrien, n’a fait l’objet d’une mesure de rapatriement organisée par l’État français depuis le début du conflit en 2011. Dans tous les cas, le sort des Français appréhendés sur zone reste dépendant de l’action et des intentions judiciaires souveraines des gouvernements étrangers qui les détiennent. Cependant, tout est ou sera mis en œuvre pour s’assurer que le traitement appliqué aux ressortissants français en Irak et en zone syrienne soit respectueux des grands principes de droit défendus par la France et reconnus par la communauté internationale. Il doit être rappelé que lorsque ces personnes rejoignent le territoire national, que ce soit par leur propre moyen ou par l’effet d’une expulsion décidée par un État étranger, elles sont systématiquement prises en compte, dès leur arrivée, par l’autorité judiciaire qui les place immédiatement sous un régime de contrainte. En effet, la section antiterroriste du parquet de Paris et, depuis son entrée en vigueur le 1er juillet 2019, le parquet national antiterroriste met en œuvre une politique de judiciarisation systématique des ressortissants français de retour de zone irako-syrienne qui se traduit par l’engagement immédiat de poursuites du chef d’association de malfaiteurs terroriste criminelle. Cette infraction, qui vient réprimer le fait d’avoir rejoint la zone irako-syrienne pour y mener le jihad armé est punie, depuis la loi du 21 juillet 2016, d’un maximum de 30 ans de réclusion criminelle. Cette politique pénale est applicable à l’ensemble des « revenants », qu’ils soient hommes, femmes ou mineurs adolescents suspectés d’avoir intégré les rangs des milices armées.

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